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samedi 8 juin 2013

Gankutsuou : Le Comte de Monte Cristo.


Je suis tombée sur cet anime un peu par hasard, en flânant sur DeviantART, sur le profil d'une artiste que je suis et qui a un véritable coup de cœur pour cet anime. Comme je suis toujours curieuse et partante pour découvrir quelque chose de nouveau dans le domaine de l'anime, je me suis lancée... et ai visionné les 24 épisodes de la série sans m'arrêter ! J'aime faire semblant de ne pas avoir d'examen à passer et de révisions à faire :p





Synopsis :  Albert de Morcerf est un jeune vicomte qui visite avec son ami Franz la planète Luna où se déroule un carnaval. Le soir, ils assistent à un opéra dans lequel un mystérieux individu se met en valeur: le Comte de Monte Cristo, un prétendu noble autour duquel beaucoup de rumeurs circulent. Albert a l'occasion plus tard de faire sa rencontre et reçoit une invitation à dîner avec son ami Franz. Le Comte désire se rapprocher d'Albert, à qui il demande ainsi de lui faire connaître les nobles à Paris. Mais que cache cet intérêt si vif et sérieux du Comte pour le jeune Albert ? Une vieille histoire avec ses parents, semblerait-il... 

Mon avis : J'aurais voulu attendre avant de taper mon avis sur cet anime, parce que je viens à peine de le terminer et que mes émotions et mon ressenti s'embrouillent dans ma tête, au point où je ne pourrais certainement pas donner un avis objectif. En ce moment, dans ma tête, c'est un peu comme ça :

(tu comprends pas ? c'est pas grave, c'est du vocabulaire Tumblr)


Je ne sais exactement par où commencer, ce qui est sûr, c'est que cet anime m'a marqué et je le revisionnerai sans doute encore une fois, je ne sais pas encore quand, toujours est-il que c'est un anime à voir et à revoir. Pourtant, au départ, mon intérêt était limité, je nageais dans l'inconnu et les graphismes m'avaient bien dérouté, c'est ce qui frappe en premier lieu et qui sort vraiment de l'ordinaire, qui s'éloigne de ce qui se fait habituellement et qui déboussole au départ mais au final, on finit par s'habituer au graphisme si particulier de la série ainsi que les couleurs. Il est clair que ça sort du lot, c'est beau et étrange à la fois, que ce soit pour les vêtements, les lieux, la nature, les personnages... un mélange de couleurs, de motifs sublimes... je ne sais comment l'expliquer, il faut le voir pour comprendre.

Mais au fait, c'est quoi exactement Gankutsuou ? Gankutsuou est en quelque sorte une adaptation un peu libre et futuriste du célèbre roman d'Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo. Nous sommes dans un futur étrange mais un peu mélangé au passé et à notre présent selon certains lieux, selon certains vêtements, mais dans le futur tout de même, aux alentours de l'an 5 000, la Terre a changé et ses habitants ont colonisé des planètes où, sur certaines, se sont formées des nations avec un peuple, un gouvernement. C'est dans ce décors insolite que se déroule l'histoire du comte de Monte-Cristo, mais de façon assez libérée je suppose, n'ayant pas lu le livre et m'étant juste contentée de recherches, je ne peux qu'imaginer (mais Le comte de Monte Cristo s'est rajouté aux titres des grands classiques que je me dois de découvrir un jour), l'univers est ici bluffant et fascinant et il y aurait pas mal de choses à dire de ce côté-là mais par peur de trop révéler, je ne dirais rien de plus pour cet aspect.

Mon intérêt était limité au départ, je regardais avec un  certain intérêt, ça se regardait avec plaisir, assez pour avoir envie de regarder la suite mais pas assez pour m'empresser de regarder la suite, je me tenais à trois-cinq épisodes par jour, puis au fur et à mesure que je m'imprégnais bien de l'histoire et de l'univers, j'avais peine à attendre et me jetais sur la suite, presque avec désespoir (tiens aujourd'hui, j'étais supposée ne regarder que les épisodes 16 à 20, au final, j'ai regardé jusqu'au dernier épisode !), je me suis laissée emporter par l'histoire et j'ai été captivée. L'histoire est vraiment bien menée et, au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire, celle-ci se voit ajouter plus de drame, de suspense. Sans avoir lu l'oeuvre originale, je peux deviner qu'elle est prenante, violente, déchirante... Gankutsuou l'est déjà bien assez !

Cette histoire de vengeance qui implique un grand nombre de personnages, directement ou indirectement, ces personnages qui sont des nobles, des aristocrates qui vivent dans le luxe et cachent leurs âmes noires et pourries sous le vernis du luxe et de l'argent, qui sont corrompus pour la plupart et qui verront leurs vies, leurs carrières et leurs images sociales s'envoler en éclats. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, ça arrive peu à peu au fur et à mesure que le Comte orchestre leurs destructions, tout en jouant son rôle de nouvel aristocrate beau, noble, cultivé et irréprochable. Dès le départ, le comte fascine, rien d'étonnant à ce qu'Albert de Morcerf, le personnage principal, soit si intrigué, et flatté de se retrouver si proche du comte. Il ignore bien-sûr tout des desseins de ce Comte qu'il considère comme son ami, il est très naïf de ce côté-là, et fait la sourde oreille aux avertissements de ses amis. Car s'il est subjugué et attiré par le Comte, ses amis se méfient de ce Comte dont on ne sait rien et qui semble être sorti de nulle part, qui est mystérieux et quelque peu inquiétant. S'inquiétant pour son meilleur ami, Franz, qui éprouve une grande méfiance à l'égard du comte, entend bien découvrir qui il est vraiment, ainsi que ses projets. Mais Albert reste sourd et aveugle aux avertissements de Franz qui se retrouve souvent, le pauvre, malade d'inquiétude pour lui.


Le comte de Monte Cristo.


La naïveté d'Albert est flagrante et refuse de voir ou d'entendre quoique ce soit qui puisse tâcher la réputation ou la personne du comte, de ce côté-là, il est resté un enfant, naïf et innocent, ne sachant rien du malheur ou des épreuves de la vie. Si sa naïveté et sa candeur peuvent exaspérer, il est intéressant de voir comment le personnage d'Albert évolue au fil de l'histoire, comment il vient à changer, pour le meilleur ou pour le pire, comment il va connaître des échecs, des malheurs, ressentir la douleur, la tristesse, la frustration, l'humiliation mais aussi l'amour, l'amitié, apprendre à être plus désintéressé, la détermination aussi. Ce garçon est un vrai bocal à émotion et il a été intéressant de le voir grandir et évoluer, et il finit par devenir attachant [ le pauvre voit sa vie détruite alors qu'il essaye tant bien que mal à rendre son entourage heureux ]. Ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est son amitié presque fusionnelle avec Franz, eux, c'est l'amitié avec un grand A, c'est une relation que rien ne peut ébranler, c'est de la complicité, c'est du rire, des larmes, des souvenirs d'enfance et Franz est juste adorable lorsqu'il s’inquiète pour Albert [ ;__; Fraaaaaaaaaaaaaannnnz, pourquoi tu es moooort ? Albert, tu n'es qu'un idiot, tu as vraiment été aveugle, Franz t'a toujours aimé et voulu que ton bonheur, il s'inquiétait tellement et toi, tu n'as rien vu ]

La relation entretenue entre Albert et le comte est également intéressante, l'un étant un jeune homme naïf qui a tout à apprendre de la vie et qui cherche à apprendre d'autrui et qui est sincèrement attaché au comte, malgré tout et le Comte qui lui fait part de ses conseils, de ses connaissances, qui lui apporte aide et compagnie malgré son aspect mystérieux et ténébreux. Ce personnage attire dès le début, il cache des secrets qu'on rêve de découvrir et des désirs qu'il rêve d'assouvir mais je n'en dirais pas plus [ je ne crois pas qu'on puisse considérer le comte comme étant le méchant même s'il l'est, certes il a manipulé bien des gens et il a affligé une perte terrible sur ceux dont il se venge mais considérant son vécu, c'est compréhensible. Malgré son insensibilité et cruauté, il a vu sa vie entière écrasée par la faute de ceux qu'il croyait être ses amis ], il a un charme fou, une part de mystère qu'on cherche à découvrir et il reste un protagoniste attachant et débordant d'expérience, on se demande toujours à quel moment il est sincère ou pas mais j'ai aimé la fin entre lui et Albert [ j'aime le fait qu'Albert ait réussi à guérir le comte de l’entité maléfique qui l'habitait et qui l'aidait dans sa vengeance en le prenant par les sentiments, en se contentant d'être lui : Albert est resté sincère, sans aucune once de colère ou d'envie de vengeance et en lui montrant la sincérité de son affection pour le comte en l'étreignant. L'entité, Gankutsuou, n'aimant ou ne comprenant pas ces sentiments purs, n'a eu d'autre choix que de fuir le corps du comte qui est alors redevenu humain ]

En plus de l'univers très prenant et des graphismes originaux, c'est l'histoire qui est fascinante : l'intrigue, la vengeance, le drame, et les questions et phrases philosophiques qui ne manquent pas, Gankutsuou nous introduit peu à peu des réflexions sur la vie, les relations entre personnes, la vengeance, l'injustice. Ajoutons à cela une pincée de surnaturel et une soundtrack absolument magnifique et prenante ! Que ce soit des chansons françaises, des airs de musique classique ou la soundtrack de l'anime en elle-même (essayez d'écouter Kaisho qui est sublime, un orgasme pour les oreilles !), et les autres personnages ne sont pas en reste évidemment, que ce soient les personnages principaux ou secondaires, voire tertiaires, certains ont une histoire, d'autres sont attachants. Rien qu'Eugénie qu'on trouvait froide au début finit par s'ouvrir, par redevenir la personne qu'elle est véritablement, même le comte de Morcerf, [ malgré tout ce qu'il a fait, il finit vraiment par montrer son attachement à sa femme et son fils et a choisi dignement sa fin, rattrapant un peu ses actions.]

Bref, je n'en dirais pas plus, j'ai assez spoilé :p et je n'ai pas envie de gâcher l'anime à ceux qui veulent le découvrir. Pour conclure mon avis, je dirais que : la perfection n'existe pas, mais Gankutsuou s'en rapproche pour ma part, avec un univers séduisant, un graphisme beau et unique, des personnages touchants et attachants (voire méprisables pour certains), une intrigue prenante et violente qui nous amène parfois à la réflexion, bref, tout un mélange d'émotion pour un anime pour moi mémorable. Une magnifique découverte !

(Bien-sûr, cet anime n'est pas une adaptation à 100% fidèle à l'oeuvre originale. Ici, Albert est le personnage principal alors qu'il n'est qu'un personnage mineur dans le roman, et l'anime se penche davantage sur la vengeance du Comte que sa vie avant d'être le Comte de Monte-Cristo qui n'est, elle, que montrée brièvement via quelques flash-back... et la fin est différente de celle du roman, surtout pour le personnage du Comte !)


(de gauche à droite :) Albert et Franz.

mardi 7 mai 2013

Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.


Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne/The Adventures of Tintin : The Secret of the Unicorn,

Réalisé par Steven Spielberg.
107min/1h47min.
Sorti en 2011.

Avec : Jamie Bell (Tintin), Andy Serkis (capitaine Haddock/chevalier François de Hadoque), Nick Frost (Dupond), Simon Pegg (Dupont), Daniel Craig (Sakharine/Rackham le Rouge), Daniel Mays (Allan Thompson), Toby Jones (le pickpocket), Mackenzie Crook (Tom), Enn Reitel (Nestor), Kim Stengel (Bianca Castafiore), Nathan Meister (Hergé), Sebastian Roché (Pedro), Gad Elmaleh (Omar Ben Salaad) ...

Emprunt médiathèque.


Synopsis :

Parce qu'il achète la maquette d'un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d'un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d'Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l'aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor...


Mon avis :


Je suis une fan de Tintin depuis que je suis toute petite, je ne peux pas me rappeler quand exactement j'ai découvert et accroché à cette bande-dessinée, toujours est-il que j'ai été nourrie aux bandes-dessinées quand j'étais petite et c'était à Tintin qu'allait ma préférence (même si j'ai longtemps eu un crush sur Astérix... puis Lucky Luke !) cependant mon envie de découvrir ce film ne s'est pas immédiatement manifestée. Sorti en 2011, je me suis finalement décidée à découvrir ce film qu'aujourd'hui parce que je suis retombée dans le fandom Tintin et que j'étais curieuse de découvrir ce film. J'avais mes réserves bien-sûr, j'avais peur que notre cher héros belge ne se soit retrouvé un petit peu trop américanisé à mon goût, malgré tout le respect et l'admiration que j'ai pour la plupart des productions de Spielberg, et au final que les héros et l'univers d'Hergé ne soient pas tout à fait respecté. Il est vrai qu'en visionnant ce film, on voit bien que Spielberg a pris des liberté et apporté des modifications, que les événements ne se déroulent pas comme dans la série mais au final, j'ai tout de même passé un excellent moment et je visionnerai certainement la suite lorsqu'elle sortira sur nos écrans !

Ce film aurait pu faire parti de ceux que j'aime détester, j'aurais pu faire aisément partie des fans purs et durs du jeune reporter qui déplorent l'asservissement de leur héros à la production Hollywoodienne, à la dénaturisation de l'oeuvre, de l'univers, des personnages du regretté Georges Rémi, alias Hergé... mais finalement non. Oui, ce film n'est pas fidèle aux bandes-dessinées qu'il adapte (à savoir Le Crabe aux pinces d'or, Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge), oui il a fait plusieurs modifications et entorses, oui il a pris des libertés... et pourtant... je n'ai pas pu m'empêcher de tomber dans le piège. En me renseignant davantage sur le film, j'ai découvert que le projet de ce film n'est pas récent car il datait des années 1980. En découvrant la critique d'un journaliste comparant Indiana Jones à Tintin, Steven Spielberg a tenu à se renseigner sur ce personnage inconnu pour lui et a lu la collection et est entré en contact avec Hergé. Il devait le rencontrer d'ailleurs, mais Hergé est mort peu avant cette rencontre. Mais il a eu l'occasion de rencontrer l'épouse, et selon les sources, Hergé avait considéré Spielberg comme étant le meilleur réalisateur possible pour adapter Tintin à l'écran. Et, malgré les libertés et entorses à l'univers, Spielberg est parvenu à nous offrir une première partie satisfaisante et je ne dirais pas non à découvrir la suite ! Surtout s'il reprend dans son équipe Steven Moffat et Peter Jackson (avec eux dans l'équipe, tu m'étonnes que je n'ai eu d'autres choix que d'adorer ce film -_- ...)

Le scénario du film se base sur trois des tomes de Tintin : Le Crabe aux pinces d'or, Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge. Ce film est le premier volet d'une trilogie et retrace globalement les événements du Secret de La Licorne avec quelques éléments du Crabe aux pinces d'or tels que le Karaboudjan, le personnage d'Allan Thompson, la rencontre mouvementée entre Tintin et le capitaine Haddock jusqu'à la traversée du désert. Je ne pense pas que les deux autres films continueront à reprendre les événements du Crabe aux pinces d'or si le second se basera sur Le Trésor de Rackham le Rouge, en revanche, j'aimerais savoir comment ils vont lier l'intrigue de La Licorne et du Trésor de Rackham le Rouge avec Le Temple du Soleil car le troisième volet va se baser sur ce tome car ces tomes n'ont rien à voir (remarque, il en était de même avec Le Crabe et La Licorne et Spielberg, Jackson et les scénaristes s'en sont sortis) et comment vont-ils réussir à réunir en un film (ou deux s'ils commencent dans le second volet) Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil car l'un ne va pas sans l'autre... je demande donc à voir ! Je verrais bien, j'ai tout le temps (avec le second volet qui devrait sortir cette année si rien n'a changé et le troisième en 2015, sachant aussi que Moffat est occupé avec Sherlock et Doctor Who et Peter Jackson avec The Hobbit), en tout cas je serais curieuse de voir Tournesol et son introduction dans le second film ^__^

Tintin et les Dupondt, incarnés par Jamie Bell (Tintin), Nick Frost (Dupond) et Simon Pegg (Dupont).


Pour parler du film donc, tout d'abord j'ai beaucoup aimé le générique de début avec les icônes des albums et le film qui s'ouvre sur Hergé qui est ici en simple marchand dans un marché de Bruxelles, qui achève un portrait de Tintin, avec son style si reconnaissable. C'était, je trouve, un joli clin d’œil et hommage à Hergé. Pour continuer à parler des clins d’œils  j'ai beaucoup apprécié les autres références à l'oeuvre de Hergé, ne serait-ce que via aux articles de presses accrochés sur les murs de l'appartement de Tintin et qui évoquent tous les précédents exploits du jeune reporter (au Congo, durant l'affaire des Cigares du Pharaon, de L'Oreille cassée, du Sceptre d'Ottokar...), bref, si on est attentif, on peut bien sentir que Spielberg est un fan de la BD.

L'esthétisme et le décors du film sont soignés, que ce soit au niveau des détails à l'oeuvre de Hergé ou aux paysages, la beauté des paysages des scènes : la traversée du désert, la ville marocaine... les graphismes sont réalistes et certaines scènes sont magnifiques : les "flash-back" du capitaine Haddock lorsqu'il raconte le passé de son aïeul le chevalier François de Hadoque, plus particulièrement le moment où La Licorne est attaquée et prise d'assaut par les pirates, ou les combats entre François de Hadoque et Rackham le Rouge, ou même encore les courses poursuites de Tintin et Haddock dans la ville marocaine à la recherche des parchemins. Tout simplement ma-gni-fique ! J'en ai pris plein les yeux ! Même si, bon, on sent bien que c'est "américanisé", on a beaucoup d'action, des explosions, ça bouge beaucoup, mais c'est une production hollywoodienne réalisée de surcroît par Steven Fucking Spielberg, donc ça se comprend :) et puis, on a beaucoup d'action dans la BD aussi, ce pauvre Tintin doit sauver sa peau toutes les deux secondes pages dans l'oeuvre originale :p

Mais quel bonheur de retrouver le héros de mon enfance ! Malgré toutes les libertés prises par Spielberg, on a une multitude de références à divers albums de Tintin, l'esprit des bandes-dessinées, de l'univers est conservé. L'avantage aussi est que n'importe quel acteur peut jouer dans le film, si Simon Pegg et Nick Frost peuvent jouer les Dupondt sans problème en se faisant passer pour jumeaux :p il faut remercier les images de synthèse et toute la technologie qu'il a fallu pour que les visages des acteurs ressemblent trait pour trait aux visages des personnages de la BD (enfin presque), ça m'a paru étrange au début, au tout début avant que je ne regarde le film et quand je me contentais d'extraits au moment de la sortie du film au cinéma mais finalement, je me suis habituée... même aux voix françaises, même si j'ai eu du mal avec celle du capitaine Haddock au début (parce que j'avais en tête sa voix dans le dessin-animé).

Les Dupondt et le pick-pocket Aristide Filoselle (joué par Toby Jones).

Pour parler des personnages (même si on les connaît très bien), Tintin reste notre reporter ne manquant jamais de courage ou de sang froid, un éternel curieux toujours à la recherche d'une nouvelle aventure ou qui s'investit à fond lorsqu'il a une affaire... même si pour cela, il se fait immanquablement kidnappé, séquestré, manque de se faire tirer dessus, mais qui a le cœur sur la main et saura se montrer attachant. Les Dupondt sont la touche divertissante et apportent au film légèreté et humour avec leurs gaucheries. Le capitaine Haddock, amusant avec ses colères, ses célèbres jurons et sa mauvaise foi, montre tout de même son côté attachant et tendre, s'attachant peu à peu à Tintin et recherchant une certaine rédemption, être meilleur, moins ivrogne en tâchant de suivre les traces de son aïeul. Sakharine passe ici du personnage secondaire et simple collectionneur à grand méchant loup, l'antagoniste du film et Némésis de Haddock, et même descendant de Rackham le Rouge, ce qui donne à Haddock une occasion d'incarner le passé de son ancêtre et d'explorer sa généalogie avec Tintin.

Enfin voilà, je m'arrêterai là pour cette chronique sinon je risquerai de sortir un roman. Pour résumer, malgré toutes les libertés et entorses faites à l'univers, Spielberg a su nous offrir un bon film qui se tient et l'univers de Tintin est ici bien rendu avec ses couleurs, son environnement, le modelé des personnages, les références aux BD. Alors certes, il ne suit pas les albums à la lettre et c'est difficile de comparer mais je trouve que c'était un beau film : sublime visuellement parlant, c'est bourré de détails, on retrouve l'esprit des BD, l'humour est fidèle et nous avons droit à des situations invraisemblables mais drôles (Haddock dans la chemise de nuit rose *__*), beaucoup de scènes époustouflantes, de l'action... bref, une belle découverte !


Extrait/Citation :


LE PICK POCKET : I'm a kleptomaniac.
DUPOND (à DUPONT) : A what ?
DUPONT : It's a fear of open spaces.
DUPOND : Poor man. No wonder he keeps his wallets in his living room !

Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau.


Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau/The Lord of the Rings : The Fellowship of the Ring,

Réalisé par Peter Jackson.
178 min (version cinéma)/219 min (version longue)
Sorti en 2001.

Avec : Elijah Wood (Frodon Sacquet), Ian McKellen (Gandalf), Sean Astin (Sam Gamegie), Billy Boyd (Pippin Touque), Dominic Monaghan (Merry Brandebouc), Viggo Mortensen (Aragorn), Sean Bean (Boromir), Orlando Bloom (Legolas), John Rhys-Davies (Gimli), Christopher Lee (Saroumane), Liv Tyler (Arwen), Hugo Weaving (Elrond), Ian Holm (Bilbon Sacquet), Cate Blanchett (Galadriel) ...


Emprunt médiathèque.




Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur Ténébreux sur son trône,
Dans le pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres.


Synopsis :

Dans la Comté vivait heureux le Hobbit Frodon Sacquet. Quand son oncle Bilbon part à la retraite en lui laissant son anneau magique, les problèmes commencent. En effet, le magicien Gandalf découvre qu'il s'agit en fait de l'anneau de Sauron, seigneur des ténèbres, qu'il a perdu des siècles auparavant. Frodon doit fuir la Comté au plus vite, car Sauron recherche son anneau pour retrouver son ancien pouvoir.


Mon avis :


Je crois que ça devait être depuis la sortie de la première partie de l'adaptation cinématographique de The Hobbit avec tout ce ramdam médiatique  suivi par l'enthousiasme du public et des fans en décembre 2012 que je me suis dit que je passais peut-être à côté de quelque chose. Le Seigneur des Anneaux, films comme livres, sont devenus cultes et ont rejoint le rang des grands classiques, des œuvres inoubliables, cependant je n'ai jamais accordé beaucoup d'attention à ces œuvres et je n'ai eu le "déclic" qu'en fin 2012. Parmi mes résolutions de 2013, je devais découvrir l'univers de Tolkien, films comme livres. J'ai lu Bilbo le Hobbit (... et ai vite regretté de ne pas avoir vu la première partie au cinéma, mais je ne désespère pas, je finirai par le voir ^__^), je m'avance en ce moment dans le premier tome du Seigneur des Anneaux et, pour mieux me visualiser certains lieux, le décors, j'ai visionné le premier volet...

L'histoire (mais dois-je vraiment la rappeler car parmi les histoires les mieux connues au monde, c'est bien celle du Seigneur des Anneaux... ?) commence avec la Comté et les Hobbits. Les Hobbits sont des créatures de petites tailles et aux pieds poilus qui aspirent à la tranquillité et passent leurs vies à cultiver leurs terres, à cuisiner, à vivre une vie simple. Jamais un Hobbit ne s'éloignerait de la Comté pour aller partir à l'aventure ! Mais Bilbon Sacquet est différent, c'est un peu le mouton noir du troupeau, un vieil Hobbit un peu étrange, loufoque, qui serait parti à l'aventure durant sa jeunesse et qui n'aurait plus été le même après, et qui serait revenu avec des richesses et des histoires de nains, de dragons, de montagnes ! Et alors qu'il fêtait son anniversaire avec les Hobbits du coin, il annonce de façon fracassante son départ de la Comté pour partir de nouveau à l'aventure, surprenant toute la Comté. Avant de partir, il laisse tous ses biens à son neveu, Frodon, y compris un étrange anneau. Cet anneau, Gandalf, le magicien et ami des Sacquet, découvrira bien vite qu'il n'est pas ordinaire et qu'il s'agit ni plus ni moins de l'anneau du maléfique Sauron qu'il a perdu et qu'il recherche avidement pour bénéficier à nouveau des terribles pouvoirs de l'anneau. Le malheur serait sur la Terre du Milieu, y compris la Comté, si Sauron reprenait possession de l'anneau. Frodon n'a plus aucun choix : il doit fuir avec l'anneau...

J'ai visionné ce film vendredi soir et dimanche après-midi et j'en garde encore une impression très forte. Suivant les conseils d'une amie à la fac, j'ai décidé de visionner la version longue, n'ayant pas vu la version cinéma je ne comparerai pas, mais la longueur de la version longue ne m'a pas gêné, je me suis même régalée. Je n'ai ressenti aucune longueur et il me tarde même de retourner à la médiathèque pour aller emprunter la suite. N'étant qu'à la moitié du livre, je ne peux pas encore dire si le film et le livre sont fidèles, mais il me semble que le film a, dans l'ensemble, très bien adapté le livre même si Le Seigneur des Anneaux étant une oeuvre colossale impossible à retranscrire dans son intégralité sans devoir faire quelques changements et modifications par rapport à l'oeuvre originale mais les modifications sont bien trouvées et on sent que Peter Jackson est un grand fan de l'oeuvre de Tolkien.


Les Hobbits avec (de gauche à droite) Frodon Sacquet (joué par Elijah Wood),  Pippin Touque (Billy Boyd), Sam  Gamegie (Sean Bean) et Merry Brandebouc (incarné par Dominic Monaghan)


Ce qui m'a beaucoup plu, c'était d'abord les personnages qui se révèlent attachants, bien que certains mériteraient plus de profondeur mais ils ont tous fait une impression chez moi. Ils sont nombreux et tous différents, que ce soit en caractère ou "race" : des hommes, des hobbits, des nains, des elfes, des magiciens... nous avons tout cela dans la Terre du Milieu. Parmi les principaux, nous pouvons citer les hobbits : Frodon Sacquet, le porteur de l'anneau qui se retrouve avec une bien lourde charge, qui reste assez incertain de ce qu'il veut ou va faire et qui aura bien besoin de tout le soutien de son ami, Sam Gamegie qui est là pour offrir à son "M'sieur Frodon" du réconfort et toute la loyauté et l'aide qu'il pourra lui apporter car ils en auront bien besoin. Nous avons Peregrin Touque et Meriadoc Brandebouc, plus connus comme étant Merry et Pippin, deux hobbits bien facétieux et intrépides qui nous offrent ici humour, légèreté et divertissement mais qui ne sont pas démuni de courage pour autant ! Les autres ne sont pas en reste : Gandalf le magicien, sage et puissant ; Legolas, l'elfe très habile au tir à l'arc, avec un visage mono-expressif ; Gimli, le nain ; Boromir, un guerrier ; Aragorn qui apparaît tout de suite comme quelqu'un de confiance, mais dont l'avenir est incertain, mais qui reste un véritable héros, courageux, aguerri...

Il y a encore d'autres personnages mais cela prendrait encore du temps pour ici les introduire et expliquer et ma chronique sera déjà suffisamment longue sans que j'en rajoute davantage. Néanmoins, chaque personnage est important et ont un rôle à jouer. Frodon n'est pas un héros classique (comme Bilbo dans The Hobbit. Il n'est ni beau, ni valeureux, ni grand, ni fort...), c'est quelqu'un qui doute constamment mais qui possède un grand courage dont il aura bien besoin ! D'autres paraissent bien intéressants au premier abord mais auraient besoin de plus de profondeur, qu'on fasse mieux connaissance avec pour qu'on s'attache mieux à eux, je pense notamment à la belle et douce elfe Arwen qui est amoureuse d'Aragorn et serait prête à abandonner son immortalité pour vivre à ses côtés (tous les elfes sont immortels), Legolas également ainsi que Gimli, car on en apprend très peu sur eux, surtout Legolas, il est présent mais son rôle est quelque peu effacé, il ne se démarque pas des autres et j'espère qu'il sera un peu plus sur le devant de la scène pour les prochains volets. De même pour Arwen et son histoire avec Aragorn, et ma foi, je ne dirais pas non pour revoir Elrond mais j'ai eu  mal au cœur de voir Boromir nous quitter si vite et son départ a laissé une sacré impression, et le film se termine au moment où l'histoire prend une tout autre tournure.

Ensuite, j'ai eu le souffle coupé de nombreuses fois à cause de la magnifique prise de scène, les décors (que ce soient les magnifiques forêts de la Terre du Milieu ; la Comté avec ses Trous de Hobbits luxueux, ses belles campagnes et champs ; la grotte et les mines souterraines de la Moïra ; Rivendell et la superbe demeure de l'elfe Elrond ; les montagnes enneigées, la demeure de la reine des elfes Galadriel et de son époux, en parfaite harmonie avec la nature et les chutes d'eau...) et la soundtrack. La Terre du Milieu est vivante sous nos yeux, elle est belle, réaliste. C'est un bonheur que de contempler ces paysages ainsi que les couleurs ! Le son et la soundtrack sont aussi excellents, un vrai orgasme pour les oreilles.

La Communauté de l'Anneau, avec Aragorn (joué par Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Boromir (Sean Bean) en premier plan.


Ce n'est pas fidèle à 100 % mais les modifications ne m'ont pas gêné et elles peuvent s'expliquer par la durée et le rythme du film. Ainsi, 17 ans s'écoulent entre le départ de Bilbon et le jour où Gandalf revient pour expliquer à Frodon ce qu'il a découvert sur l'Anneau mais dans le film, il ne s'agit que de quelques mois. L'histoire de Tom Bombadil ne figure pas dans le film car, selon Peter Jackson, elle n'apportait rien à l'intrigue ; c'est Arwen qui sauve Frodon alors que c'est Glorfindel qui le fait dans le livre, histoire de ne pas introduire un personnage qui aurait disparu ensuite et pour mieux renforcer le rôle d'Arwen et introduire sa relation avec Aragorn, mais comme je ne suis pas une fan hardcore de la saga, ces modifications au livre ne m'ont pas gêné et sont logiques, je le pense.

L'histoire, évidemment, tout le monde la connaît. L'intrigue du premier film n'est que la partie immergée de l'iceberg, ça deviendra plus sombre, plus complexe et plus menaçant par la suite. Si ici, la communauté de l'anneau a déjà bravé de nombreux dangers, je me doute bien que ce n'était que le commencement et qu'ils devront faire face à bien pire ! La suite devrait être intéressante avec la communauté qui s'est scindée en deux [spoiler] Frodon et Sam qui sont partis de leur côté et qui seront bientôt rejoint, je me doute, par l'infâme Gollum qui veut à tout prix son "préééécieuuuuux" ; et Aragorn, Gimli et Legolas de l'autre côté qui, après avoir perdu Boromir, partent à la recherche de ceux qui les ont attaqués pour récupérer Merry et Pippin qu'ils ont kidnappé sous les ordres du magicien Sarouman [/spoiler], histoire de voir aussi comment l'intrigue va évoluer ainsi que les personnages...

Bref, j'ai beaucoup aimé ce film et me suis même régalée pendant mes heures de diffusion, je ne manquerais pas de le revoir. La longueur ne m'a pas gêné et j'ai été éblouie par les décors, les dimensions sous lesquelles étaient prises les scènes, la soundtrack... les personnages sont attachants dès le début même si certains mériteraient plus de profondeur et même si l'histoire, on la connaît et qu'il faut aimer la fantasy sous un décors/des vêtements/des armes presque médiévaux, c'est une belle histoire intéressante et il me tarde de voir la suite !!

La Communauté de l'Anneau, dans son intégralité.

Extrait/Citation :


FRODON : Before you came along, we Bagginses (Sacquet dans la VF) were very well thought of.
GANDALF : Indeed.
FRODON : Never had any adventures, or did anything unexpected.
GANDALF : If you're referring to the incident with the dragon, I was barely involved ! All I did was give your uncle a little nudge out of the door.
FRODON : Whatever you did, you've been officially labeled "a disturber of the peace".

dimanche 23 décembre 2012

Poulet aux prunes.


Poulet aux prunes,
Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
91min/1h33min.
Sorti en 2011.


Avec : Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani, Eric Caravaca, Jamel Debouzze, Isabella Rossellini...










Synopsis :

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...



Mon avis :

Je connais les oeuvres de Marjane Satrapi depuis mon visionnage de Persépolis, qui m'a amené à lire la bande dessinée d'origine ; depuis, je découvre d'autres oeuvres de l'auteur, si je peux. Jusqu'à présent, tout ce que j'ai lu d'elle était ses deux BD : Persépolis et Poulet aux prunes ; j'étais contente lorsque j'ai entendu parler d'une adaptation au cinéma de cette dernière, même si le fait que ce film délaissait les animations en noir et blanc pour un film avec un décor et des acteurs en chair et en os. Ainsi lorsque ce film a été diffusé la semaine dernière, j'ai tenté le coup d'oeil.

Ce film est presque biographique car il retrace les derniers jours de Nasser Ali Khan, l'oncle de Marjane Satrapi, qui se laisse mourir après que sa femme, dans un excès de colère, ne brise le précieux violon de Nasser, pour qui la musique et son cher violon sont sa vie. Incapable de retrouver un violon qui produise le même son que celui qui a été brisé, Nasser perd toute envie de vivre. Déprimé, il estime que se laisser mourir serait la solution. Et, dans l'attente de la mort, Nasser se remémore ses souvenirs, son passé, son premier amour, sa famille, son don pour la musique...

Ce film n'a certes pas été le mini coup de coeur que j'ai eu avec Persépolis, mais ce fut une agréable découverte et ce, même si Marjane Satrapi a délaissé ici les dessins. Si l'histoire, puisque j'ai lu la BD bien avant de découvrir le film, n'est pas une surprise pour moi, j'ai aimé la redécouvrir avec cette réalisation. L'histoire est toujours aussi belle, émouvante et mélancolique sans être dépressive à souhait, avec une petite touche d'humour que je ne me rappelle pas avoir vu dans la BD (en même temps, ma lecture de la BD remonte à il y a environ dix mois, j'ai du oublier quelques éléments)  et qui est très appréciable. La présence de Jamel Debouzze en marchand était une surprise pour moi, mais j'ai bien aimé son personnage et surtout l'humour qu'il apporte ; les scènes montrant le futur des enfants de Nasser étaient également comique et faisaient assez sitcom américaine.

Ce film grave, ponctué de scènes comiques, est, pour moi, une réflexion sur l'art, l'artiste, sur l'homme et sa vie, sa façon de la concevoir alors qu'il est aux portes de la mort. J'imagine qu'une personne fini toujours par voir la vie, et en particulier la sienne, quand elle est sur le point de mourir ; ici Nasser se remémore son amour perdu, avec qui il aurait du passer sa vie, sa famille avec des enfants avec qui il ne se sent plus très proche qu'avant et une femme qu'il n'a jamais aimé, son frère si brillant, sa mère, le rôle de la musique dans sa vie. J'ai aimé le fait que, dans ce film, l'inspiration du musicien vienne des émotions, surtout celles qui font souffrir. Heureux et amoureux, Nasser produisait de la bonne musique, mais ça s'arrêtait là ; le coeur brisé, sa musique s'en ressent et il produit une mélodie magnifique, sa musique retranscrit son amour perdu et brisé.

Le film est donc agréable à regarder, ça se laisse regarder sans contrainte, mais ce que je retiendrais le plus dans le film, c'est les dernières minutes, mais plus particulièrement, les scènes avec Azraël, l'ange de la mort, qui a ici (comme dans l'oeuvre dont le film s'inspire) une apparence... comment dire... inhabituelle ? originale ? Bref, loin de l'image de la Faucheuse ou celle d'un ange avec les plumes, l'auréole et le reste. Sinon, on retrouve aussi dans ce film des références à la culture iranienne, orientale. Et c'est durant huit jours qu'on suit Nasser, huit jours qui sont huit occasions de nous proposer une réflexion sur la vie, la mort, la famille, l'art... entre humour et drame. Ce film propose une belle philosophie sur le musicien, sur l'artiste en général, souvent incompris, qui vit dans un autre monde lorsqu'il exerce son art. Que dire d'autre à part que j'ai bien aimé ce film poétique et mélancolique ? A part que je ne comprends pas le fait que, dans le film, l'instrument de Nasser est un violon alors que dans la BD, il s'agit d'un tar, je sais que le tar est un instrument assez méconnu mais est-ce une raison... ?

- Nasser Ali Khan (joué par Mathieu Amalric)
et Irâne, son premier amour (jouée par Golshifteh Farahani) - 

dimanche 16 décembre 2012

Les Cinq Légendes.


Les Cinq Légendes/Rise of the Guardians,
Réalisé par Peter Ramsey et les studios DreamWorks.
1h37min.
Sorti en 2012.




Avec les voix de :

- VO : Chris Pine, Isla Fisher, Hugh Jackman, Alec Baldwin, Jude Law, Dakota Goyo...
- VF : Gaspard Ulliel, Nolwenn Leroy, Jérémie Covillault, Miglen Mirtchev, Boris Rehlinger, Henri Bungert...






Synopsis :


Et si la légende du Père Noël, du Lapin de Pâques, de la fée des Dents et du Marchand de Sable ne nous avait pas dévoilé tous ses secrets ? Et si ceux qui nous offrent généreusement des cadeaux, des oeufs, de l'argent ou des rêves avaient gardé en eux une part de mystère ? Les Gardiens de l'enfance, chargés de veiller sur l'innocence et l'imaginaire de nos chères têtes blondes, vont devoir déployer leurs forces comme jamais encore ! Car dès lors que Pitch, un redoutable esprit maléfique, menace d'éliminer les Gardiens en volant aux enfants leurs rêves et leurs espoirs pour répandre la peur, nos quatre héros demandent à Jack Frost de les rejoindre et les aider dans leur mission.


Mon avis :


Je n'ai jamais encore parlé des films d'animation DreamWorks sur ce blog, et pourtant, ces studios en ont pondu des perles ces dernières années ! Je n'ai pas encore vu tous leurs films mais j'ai adoré la plupart de ceux déjà visionnés (Le Prince d'Egypte, la saga Shrek, la trilogie Madagascar, Sinbad : La légende des sept mers, Kung Fu Panda, Wallace et Gromitt...), donc lorsque j'ai vu la bande-annonçe du nouveau bébé des studios DreamWorks, j'ai été tentée, j'ai eu envie de voir ce film dès que j'avais vu les premiers extraits. Ma soeur avait elle-aussi envie de le voir, ce que nous avons fait hier après-midi...


L'histoire commence avec Jack Frost, un esprit de l'hiver, capable de faire neiger, geler et amener l'hiver sur Terre. D'apparence jeune et de tempérament enthousiaste, rebelle et joueur, Jack Frost demeure pourtant terriblement seul : personne ne croit qu'hiver, neige, gel et verglas proviennent d'un jeune esprit nommé Jack Frost ; or, si personne, pas même les enfants, ne croit en lui, personne ne peut le voir. Au contraire, les enfants avec leur innocence, leurs rêves, leur âme pure, qui croient dur comme fer au Père Noël, à la fée des dents, au marchant de sable et au lapin de Pâques peuvent les voir si ceux-ci décident de se manifester. Car ces esprits existent ! ce sont eux qui récoltent les dents en laissant de l'argent sous l'oreiller, qui distribuent cadeaux ou oeuf de Pâques, ou qui envoient de jolis rêves aux enfants. Mais Pitch, le Croquemitaine, est las de voir que personne ne croit en lui, ni n'a peur de lui. Il entend changer sa situation et se faire connaître en envoyant des cauchemars aux enfants et en leur faisant croire que le Père Noël et autres gardiens de l'enfance n'existent pas en empêchant Noël, Pâques, le ramassage des dents et la venue des rêves. Les Gardiens se retrouvent désemparés et affaiblis et selon le mystérieux homme de la Lune, la seule personne a pouvoir les aider est Jack Frost, cet esprit qu'ils connaissent à peine, et qu'ils ont parfois même évité...


Les Cinq Légendes, c'est un dérivé d'une série de roman signée par William Joyce : The Guardians of Childhood, qui pourrait être intéressant à découvrir si film et livres sont à peu près similaires car j'ai beaucoup aimé l'originalité du film : DreamWorks a repris les vieilles légendes de notre enfance et les a quelques peu modifiés. Un peu comme un remake, tout en gardant les souvenirs qu'on garde du Père Noël, du Lapin de Pâques et cie : ici, nous aurons un Père Noël à l'accent russe, combattant avec des épées, possédant deux tatouages sur ses bras : Nice (Sage) sur l'un, Naughty (Pas Sage) sur l'autre, aidés par des elfes... et des Yétis ; le Lapin de Pâques est une sorte d'hybride, mi-homme, mi-lapin, possédant des boomerang comme armes, et ayant un caractère parfois bourru ; la fée des dents, la version américaine de notre petite souris, une sorte de créature mi-femme, mi-oiseau collectant les dents avec l'aide de ses assistantes ; le marchant de sable, être mi-homme, mi-sable, ne communiquant pas par la paroles mais par le sable qu'il peut modifier pour en faire différentes images, etc.



Outre ce remodelage des légendes de notre enfance à la sauce contemporaine, j'ai beaucoup aimé le décors, le design, comme ça ne loupe jamais avec les films d'animation DreamWorks : l'interprétation de l'antre du Lapin de Pâques, la demeure du Père Noël au Pôle Nord (et je peux comprendre pourquoi Jack Frost avait souvent essayé, par le passé, de s'y incruster !), celle de la fée des Dents, sans oublier les beaux paysages d'hiver. Le design des personnages est original, comme je l'ai déjà expliqué un peu plus haut (rien que pour la fée des dents), l'animation tout au long du film comme les rêves produits par le sable du Marchant de Sable, les dons de Jack lorsqu'il provoque l'hiver, les ombres et les cauchemars causés par Pitch, le Croquemitaine... un beau travail de DreamWorks à qui je tire mon chapeau !


Mis à part le design, l'un des points forts de ce film d'animation est, pour moi, les personnages, surtout les Gardiens. Sans l'imaginaire des enfants qui croient en eux, ils ne sont rien, la croyance des enfants leur permet d'exister et c'est ce que tente de remettre en cause le Croquemitaine, en qui plus personne ne croit et de ce fait il ne peut plus les atteindre par la peur, en tentant aux enfants de ne plus leur faire croire à ces mythes. Donc malgré le côté comédie et divertissement, on a une vraie réflexion sur l'imaginaire et l'enfance et ses rêves qui aident à entretenir l'imagination, à contrer les cauchemars. Ce film n'est pas si naïf et enfantin qu'on pourrait le croire. Idem pour les personnages : en plus de le divertissement qu'ils apportent, la plupart ont une histoire et un vécu qui les rendent attachants, fascinants, même le grand méchant, Pitch. Tout n'est pas noir ou blanc, Pitch est le grand méchant de l'histoire, certes, mais il n'est pas méchant pour être méchant, on comprend ses raisons, son motif : il veut qu'on croit en lui, il veut prouver sa propre valeur aux Gardiens, il en a assez de la solitude ou d'être ignoré par les autres gardiens, il veut intégrer l'imaginaire des enfants mais il s'y prend de la mauvaise manière car si Jack Frost est dans la même situation que lui (personne ne sait qu'il existe, par conséquent personne ne peut le voir, les Gardiens ne s'occupent pas de lui, il est seul depuis 300 ans et il veut qu'on croit en lui), il aime les enfants et veut leur bonheur, il les amuse avec la neige, les glissades grâce au gel. Au final, Pitch nous donne l'image d'un antagoniste tragique.




Jack Frost était vraiment, pour moi, le personnage du film. Cet esprit de 300 ans mais ayant gardé son âme d'enfant est joueur, farceur, rebelle, allergique à l'autorité, mais attachant et touchant grâce à son vécu, son histoire. D'abord parce qu'il a toujours été seul, que personne ne croit en lui, mais aussi parce qu'il voudrait désespérément savoir quel est son rôle, pourquoi il existe, pourquoi ne se souvient-il de rien avant son éveil comme étant Jack Frost, car chaque Gardien a autrefois été humain. Jack voudrait se souvenir mais pour cela, il doit retrouver ses dents de laie car les dents symbolisent les souvenirs heureux de l'enfance... Sinon, outre Jack, les autres personnages (enfants comme gardiens) étaient amusants, parfois même intéressants ; les taquineries de Jack envers le Lapin de Pâques sont divertissantes, et j'aime m'imaginer le Père Noël comme figure paternelle de Jack, surtout quand je vois la fin où Jack, devenu Gardien, a son happy ending et a gagné le respect, la confiance et peut-être même l'affection des autres gardiens... C'est vraiment un personnage qui se construit et qui évolue peu à peu durant le film.



Bref, Les Cinq Légendes, c'est mon petit coup de coeur de cette année. Malgré quelques petites facilités, le fait qui me manquait un petit quelque chose sur lequel je ne peux mettre le doigt dessus, j'ai beaucoup aimé ce film : design, décors, l'histoire, les mythes revisités, les personnages... c'est pour moi une oeuvre surprenante, mythologique, un bon remake des légendes de notre enfance et un vrai hymne à l'enfance et à l'imagination. C'est vraiment un film qu'il me faudra absolument lorsqu'il sortira en DVD tant il m'a fait rêvé...

Et, entre parenthèses, je serais curieuse de découvrir la VO car j'ai été un peu perturbée par la voix française de Jack Frost qui ne fait pas assez jeune à mon goût, puis rien que pour le plaisir d'entendre Jude Law qui prête sa voix au Croquemitaine, puis paraît que le Lapin de Pâques a un accent australien dans la VO :p



- Image tirée du film avec Jack Frost, les Quatre Gardiens
 de l'enfance, et quelques elfes du Père Noël -


vendredi 24 août 2012

La Dame en Noir.

La Dame en Noir/The Woman in Black,
réalisé par James Watkins.
1h35min.
Sorti en 2012.




Avec
: Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Janet McTeer, David Burke, Liz White, Roger Allam...




Emprunt médiathèque.




Synopsis :


Arthur Kipps, un jeune notaire, chargé des droits de succession d'une cliente décédée récemment, se rend dans la maison de celle-ci. Le jeune homme découvre de terribles secrets et se retrouve face au fantôme d'une mystérieuse femme en noir...




Mon avis :



Je voulais voir ce film dès sa sortie au cinéma, pas seulement parce que je voulais revoir Daniel Radcliffe, qui est quelqu'un que j’apprécie beaucoup en tant qu'acteur et que personne, dans un nouveau film - autre que Harry Potter qui plus est, j'étais curieuse de le voir dans un autre rôle ! - mais aussi parce que j'ai un certain penchant envers les histoires de fantômes, de maisons hantées, bref, tout ce qui touche au paranormal, au surnaturel. Le hic est que j'ai beau adorer ce genre d'histoire, elles me font quand même peur pour la plupart. Et lire des histoires sur le sujet n'est pas la même chose que les voir sur écran si ce n'est pas un documentaire. Les films d'horreur, ce n'est pas trop mon truc, je suis assez peureuse et limite parano le soir dans mon lit (rien que mon tout premier visionnage de Dracula par Coppola, la scène avec le loup ; où les fois où j'avais la bonne idée de visionner les premiers épisodes de Supernatural le soir. L'épisode sur Bloody Mary m'a traumatisée le temps d'une nuit), donc je me suis dit que je me causerais des frayeurs et une nuit blanche si je venais à le voir au cinéma. J'ai donc sagement attendu qu'il sorte en DVD pour le voir. Je l'ai visionné en début de mois avec ma soeur cadette, un samedi soir. Alors, verdict ?


L'histoire se centre sur Arthur Kipps, un jeune notaire londonien qui doit se rendre, dans le cadre de son travail, dans un petit village perdu afin de régler la succession d'une cliente récemment décédée. Il ne tarde pas à découvrir l'impressionnant manoir de la défunte, semblant abandonné et rongé par les ravages du temps. Plus que des souvenirs du passé, Arthur se retrouve aussi témoin d'étranges signes renvoyant à ce sombre passé. Qui était réellement sa cliente, que cachait-elle ? Qui est cette étrange dame tout de noir vêtue qui lui apparaît ? Et Arthur ne peut compter sur les villageois qui tiennent à préserver les secrets du passé et qui se ferment à toutes questions que peut poser le jeune notaire. Car les villageois vivent dans la peur de cette dame en noir, annonciatrice de mort, qui hante Crythin Gifford et ses habitants depuis des années... puis, peu à peu, c'est au tour d'Arthur de sombrer dans le cauchemar le plus complet. Dans l'espoir d'apaiser cet esprit vengeur, Arthur va devoir fouiller les souvenirs et percer les secrets d'une famille du village pour découvrir la vérité sur ce qui empêche le fantôme de trouver la paix...


Le film commence de manière assez classique : le décors se pose et la tension se met en place, puis on nous introduit le personnage principal, ainsi que quelques informations le concernant (une défunte épouse, un jeune fils, la menace de perdre son emploi s'il ne vend pas vite une maison) puis Arthur Kipps se retrouve dans un village perdu, reçu froidement par les habitants qui n'aiment pas voir des étrangers squatter chez eux et le font savoir. Tout au village est fait pour dissuader le personnage de rejoindre le vieux manoir dont il doit s'occuper, du monsieur qui tient l'hôtel à la personne qui conduit le fiacre qui refuse de le conduire jusqu'au manoir, par peur. Tel Jonathan Harker qui fait sourde oreille aux supplications des villageois le priant de ne pas rejoindre le château du comte Dracula, Arthur Kipps ne s'inquiète pas trop de la peur qui règne autour du manoir et s'y rend tout de même. Jusque là, on reste dans le schéma classique. Même la maison hantée respecte les codes habituels : la tension, la musique inquiétante, une ambiance sombre, glauque, un manoir abandonné, poussiéreux, une atmosphère lourde... tout y est. On reste dans le classique mais ce n'est pas une remarque négative, ça fait son effet. Ca me fait un peu rappeler Sleepy Hollow par l'histoire et l'ambiance, en fait, ces deux films se ressemblent : un village perdu, une ambiance sombre et inquiétante, un esprit qui s'attaque aux villageois...


Pour les acteurs, je n'ai rien à redire, même pour Daniel Radcliffe même si je vais refaire la même remarque que j'ai faite pour le final du dernier film d'Harry Potter : l'acteur fait bien jeune pour incarner un adulte et père de famille, après ça, il n'a été ni excellent ni médiocre, il a assez bien joué et il m'a fait oublier Harry Potter. J'ai pris plaisir à découvrir le paysage, les décors : le village, le manoir, les marécages, les habitants et leurs secrets, la dame en noir qui est au centre de tout cela, la mort omniprésente, le deuil, les secrets de famille... après, ça reste prévisible et, ayant été spoilée sur la fin, je n'ai pas été surprise même si ça m'a choquée [ comme quoi, réunir la dame en noir avec le fantôme de son défunt fils qui lui a été arraché à la naissance n'a servi à rien, disons que ça n'a pas apaisé ses pulsions vengeresses puisqu'elle fait tuer le fils d'Arthur et Arthur avec, en voulant sauver son fils. Au moins, les deux sont réunis dans l'au-delà avec l'épouse/mère. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser sur la fin... quelle garce, cette dame en noir. Je peux comprendre son désarroi, son envie de se venger mais quand même... ] mais avec cette fin, sans violence ni sang, ce film d'horreur se diffère des films d'horreurs américains, c'est un changement agréable.


L'histoire en elle-même reste classique, elle n'apporte rien de nouveau, l'intrigue est simple mais la recette fonctionne, on suit la trame du récit aisément, on accroche à l'intrigue ; comme Arthur, on cherche à en savoir plus sur le manoir et la famille qui l'a habité, on veut découvrir les secrets enfouis, savoir ce qui pousse la dame en noir à faire disparaître les enfants du village, pourquoi elle s'acharne contre la communauté. On a cette atmosphère sombre, inquiétante, qui va très bien au film. Des décors victoriens et des paysages magnifiques : le manoir lugubre à souhait, le petit village perdu au milieu de nulle part, coincé dans le brouillard, une ambiance pesante, gothique, des scènes qui traînent en longueur pour qu'on puisse bien s'imprégner de la tension qui s'installe peu à peu... et si je n'ai pas spécialement eu peur (j'ai juste sursauté à un moment donné), quelques frissons au mieux, c'est un film d'horreur classique, ordinaire mais pas raté  la recette fonctionne. C'est élégant, ça n'a rien de révolutionnaire mais ça fonctionne tout de même, ce film n'est pas dénué de qualités. Bref, un bon film tout de même, j'ai bien aimé !





 Elisabeth Daily (Janet McTeer) et Arthur Kipps (Daniel Radcliffe).


 

Je terminerais avec une chanson de Mylène Farmer dont certaines paroles collent, je trouvent, plutôt bien avec le film :


P
auvres poupées qui vont, qui viennent
Pauvre fantôme étrange et blême
J'entends ton chant monotone
La nuit frissonne
J'entends ton coeur fatigué d'avoir aimé.

D'étranges rêveries comptent mes nuits
D'un long voyage où rien ne vit
D'étranges visions couvrent mon front
Tout semble revêtu d'une ombre.

L'étrange goût de mort s'offre mon corps
Saoûle mon âme jusqu'à l'aurore (...)
D'où vient ta peur du néant, tes pleurs d'enfant
Qui sont les larmes de tes tourments ?