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mardi 7 mai 2013

Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.


Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne/The Adventures of Tintin : The Secret of the Unicorn,

Réalisé par Steven Spielberg.
107min/1h47min.
Sorti en 2011.

Avec : Jamie Bell (Tintin), Andy Serkis (capitaine Haddock/chevalier François de Hadoque), Nick Frost (Dupond), Simon Pegg (Dupont), Daniel Craig (Sakharine/Rackham le Rouge), Daniel Mays (Allan Thompson), Toby Jones (le pickpocket), Mackenzie Crook (Tom), Enn Reitel (Nestor), Kim Stengel (Bianca Castafiore), Nathan Meister (Hergé), Sebastian Roché (Pedro), Gad Elmaleh (Omar Ben Salaad) ...

Emprunt médiathèque.


Synopsis :

Parce qu'il achète la maquette d'un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d'un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d'Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l'aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor...


Mon avis :


Je suis une fan de Tintin depuis que je suis toute petite, je ne peux pas me rappeler quand exactement j'ai découvert et accroché à cette bande-dessinée, toujours est-il que j'ai été nourrie aux bandes-dessinées quand j'étais petite et c'était à Tintin qu'allait ma préférence (même si j'ai longtemps eu un crush sur Astérix... puis Lucky Luke !) cependant mon envie de découvrir ce film ne s'est pas immédiatement manifestée. Sorti en 2011, je me suis finalement décidée à découvrir ce film qu'aujourd'hui parce que je suis retombée dans le fandom Tintin et que j'étais curieuse de découvrir ce film. J'avais mes réserves bien-sûr, j'avais peur que notre cher héros belge ne se soit retrouvé un petit peu trop américanisé à mon goût, malgré tout le respect et l'admiration que j'ai pour la plupart des productions de Spielberg, et au final que les héros et l'univers d'Hergé ne soient pas tout à fait respecté. Il est vrai qu'en visionnant ce film, on voit bien que Spielberg a pris des liberté et apporté des modifications, que les événements ne se déroulent pas comme dans la série mais au final, j'ai tout de même passé un excellent moment et je visionnerai certainement la suite lorsqu'elle sortira sur nos écrans !

Ce film aurait pu faire parti de ceux que j'aime détester, j'aurais pu faire aisément partie des fans purs et durs du jeune reporter qui déplorent l'asservissement de leur héros à la production Hollywoodienne, à la dénaturisation de l'oeuvre, de l'univers, des personnages du regretté Georges Rémi, alias Hergé... mais finalement non. Oui, ce film n'est pas fidèle aux bandes-dessinées qu'il adapte (à savoir Le Crabe aux pinces d'or, Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge), oui il a fait plusieurs modifications et entorses, oui il a pris des libertés... et pourtant... je n'ai pas pu m'empêcher de tomber dans le piège. En me renseignant davantage sur le film, j'ai découvert que le projet de ce film n'est pas récent car il datait des années 1980. En découvrant la critique d'un journaliste comparant Indiana Jones à Tintin, Steven Spielberg a tenu à se renseigner sur ce personnage inconnu pour lui et a lu la collection et est entré en contact avec Hergé. Il devait le rencontrer d'ailleurs, mais Hergé est mort peu avant cette rencontre. Mais il a eu l'occasion de rencontrer l'épouse, et selon les sources, Hergé avait considéré Spielberg comme étant le meilleur réalisateur possible pour adapter Tintin à l'écran. Et, malgré les libertés et entorses à l'univers, Spielberg est parvenu à nous offrir une première partie satisfaisante et je ne dirais pas non à découvrir la suite ! Surtout s'il reprend dans son équipe Steven Moffat et Peter Jackson (avec eux dans l'équipe, tu m'étonnes que je n'ai eu d'autres choix que d'adorer ce film -_- ...)

Le scénario du film se base sur trois des tomes de Tintin : Le Crabe aux pinces d'or, Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge. Ce film est le premier volet d'une trilogie et retrace globalement les événements du Secret de La Licorne avec quelques éléments du Crabe aux pinces d'or tels que le Karaboudjan, le personnage d'Allan Thompson, la rencontre mouvementée entre Tintin et le capitaine Haddock jusqu'à la traversée du désert. Je ne pense pas que les deux autres films continueront à reprendre les événements du Crabe aux pinces d'or si le second se basera sur Le Trésor de Rackham le Rouge, en revanche, j'aimerais savoir comment ils vont lier l'intrigue de La Licorne et du Trésor de Rackham le Rouge avec Le Temple du Soleil car le troisième volet va se baser sur ce tome car ces tomes n'ont rien à voir (remarque, il en était de même avec Le Crabe et La Licorne et Spielberg, Jackson et les scénaristes s'en sont sortis) et comment vont-ils réussir à réunir en un film (ou deux s'ils commencent dans le second volet) Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil car l'un ne va pas sans l'autre... je demande donc à voir ! Je verrais bien, j'ai tout le temps (avec le second volet qui devrait sortir cette année si rien n'a changé et le troisième en 2015, sachant aussi que Moffat est occupé avec Sherlock et Doctor Who et Peter Jackson avec The Hobbit), en tout cas je serais curieuse de voir Tournesol et son introduction dans le second film ^__^

Tintin et les Dupondt, incarnés par Jamie Bell (Tintin), Nick Frost (Dupond) et Simon Pegg (Dupont).


Pour parler du film donc, tout d'abord j'ai beaucoup aimé le générique de début avec les icônes des albums et le film qui s'ouvre sur Hergé qui est ici en simple marchand dans un marché de Bruxelles, qui achève un portrait de Tintin, avec son style si reconnaissable. C'était, je trouve, un joli clin d’œil et hommage à Hergé. Pour continuer à parler des clins d’œils  j'ai beaucoup apprécié les autres références à l'oeuvre de Hergé, ne serait-ce que via aux articles de presses accrochés sur les murs de l'appartement de Tintin et qui évoquent tous les précédents exploits du jeune reporter (au Congo, durant l'affaire des Cigares du Pharaon, de L'Oreille cassée, du Sceptre d'Ottokar...), bref, si on est attentif, on peut bien sentir que Spielberg est un fan de la BD.

L'esthétisme et le décors du film sont soignés, que ce soit au niveau des détails à l'oeuvre de Hergé ou aux paysages, la beauté des paysages des scènes : la traversée du désert, la ville marocaine... les graphismes sont réalistes et certaines scènes sont magnifiques : les "flash-back" du capitaine Haddock lorsqu'il raconte le passé de son aïeul le chevalier François de Hadoque, plus particulièrement le moment où La Licorne est attaquée et prise d'assaut par les pirates, ou les combats entre François de Hadoque et Rackham le Rouge, ou même encore les courses poursuites de Tintin et Haddock dans la ville marocaine à la recherche des parchemins. Tout simplement ma-gni-fique ! J'en ai pris plein les yeux ! Même si, bon, on sent bien que c'est "américanisé", on a beaucoup d'action, des explosions, ça bouge beaucoup, mais c'est une production hollywoodienne réalisée de surcroît par Steven Fucking Spielberg, donc ça se comprend :) et puis, on a beaucoup d'action dans la BD aussi, ce pauvre Tintin doit sauver sa peau toutes les deux secondes pages dans l'oeuvre originale :p

Mais quel bonheur de retrouver le héros de mon enfance ! Malgré toutes les libertés prises par Spielberg, on a une multitude de références à divers albums de Tintin, l'esprit des bandes-dessinées, de l'univers est conservé. L'avantage aussi est que n'importe quel acteur peut jouer dans le film, si Simon Pegg et Nick Frost peuvent jouer les Dupondt sans problème en se faisant passer pour jumeaux :p il faut remercier les images de synthèse et toute la technologie qu'il a fallu pour que les visages des acteurs ressemblent trait pour trait aux visages des personnages de la BD (enfin presque), ça m'a paru étrange au début, au tout début avant que je ne regarde le film et quand je me contentais d'extraits au moment de la sortie du film au cinéma mais finalement, je me suis habituée... même aux voix françaises, même si j'ai eu du mal avec celle du capitaine Haddock au début (parce que j'avais en tête sa voix dans le dessin-animé).

Les Dupondt et le pick-pocket Aristide Filoselle (joué par Toby Jones).

Pour parler des personnages (même si on les connaît très bien), Tintin reste notre reporter ne manquant jamais de courage ou de sang froid, un éternel curieux toujours à la recherche d'une nouvelle aventure ou qui s'investit à fond lorsqu'il a une affaire... même si pour cela, il se fait immanquablement kidnappé, séquestré, manque de se faire tirer dessus, mais qui a le cœur sur la main et saura se montrer attachant. Les Dupondt sont la touche divertissante et apportent au film légèreté et humour avec leurs gaucheries. Le capitaine Haddock, amusant avec ses colères, ses célèbres jurons et sa mauvaise foi, montre tout de même son côté attachant et tendre, s'attachant peu à peu à Tintin et recherchant une certaine rédemption, être meilleur, moins ivrogne en tâchant de suivre les traces de son aïeul. Sakharine passe ici du personnage secondaire et simple collectionneur à grand méchant loup, l'antagoniste du film et Némésis de Haddock, et même descendant de Rackham le Rouge, ce qui donne à Haddock une occasion d'incarner le passé de son ancêtre et d'explorer sa généalogie avec Tintin.

Enfin voilà, je m'arrêterai là pour cette chronique sinon je risquerai de sortir un roman. Pour résumer, malgré toutes les libertés et entorses faites à l'univers, Spielberg a su nous offrir un bon film qui se tient et l'univers de Tintin est ici bien rendu avec ses couleurs, son environnement, le modelé des personnages, les références aux BD. Alors certes, il ne suit pas les albums à la lettre et c'est difficile de comparer mais je trouve que c'était un beau film : sublime visuellement parlant, c'est bourré de détails, on retrouve l'esprit des BD, l'humour est fidèle et nous avons droit à des situations invraisemblables mais drôles (Haddock dans la chemise de nuit rose *__*), beaucoup de scènes époustouflantes, de l'action... bref, une belle découverte !


Extrait/Citation :


LE PICK POCKET : I'm a kleptomaniac.
DUPOND (à DUPONT) : A what ?
DUPONT : It's a fear of open spaces.
DUPOND : Poor man. No wonder he keeps his wallets in his living room !

Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau.


Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau/The Lord of the Rings : The Fellowship of the Ring,

Réalisé par Peter Jackson.
178 min (version cinéma)/219 min (version longue)
Sorti en 2001.

Avec : Elijah Wood (Frodon Sacquet), Ian McKellen (Gandalf), Sean Astin (Sam Gamegie), Billy Boyd (Pippin Touque), Dominic Monaghan (Merry Brandebouc), Viggo Mortensen (Aragorn), Sean Bean (Boromir), Orlando Bloom (Legolas), John Rhys-Davies (Gimli), Christopher Lee (Saroumane), Liv Tyler (Arwen), Hugo Weaving (Elrond), Ian Holm (Bilbon Sacquet), Cate Blanchett (Galadriel) ...


Emprunt médiathèque.




Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur Ténébreux sur son trône,
Dans le pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres.


Synopsis :

Dans la Comté vivait heureux le Hobbit Frodon Sacquet. Quand son oncle Bilbon part à la retraite en lui laissant son anneau magique, les problèmes commencent. En effet, le magicien Gandalf découvre qu'il s'agit en fait de l'anneau de Sauron, seigneur des ténèbres, qu'il a perdu des siècles auparavant. Frodon doit fuir la Comté au plus vite, car Sauron recherche son anneau pour retrouver son ancien pouvoir.


Mon avis :


Je crois que ça devait être depuis la sortie de la première partie de l'adaptation cinématographique de The Hobbit avec tout ce ramdam médiatique  suivi par l'enthousiasme du public et des fans en décembre 2012 que je me suis dit que je passais peut-être à côté de quelque chose. Le Seigneur des Anneaux, films comme livres, sont devenus cultes et ont rejoint le rang des grands classiques, des œuvres inoubliables, cependant je n'ai jamais accordé beaucoup d'attention à ces œuvres et je n'ai eu le "déclic" qu'en fin 2012. Parmi mes résolutions de 2013, je devais découvrir l'univers de Tolkien, films comme livres. J'ai lu Bilbo le Hobbit (... et ai vite regretté de ne pas avoir vu la première partie au cinéma, mais je ne désespère pas, je finirai par le voir ^__^), je m'avance en ce moment dans le premier tome du Seigneur des Anneaux et, pour mieux me visualiser certains lieux, le décors, j'ai visionné le premier volet...

L'histoire (mais dois-je vraiment la rappeler car parmi les histoires les mieux connues au monde, c'est bien celle du Seigneur des Anneaux... ?) commence avec la Comté et les Hobbits. Les Hobbits sont des créatures de petites tailles et aux pieds poilus qui aspirent à la tranquillité et passent leurs vies à cultiver leurs terres, à cuisiner, à vivre une vie simple. Jamais un Hobbit ne s'éloignerait de la Comté pour aller partir à l'aventure ! Mais Bilbon Sacquet est différent, c'est un peu le mouton noir du troupeau, un vieil Hobbit un peu étrange, loufoque, qui serait parti à l'aventure durant sa jeunesse et qui n'aurait plus été le même après, et qui serait revenu avec des richesses et des histoires de nains, de dragons, de montagnes ! Et alors qu'il fêtait son anniversaire avec les Hobbits du coin, il annonce de façon fracassante son départ de la Comté pour partir de nouveau à l'aventure, surprenant toute la Comté. Avant de partir, il laisse tous ses biens à son neveu, Frodon, y compris un étrange anneau. Cet anneau, Gandalf, le magicien et ami des Sacquet, découvrira bien vite qu'il n'est pas ordinaire et qu'il s'agit ni plus ni moins de l'anneau du maléfique Sauron qu'il a perdu et qu'il recherche avidement pour bénéficier à nouveau des terribles pouvoirs de l'anneau. Le malheur serait sur la Terre du Milieu, y compris la Comté, si Sauron reprenait possession de l'anneau. Frodon n'a plus aucun choix : il doit fuir avec l'anneau...

J'ai visionné ce film vendredi soir et dimanche après-midi et j'en garde encore une impression très forte. Suivant les conseils d'une amie à la fac, j'ai décidé de visionner la version longue, n'ayant pas vu la version cinéma je ne comparerai pas, mais la longueur de la version longue ne m'a pas gêné, je me suis même régalée. Je n'ai ressenti aucune longueur et il me tarde même de retourner à la médiathèque pour aller emprunter la suite. N'étant qu'à la moitié du livre, je ne peux pas encore dire si le film et le livre sont fidèles, mais il me semble que le film a, dans l'ensemble, très bien adapté le livre même si Le Seigneur des Anneaux étant une oeuvre colossale impossible à retranscrire dans son intégralité sans devoir faire quelques changements et modifications par rapport à l'oeuvre originale mais les modifications sont bien trouvées et on sent que Peter Jackson est un grand fan de l'oeuvre de Tolkien.


Les Hobbits avec (de gauche à droite) Frodon Sacquet (joué par Elijah Wood),  Pippin Touque (Billy Boyd), Sam  Gamegie (Sean Bean) et Merry Brandebouc (incarné par Dominic Monaghan)


Ce qui m'a beaucoup plu, c'était d'abord les personnages qui se révèlent attachants, bien que certains mériteraient plus de profondeur mais ils ont tous fait une impression chez moi. Ils sont nombreux et tous différents, que ce soit en caractère ou "race" : des hommes, des hobbits, des nains, des elfes, des magiciens... nous avons tout cela dans la Terre du Milieu. Parmi les principaux, nous pouvons citer les hobbits : Frodon Sacquet, le porteur de l'anneau qui se retrouve avec une bien lourde charge, qui reste assez incertain de ce qu'il veut ou va faire et qui aura bien besoin de tout le soutien de son ami, Sam Gamegie qui est là pour offrir à son "M'sieur Frodon" du réconfort et toute la loyauté et l'aide qu'il pourra lui apporter car ils en auront bien besoin. Nous avons Peregrin Touque et Meriadoc Brandebouc, plus connus comme étant Merry et Pippin, deux hobbits bien facétieux et intrépides qui nous offrent ici humour, légèreté et divertissement mais qui ne sont pas démuni de courage pour autant ! Les autres ne sont pas en reste : Gandalf le magicien, sage et puissant ; Legolas, l'elfe très habile au tir à l'arc, avec un visage mono-expressif ; Gimli, le nain ; Boromir, un guerrier ; Aragorn qui apparaît tout de suite comme quelqu'un de confiance, mais dont l'avenir est incertain, mais qui reste un véritable héros, courageux, aguerri...

Il y a encore d'autres personnages mais cela prendrait encore du temps pour ici les introduire et expliquer et ma chronique sera déjà suffisamment longue sans que j'en rajoute davantage. Néanmoins, chaque personnage est important et ont un rôle à jouer. Frodon n'est pas un héros classique (comme Bilbo dans The Hobbit. Il n'est ni beau, ni valeureux, ni grand, ni fort...), c'est quelqu'un qui doute constamment mais qui possède un grand courage dont il aura bien besoin ! D'autres paraissent bien intéressants au premier abord mais auraient besoin de plus de profondeur, qu'on fasse mieux connaissance avec pour qu'on s'attache mieux à eux, je pense notamment à la belle et douce elfe Arwen qui est amoureuse d'Aragorn et serait prête à abandonner son immortalité pour vivre à ses côtés (tous les elfes sont immortels), Legolas également ainsi que Gimli, car on en apprend très peu sur eux, surtout Legolas, il est présent mais son rôle est quelque peu effacé, il ne se démarque pas des autres et j'espère qu'il sera un peu plus sur le devant de la scène pour les prochains volets. De même pour Arwen et son histoire avec Aragorn, et ma foi, je ne dirais pas non pour revoir Elrond mais j'ai eu  mal au cœur de voir Boromir nous quitter si vite et son départ a laissé une sacré impression, et le film se termine au moment où l'histoire prend une tout autre tournure.

Ensuite, j'ai eu le souffle coupé de nombreuses fois à cause de la magnifique prise de scène, les décors (que ce soient les magnifiques forêts de la Terre du Milieu ; la Comté avec ses Trous de Hobbits luxueux, ses belles campagnes et champs ; la grotte et les mines souterraines de la Moïra ; Rivendell et la superbe demeure de l'elfe Elrond ; les montagnes enneigées, la demeure de la reine des elfes Galadriel et de son époux, en parfaite harmonie avec la nature et les chutes d'eau...) et la soundtrack. La Terre du Milieu est vivante sous nos yeux, elle est belle, réaliste. C'est un bonheur que de contempler ces paysages ainsi que les couleurs ! Le son et la soundtrack sont aussi excellents, un vrai orgasme pour les oreilles.

La Communauté de l'Anneau, avec Aragorn (joué par Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Boromir (Sean Bean) en premier plan.


Ce n'est pas fidèle à 100 % mais les modifications ne m'ont pas gêné et elles peuvent s'expliquer par la durée et le rythme du film. Ainsi, 17 ans s'écoulent entre le départ de Bilbon et le jour où Gandalf revient pour expliquer à Frodon ce qu'il a découvert sur l'Anneau mais dans le film, il ne s'agit que de quelques mois. L'histoire de Tom Bombadil ne figure pas dans le film car, selon Peter Jackson, elle n'apportait rien à l'intrigue ; c'est Arwen qui sauve Frodon alors que c'est Glorfindel qui le fait dans le livre, histoire de ne pas introduire un personnage qui aurait disparu ensuite et pour mieux renforcer le rôle d'Arwen et introduire sa relation avec Aragorn, mais comme je ne suis pas une fan hardcore de la saga, ces modifications au livre ne m'ont pas gêné et sont logiques, je le pense.

L'histoire, évidemment, tout le monde la connaît. L'intrigue du premier film n'est que la partie immergée de l'iceberg, ça deviendra plus sombre, plus complexe et plus menaçant par la suite. Si ici, la communauté de l'anneau a déjà bravé de nombreux dangers, je me doute bien que ce n'était que le commencement et qu'ils devront faire face à bien pire ! La suite devrait être intéressante avec la communauté qui s'est scindée en deux [spoiler] Frodon et Sam qui sont partis de leur côté et qui seront bientôt rejoint, je me doute, par l'infâme Gollum qui veut à tout prix son "préééécieuuuuux" ; et Aragorn, Gimli et Legolas de l'autre côté qui, après avoir perdu Boromir, partent à la recherche de ceux qui les ont attaqués pour récupérer Merry et Pippin qu'ils ont kidnappé sous les ordres du magicien Sarouman [/spoiler], histoire de voir aussi comment l'intrigue va évoluer ainsi que les personnages...

Bref, j'ai beaucoup aimé ce film et me suis même régalée pendant mes heures de diffusion, je ne manquerais pas de le revoir. La longueur ne m'a pas gêné et j'ai été éblouie par les décors, les dimensions sous lesquelles étaient prises les scènes, la soundtrack... les personnages sont attachants dès le début même si certains mériteraient plus de profondeur et même si l'histoire, on la connaît et qu'il faut aimer la fantasy sous un décors/des vêtements/des armes presque médiévaux, c'est une belle histoire intéressante et il me tarde de voir la suite !!

La Communauté de l'Anneau, dans son intégralité.

Extrait/Citation :


FRODON : Before you came along, we Bagginses (Sacquet dans la VF) were very well thought of.
GANDALF : Indeed.
FRODON : Never had any adventures, or did anything unexpected.
GANDALF : If you're referring to the incident with the dragon, I was barely involved ! All I did was give your uncle a little nudge out of the door.
FRODON : Whatever you did, you've been officially labeled "a disturber of the peace".

mardi 9 août 2011

Inglourious Basterds.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdefilms/InglouriousBasterds.jpg
Inglourious Basterds,
film de Quentin Tarantino.
2h33min.
Sorti en 2009.







Avec
: Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Daniel Brühl, Diane Kruger, Eli Roth...












Synopsis :



Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.

Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle
...




Mon avis :

Ca faisait un petit boût de temps que ce film me faisait envie, puis j'ai eu l'occasion de le voir sur une chaîne câblée il y a plusieurs mois de ça, autant dire que puisque c'était le premier visionnage de ce film, j'ai été déconcertée. Ce film m'a surprise à bien des moments, il paraît que c'est l'effet Tarantino, vu que c'est le premier film de lui que je découvre, je ne suis pas une habituée et donc, c'est normal. Pourtant lors de mon premier visionnement du film, je ne dirais pas avoir eu un coup de coeur ou une deception, je pense avoir bien aimé dans l'ensemble mais j'ai surtout été surprise et déconcertée. Je ne m'attendais pas à tout ce que j'allais voir, à vrai dire, ça s'éloigne des films qu'on peut se faire sur le sujet, dans le sens où Tarantino s'est autorisé une version très personnelle de la seconde guerre mondiale.


Le mois dernier pourtant, je suis tombée sur le DVD du film à moitié prix alors je me suis dit qu'il ne fallait pas me priver donc j'ai eu la chance de revisionner le film encore et encore jusqu'à connaître la plupart des répliques par coeur, et après plusieurs soirée à me reretaper le film, je confirme : j'adore je pourrais même classer Inglourious Basterds parmi mes films favoris, avec une bonne brochette d'acteurs : Daniel Brühl et Diane Kruger que j'avais découvert dans Joyeux Noël, Mélanie Laurent, Brad Pitt sans oublier Christoph Waltz qui a été phénoménal durant tout le film, moi qui ne connaissais pas l'acteur, j'ai été éblouie par son jeu. Vraiment superbe. Son interprétation du colonel nazi Hans Landa était formidable, convaincant, détestable à souhait, le genre de personnage qu'on adore détester, il est sans doute the personnage du film, l'un des plus inoubliables : excécrable, sournois, rusé, froid, raffiné, cruel et totalement imprévisible mais parfois avec des moments... déconcertants mais drôles (rien que la scène 'ouuuuuh ~ c'est un biiiingo !' inoubliable xD).


C'est un film assez spécial, sûr qu'il ne peut pas plaire à tout le monde et comme je l'ai dit, Tarantino s'est autorisé une autre version de la seconde guerre mondiale durant la France occupée par les nazis [ Hitler ainsi que Goebbels et d'autres sont tous tués dans un cinéma français par les 'Bâtards' de Brad Pitt/Aldo Raine et aussi à cause d'une vengeance de Mélanie Laurent/Shosanna Dreyfus ], c'est l'une des raisons qui m'a rendu perplexe lorsque j'ai vu le film pour la première fois à vrai dire, mais finalement pourquoi pas ? ce n'est qu'une fiction. Il faut dire que le film est génial, de mon point de vue. Il y a certes pas beaucoup d'action, ça manque de rythme et le film se base beaucoup sur les dialogues mais c'est là toute la force du film, les longues phrases de dialogues sont finalement assez captivantes.


Tarantino est un remarquable dialoguiste, les moments de suspence ne passent pas seulement par l'action mais aussi par de longues scènes dialoguées, lors de ma première projection de ce film, ces longs dialogues m'ennuyaient au boût d'un moment mais c'est en revionnant plusieurs fois le film que j'ai vraiment été captivée. L'angoisse naît peu à peu dans les conversations (rien que la première scène entre Landa et Lapadite ou encore celle dans la taverne de La Louisiane), la tension finit par arriver au fur et à mesure que la discussion évolue : tout peut très bien se passer au début, elle finit par évoluer puis prendre une autre tournure et une tournure pas forçément bonne selon le personnage. Tensions, digressions et faux semblants jusqu'à ce que la fin de la discussion ait soné et que la scène se termine par de l'action, les mots ne pouvant plus rien, de la poudre au feu, des tueries, des combats aux armes à feu et j'en passe. Même les mots peuvent être traîtres et dévastateurs.


Tout au long du film, on se centre sur divers personnages : Shosanna Dreyfus, jeune cinéaste française qui cache son identité juive prévoit de prendre sa revanche sur les nazis et le colonel Landa suite au massacre de sa famille dont elle est la seule survivante. Et elle prévoit d'utiliser son cinéma pour mener sa vengeance à bien. De son côté Joseph Goebbels entreprend d'utiliser les exploits extraordinaires d'un jeune soldat allemand, Fredrick Zoller, pour adapter son parcours militaire au cinéma sous forme d'un film intitulé La Fierté de la Nation, pour encourager les troupes allemandes qui reculent de partout depuis l'entrée en guerre des Américains, il veut une avant première pour ce film, ce qui tombe bien puisque le jeune Zoller s'est épris d'une jeune cinéaste française... En Allemagne, Hitler est bien dans la mouisse en entendant les exploits macabres d'un groupe de Juifs Américains ayant été incorporés en France qui s'amusent à tuer chaque Nazis croisant leur chemin, les scalpant et en laissant repartir le ou les survivants avec un... 'petit cadeau' ; ce groupe nommé les Bâtards tenu par Aldo Raine, aussi nommé Aldo l'Apache. Tous ces changements de scènes perpétuelles, qui offrent une histoire, qui menent à un seul but, un seul fil : la projection au cinéma de La Fierté de la Nation où tout se jouera : la revanche de Shosanna, les plans des Bâtards... et celui de Hans Landa qui rêve de mettre la main sur le lieutenant Aldo Raine. Une dernière partie du film épouffstoufflante, quoi. Les plans se mettent en place et prennent forme, tout se joue au cinéma : gros plans silencieux, action, dialogues, des scènes excellentes dont je retiendrais surtout celle où Aldo et ses Bâtards se font passer pour des amis italiens de l'actrice allemande Bridget von Hammersmark, espionne pour les Anglais, mais ne sachant pas trop parler la langue italienne. Bridget leur assure que les Allemands n'ont pas beaucoup d'oreille pour l'italien et qu'il n'y a donc rien à craindre, mais voilà que Hans Landa se ramène et se met à parler l'italien comme si c'était sa propre langue !


Sinon, en plus de tout ça, Tarantino lançe quelques clins d'oeil, notamment par la musique ou quelques scènes qui renvoient à des classiques du cinéma (je cite comme exemple Il était une fois dans l'Ouest, rien que ça !), n'oublions pas la soundtrack (rien que The green leaves of summer, Rabbia e tarantella ou le Green eyes de David Bowie), ou le décors et les gros plans, juste superbe ! Puis, un peu comme dans Joyeux Noël de Christian Carion, ce film a été tourné un tiers en français, un autre tiers en allemand et l'autre tiers en américain avec l'accent du sud de Brad Pitt. Donc mieux vaut voir ce film avec ses sous-titrages pour mieux comprendre. Aussi c'est assez violent comme film selon les scènes : du sang, des tueries, des explosions... bref, pas pour les âmes sensibles, j'ai vu pire mais il y a certaines scènes qui ont de quoi dégoûter (rien que les scènes où un Bâtard scalpe un nazi, la scène du flash-back du passé d'Hugo Stiglitz en tant que tueur d'officiers de la Gestapo, ou la scène de fin quand Aldo et Utivich laissent au colonel Landa le 'petit cadeau' qu'ils réservent aux nazis qu'ils ne tuent pas).


Ensuite, certains peuvent penser que ce film est manichéen, mais moi au contraire, je ne le trouve pas si manichéen que ça : après tout, les Bâtards sont commes les nazis quand on y regarde bien, ils font une chasse à l'homme et peuvent agir aussi cruellement qu'eux quand ils tuent. Ils agissent un peu comme eux et comme Aldo Raine le dit : ils vont pas faire dans la dentelle avec les nazis ni leur donner une leçon d'humanité car c'est clair et net pour eux qu'ils n'en ont aucune, et que c'est la façon d'agir des Bâtards qui fera comprendre aux nazis qui ils sont et qu'il faut les prendre au sérieux, avoir peur d'eux même, et que c'est leur cruauté qui fera comprendre aux Nazis qui sont exactement les Bâtards. Ensuite c'est vrai qu'on aurait tendance à se mettre aux côtés des Bâtards qui sont Américains, Juifs pour la plupart, avec deux Allemands qui ont renié le Troisième Reich, que c'est le camp des 'gentils' qui s'en vont tuer des méchants nazis qui tuent des pauvres civils et juifs, et que donc on aurait tendance à ne pas trop en faire un drame de les voir tuer des soldats allemands mais en revanche quand on voit des Nazis tuer, tout de suite ce sont eux les méchants, donc si on regarde de ce point de vue, oui c'est manichéen. Car même si les Bâtards peuvent se montrer aussi cruels que les Nazis, on aurait tendance à tenir de leur côté car : Américains, Juifs, Résistants, sont du bon camp et toussa... j'ai réagi pareil, même si le vrai méchant ici n'est pas vraiment Hitler qui prête plus à rire ici ('Nein nein nein nein !!'), ni le soldat Fredrick Zoller tout émarouché de Shosanna, mais bel et bien Hans Landa. C'est une guerre, il n'y a pas de héros, juste des hommes avec leurs combats, ces Bâtards sont un peu des anti-héros mais il faut avouer que ça fait du bien de voir des Juifs/Résistants en mettre plein la poire aux Nazis pour une fois. En bref, un film qui ne plaira pas forçément à tout le monde mais pour ma part, j'ai adoré !



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Deux des Bâtards : le sergent Donny Donowitz ou L'Ours Juif ; et le lieutenant Aldo Raine, dit Aldo l'Apache.




Extrait/Citation :





BRIDGET VON HAMMERSMASK : Je sais déjà que la question que je vais poser est idiote mais... les Américains que vous êtes... connaissent des langues étrangères ?
DONNY DONOWITZ : (pointant Aldo) On se débrouille tous deux en italien.
BRIDGET : Avec un accent atroce, sans aucun doute. Mais c'est pas ça... les Allemands n'ont pas beaucoup d'oreille pour l'italien. Donc vous la jouez au bluff. C'est ça, le plan ?
ALDO RAINE : Grosso modo.
BRIDGET : Ca tient la route...
ALDO : Ca tient que dalle, mais on fait quoi sinon ? on décampe ?
BRIDGET : Non. Ca tient la route. Si vous foirez pas tout avant, je vous fait rentrer là-bas. (regardant les basterds) Qui fait quoi ?
ALDO : Bah... c'est moi le meilleur en italien, donc c'est moi ton cavalier. Donny, c'est le deuxième meilleur, ce sera ton camera-man. Et Omar c'est le troisième. Il fera l'assistant de Donny.
OMAR ULMER : Hein ? Mais j'cause pas italien !
ALDO : C'est ce que je dis : t'es le troisième meilleur, il suffit que tu fermes ta gueule ! J'serais toi, j'commençerais à m'entraîner tout de suite
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mardi 28 juin 2011

Sherlock Holmes.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdefilms/sherlockholmes2009.jpgSherlock Holmes,
film de Guy Ritchie.
1h28min.
Sorti en 2009 (USA) et 2010 (Fr).



Avec : Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel Reilly, Mark Strong, Eddie Marsan...



>> Mes chroniques littéraires sur l'oeuvre de Conan Doyle, auteur de Sherlock Holmes.







 

 
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Synopsis :
 
 

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable... Mais une menace sans précédent plane aujourd'hui sur Londres - et c'est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l'ennui et la mélancolie. Après qu'une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances. La panique s'empare de la ville après l'apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes...

 
Mon avis :
 
 
J'étais super contente lorsque j'ai entendu parler d'un nouveau film sur Sherlock Holmes qui devait sortir au cinéma l'an dernier, mais en même temps, j'étais super sceptique. Contente parce que j'ai connu, lu et adoré les aventures de Sherlock Holmes de Conan Doyle depuis ma lecture du Chien des Baskerville en été 2008, et que ce nouveau film sur Sherlock Holmes allait faire parler du célèbre détective, allait le remettre sur le devant de la scène, dans les médias, et allait peut-être apporter un peu de neuf chez Sherlock Holmes et apporter plus de fans, plus de lecteurs ; et sceptique parce que je n'oublie pas certains films où Sherlock Holmes (ou plutôt le docteur Watson, son ami et associé) était pas fidèle et l'univers de Doyle totalement dénaturé, certains films n'ont pas hésité à présenter le docteur Watson (mon personnage préféré) comme étant un gros toutou idiot et inutile, juste bon à faire n'importe quoi, sortir des reflexions débiles et à admirer Holmes, bref il faisait plus souvent le rôle d'un fair-valoir que de l'ami du détective, et son collègue. Donc, j'avais peur que ce film ne rende pas justice à l'oeuvre de Doyle et qu'il ne soit pas fidèle à Holmes et Watson. Néanmoins je voulais voir ce film...

Alors, mon verdict... je suis assez mitigée en fait, alors je vais essayer de faire un avis concret, je vais essayer de m'expliquer correctement. Sans pour autant être déçue, j'ai passé un moment agréable. Les acteurs, l'humour, l'ambiance, l'intrigue, le décors... c'était bon. Même l'intrigue qui m'a un peu fait penser au Chien des Baskerville ou la nouvelle du Vampire du Sussex : on croit avoir affaire à du surnaturel. Un cas qui semble être du surnaturel/paranormal se révèle être rationnel. Il m'a fallu revoir ce film plusieurs fois pour mieux comprendre l'intrigue qui reste assez complexe pour moi, l'enquête policière, rien que pour revoir ou remarquer des détails ayant pû m'échapper. Je n'ai pas vraiment de choses à reprocher à l'enquête avec de bons méchants, l'ombre du professeur Moriarty qui plane (fidèle à lui-même, préfère ne pas se salir les mains et envoie ses sous-fifres faire le sale boulot à sa place tandis que lui peut observer de loin) ; bon, il reste bien quelques trucs de flous dans tout ça, mais puisqu'un Sherlock Holmes 2 est (normalement) prévu, cela s'explique peut-être, j'imagine que la suite remplira les blancs laissés dans ce premier volet.

Le Londres et l'Angleterre victorienne sont aussi très bien représentés, le décors, le paysage, les coutumes, habits de l'époque, je n'ai pas de reproche à faire, c'était très bien. Le décors, l'ambiance, l'atmosphère de l'époque dans ce film. Les acteurs étaient aussi très bien, et si mon Watson préféré sera toujours celui incarné par David Burke (Granada Sherlock Holmes) ou encore Martin Freeman (BBC Sherlock), Jude Law m'a convaincu. Le Watson qu'il joue est très bien, j'ai vraiment eu l'impression de retrouver le médecin militaire, qui sait se battre et se défendre (avec sa cane-épée :p), qui a ses faiblesses surtout aux jeux et aux paris où il en perd son argent, son physique et ses manières qui font de lui le monsieur de ces dames, même si ici, il est fiançé à Mary Morstan donc il ne peut pas se permettre de séduire d'autres dames. Justement, j'ai un peu du mal à digérer Mary Morstan, elle est loin du personnage de Doyle où elle était présentée comme étant une jeune femme fragile, douce, aimante. Si l'actrice était jolie et convaincante, elle est assez loin, pour moi, de la Mary au visage d'ange et aux manières de sainte, encore là, il a fallu que je m'habitue. Je n'arrive pas à me prononcer sur Irène Adler, déjà que l'idée de LA Femme séduisant et taquinant Holmes, je digère pas (parce que, conformément au canon, j'ai du mal à voir un Holmes amoureux), mais j'ai aimé ses attitudes de garçon-manqué, ça va bien au personnage, elle est plus crédible quand elle se transforme en garçon.

J'admets que Robert Downey Jr est un bon acteur, mais j'avoue que son Holmes m'a plus fait penser à un docteur House des temps victoriens qui aurait fait détective à la place de médecin. Je ne m'attendais pas à voir un Holmes aussi cynique, cinglé et bagarreur, bizarrement fragile avec son petit air de toutou triste, on aurait dit parfois un clown malheureux quand il est parfois avec Watson ou Adler et c'est plus ridicule que dramatique ou émouvant. En tant que personnage particulier, l'acteur aurait performé un bon personnage intéressant, mais ici il s'agit de Sherlock Holmes, le Sherlock Holmes distant, froid, cynique de Conan Doyle. Donc en tant que Holmes, je n'ai pas été convaincue, il ne ressemble pas au Holmes du canon. Il faut savoir que je suis assez exigente, quand on adapte l'oeuvre de quelqu'un, je m'attends à ce que ce soit respecté un maximum, et je n'ai pas eu cette impression avec Holmes ou Mary Morstan. Pourtant, il y a eu quelques mimiques qui m'ont plu, et comment résister au duo Holmes/Watson. Bon, le truc qui m'a un peu gêné était qu'il ressemblait plus à mes yeux au duo House/Wilson de la série tv House M.D qu'au duo Holmes/Watson de Doyle ou de Granada. Mais malgrè ça, j'ai trouvé leur amitié bien rendue, c'est la relation de deux amis qui ont vécu ensemble pendant longtemps et qui ont vu des aventures, il y a cet humour dans cette relation. Ni trop, ni trop peu, cette amitié est bien rendue.

Pour conclure tout ça : c'est un bon film qui se regarde sans ennui. Malgrè quelques blancs, l'histoire est plaisante à suivre, l'enquête bien menée malgrè quelques élèments d'action un peu too much, typique des films américains, des personnages hauts en couleur malgrè la différence avec le canon Doylien (mais pour quiconque n'ayant jamais lu Sherlock Holmes, cela ne posera certainement pas problème ; c'est juste moi, en grande habituée du canon), et un bon duo Holmes/Watson représenté par les acteurs (même si je préfèrerai encore le duo Freeman/Cumberbatch ou encore Brett/Burke ou Hardwickle). Bref, un bon film malgrè les libertés prises par rapport au canon, mais certainement pas un coup de coeur.



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Le docteur Watson (Jude Law) et Sherlock Holmes (Robert Downey Jr) au 221b Baker Street.




Extrait/Citation :


'Je voulais changer le monde, je me contenterais de mettre fin au vôtre.'
(de je-sais-plus-qui. Help à quiconque ayant (re)vu le film récemment ?)

jeudi 19 août 2010

La Momie III : La Tombe de l'Empereur Dragon.

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La Momie : La Tombe de l'Empereur Dragon/The Mummy : Tomb of the Dragon Emperor.
Réalisé par Rob Cohen.
1h14min.
Sorti en 2008.



Avec : Brendan Fraser, Jet Li, Maria Bello, John Hannah, Luke Ford, Isabella Leong, Michelle Yeoh...





 
 
Synopsis :
 
 
Le troisième épisode de la saga La Momie nous transporte cette fois en Asie pour une nouvelle aventure qui verra Rick O'Connell et les siens livrer un combat sans merci à l'Empereur Dragon. Des catacombes de la Chine antique aux sommets de l'Himalaya, l'explorateur intrépide, son jeune fils Alex, sa femme Evelyn et son beau-frère Jonathan affronteront la Momie ressuscitée du plus cruel conquérant de Chine. Victimes d'une sorcière maléfique, l'Empereur Dragon et ses 5000 soldats ont été relégués pour l'éternité dans les limbes. L'immense armée de terre cuite reposera ainsi durant 2000 ans, oubliée de tous, jusqu'à ce qu'Alex commette l'erreur de réveiller son chef. Pour éviter une vague de méfaits, Rick devra appeler à la rescousse les seules personnes plus habiles que lui à combattre les morts-vivants : sa propre famille...

Mon avis :
 
 
Je suis les films 'La Momie' depuis 1999, c'est-à-dire depuis la sortie du premier film sur l'écran, ayant découvert le premier volet grâce à des cousins, j'ai adoré ce film et j'ai décidé de suivre, le second m'avait bien plu, seulement, lors de la sortie du 3ème film, j'étais sceptique lorsque j'avais vu la bande-annonçe, alors j'ai renonçé à le voir au cinéma et à acheter le DVD à sa sortie. L'occasion de voir ce film s'est néanmoins présentée lundi soir, lorsqu'une chaîne du câble le diffusait et comme je n'avais rien de mieux à faire, je me suis installée dans le fauteuil et j'ai regardé ce film.

Je m'ennuyais déjà dès le premier quart d'heure... pas bon signe, hein ? Peut-être est-ce dû aux changements par rapport aux deux premiers films ? Déjà, l'action ne se situe pas en Egypte, il n'y a pas de momie egyptienne au passé tragique qui réssuscite grâce à une quelconque magie et qui revient dans l'Egypte d'aujourd'hui verser toute sa soif de vengeance... non, pas d'Imhotep. Nous avons à la place une momie chinoise, un empereur plutôt mauvais, sans scrupules, qui trahit et se fiche de la vie de ses inférieurs, qui se retrouve maudit par une sorcière dans la Chine Ancienne. Des siècles après, en 1947, on retrouve sa momie qui était très recherchée, ainsi que sa "cité" truffée de pièges comme on peut en trouver dans les pyramides dans les vieux films (et dans La Momie 1 et 2), jusque-là, même recette que les deux films précédents. Sauf que là, ce n'est plus le séduisant et brave Rick O'Connell qui retrouve cette momie, ni sa femme passionnée des momies et de l'Egypte Ancienne, mais leur fils maintenant adulte : Alex.

J'aime tout ce qui est en rapport avec l'Egypte Ancienne, l'histoire, l'art et toussa, donc j'ai peu aimé ce changement de pays et de décors (et encore, ils prévoient une Momie 4, et au Pérou, et une Momie 5 on-ne-sait-où), j'aurais pû appréçier le paysage, l'art et l'histoire de la Chine Ancienne, mais niveau décors et histoire/art, c'était fade. Je n'ai rien ressenti au niveau du personnage d'Alex (il apparaissait dans le second film en tant qu'enfant... là où il m'était plus sympathique), je ne l'ai ni aimé, ni pas aimé, rien du tout. Je ne voyais rien de ses parents en lui. Comme pour le jeu d'acteur de celui qui joue Rick O'Connell, je n'ai pas été éblouie comme les deux films, il m'a laissé ni chaud, ni froid, même si c'était sympa de retrouver quelques-unes de ses répliques. Sinon, j'ai été déçue de voir que l'actrice qui jouait Evelyn O'Connell (Rachel Weisz) n'a pas repris son rôle, à la place, nous avons Maria Bello. Plutôt pas mal, son jeu d'actrice, mais elle fait plus grande dame classe que Madame O'Connell, j'ai regretté l'absence de Rachel Weisz que je trouve plus jolie et convaincante. Un peu déçue aussi de moins voir Jonathan, le frère d'Evelyn, qui est l'un des personnages que je préfère, il n'a pas eu un grand rôle en tant que personnage secondaire contrairement au 1 et 2 (je sens que je n'arrêterais pas de comparer les deux premiers films au troisième...), enfin, c'était toujours agréable de le revoir, lui et ses répliques (Le traditionnel 'Je hais les momies !') et j'ai appréçié le clin d'oeil face aux précédentes aventures (quand il a nommé son bar 'Imhotep', le nom de la momie combattue deux fois). Un peu déplorable sinon de ne pas voir Ardeth Bay, le Med Jai, mais puisque l'histoire ne se situe pas en Egypte, ça peut se comprendre...

Ce que j'aime dans 'La Momie', c'est l'action, les effets spéciaux et l'humour surtout... le charme n'a pas opéré ici, ce film qui ressemble plus à un pâle copier-coller des deux autres, il y a rien de nouveau, l'humour n'est plus si drôle, l'action est exagérée, un scénario léger... moins de mordant en gros. Pas convaincue du tout par le nouveau méchant, les méchants ne sont pas si affreux que ça par rapport à Imhotep et le Roi Scorpion. L'histoire d'amour avec Alex et sa jeune chinoise qu'on sent arriver à cent kilomètres, des scènes un peu trop exagérées (j'ai halluciné lorsque j'ai vu apparaître ces yétis géants commandés par la chinoise-dont-je-ne-me-rappelle-plus-le-nom). Il n'y a pas de rythme, l'action arrive trop vite et le film se termine trop vite, j'ai été étonnée de voir que ce film ne durait pas longtemps contrairement aux autres.

Bon, divertissant quand même, ça se laisse regarder, mais je n'ai pas été convaincue. Où est passé le charme des deux premiers films ? Est-ce dû au changement de producteur ? (c'était Stephen Sommers qui a produit La Momie 1 et 2, ça s'explique peut-être par ça...), une histoire de momie moins sombre et moins effrayante. Bien mais sans plus, et dire qu'une Momie 4 (au Pérou, comme annonçé à la fin) et une Momie 5 sont prévues... ohlala... on verra bien ce que ça donnera !


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L'empereur Er Shi Huangdi, 'l'empereur dragon', qui maîtrise des élèments de la Terre.


Extrait/Citation :


JONATHAN CARNAHAN : Vous ne pouvez pas vous empêcher de ramener des momies à la vie n'importe où où vous allez ?