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mardi 19 février 2013

Le Rite.


Le Rite/The Rite,
Réalisé par Mikael Hafström.
114 min/2h07min
Sorti en 2011.




Avec : Anthony Hopkins, Colin O'Donoghue, Alice Braga, Ciaran Hinds, Toby Jones, Rutger Hauer, Marta Gastini...




Emprunt médiathèque.








Synopsis :

Inspiré de faits réels, Le Rite suit la trajectoire d'un séminariste sceptique, Michael Kovak, qui assiste à contre cour à des cours d'exorcisme au Vatican. A Rome, il rencontre un prêtre peu orthodoxe, le père Lucas, qui lui présente la face sombre de sa foi... 


Mon avis :


S'il y a bien un genre de film que j'évite de regarder, ce sont les films d'horreur. Pas ma tasse de thé, sans compter que je suis facilement effrayée et limite parano le soir dans mon lit, il m'en faut peu pour me faire peur... j'étais déjà un peu traumatisée par certaines scènes de la saison une de Supernatural et par une scène du Bram Stoker's Dracula de Coppola. Mais Le Rite me tentait... peut-être parce que les histoires d'exorcisme et de paranormal m'intéressent et que ce film n'avait pas l'air d'être bien traumatisant. De plus, c'était une occasion de faire plus ample connaissance avec Colin O'Donoghue que j'ai découvert dans la série Once upon a time où il joue Killian Jones, plus connu sous le nom du capitaine Crochet, et en le suivant sur Twitter, cet homme m'a l'air d'être plutôt sympathique et agréable, j'avais envie de le découvrir ailleurs que dans Once upon a time...

Ce film suit la trajectoire de Michael Kovak. Fils d'un croque mort et croque mort lui-même, il se lasse pourtant de cette vie et souhaite changer de vie, de travail ; son nom ne lui permettant néanmoins que l'accès aux métiers de croque mort ou de prêtre, Michael se lance sans grand enthousiasme dans les études religieuses pour entrer dans les ordres et reçoit d'excellents résultats... le seul problème est son manque de foi qui lui fait envisager de lâcher ses études au bout de quatre ans. Son supérieur, le père Matthew, voyant un talent en Michael qui n'attend qu'à être connu et exploité, refuse sa démission et, tentant de le faire changer d'avis, lui suggère de s'envoler pour Rome, direction le Vatican, pour suivre des cours d'exorcisme. A contrecœur et l'esprit sceptique, Michael se pli à cette décision mais ne peut s'empêcher de tout ramener à la science et de laisser parler ses doutes et non sa foi. Remarquant cela, le Père Xavier, au Vatican, décide d'envoyer Michael chez le Père Lucas pendant ses séances d'exorcisme...

Ce film ne révolutionne pas dans le genre, ce n'est pas le premier film d'exorcisme qu'on voit et ce n'est certainement pas le dernier et si Le Rite ne figure pas parmi les films de ce genre qui sont inoubliables ou spectaculaires ou effrayants dans le genre traumatisant, je me suis surprise à aimer ce film. Ce énième film sur les exorcismes et possessions démoniaques est le tout premier que j'ai vu et je suis contente que ce soit celui-là car il ne fait pas et ne recherche pas le spectaculaire ou l'épouvante, et j'ai beaucoup aimé cet aspect. C'est en partie parce que je suis une grosse peureuse, mais aussi parce qu'il évite les clichés des films d'exorcisme classiques (je ne les ai pas vu, comme je l'ai dit Le Rite est le premier que j'ai vu, mais après en avoir tellement entendu parler et vu des extraits...), l'un des Pères le dit lui-même : non, pas de vomi vert, d'individu qui marche sur les murs ou à l'envers, rien de tout cela... même si l'on n'échappe pas à certains symptômes habituels de possession démoniaque (le possédé qui a un comportement étrange, qui est révulsé à la vue d'objets sacrés, qui parle une langue qu'il ne parle et ne maîtrise pas, une tête ou des bras, jambes qui se tordent de façon un peu bizarre).

La réalisation est, je dirais, réaliste, adroite, avec une bonne mise en scène et des acteurs crédibles. On ne remet pas en doute le talent incontesté d'Anthony Hopkins qui est passé maître dans l'art, sa réputation n'est pas à douter, il est parvenu à me donner des frissons, et je l'ai trouvé très convaincant dans son rôle de Père exorciseur. Quant à Colin O'Donoghue, je ne crache pas non plus sur son jeu d'acteur, comme je l'ai dit, c'est un acteur pour lequel je me prend d'affection. Si je l'aime en capitaine Crochet, je l'ai bien aimé dans le rôle de Michael Kovak, jeune homme qui ne recule pas face au danger et, avec ses doutes, son scepticisme, son manque de foi et son esprit scientifique, il est un peu comme nous : même face à des preuves, on se questionne toujours, on remet en cause sa foi, on doute, on préfère utiliser de logique au lieu de penser immédiatement au surnaturel. Il a du mal à y croire au début, son changement se fera petit à petit tout au long du film. C'est progressif, ça ne vient pas d'un coup. Il restera longtemps sceptique avant de se retrouver victime de visions étranges, malsaines... la vision d'un mulet noir aux yeux rouges, des bruits de pas, un rire angoissant. Il ne sait plus ce qu'il lui arrive, ce qu'il vit, ni ce qu'il fait à Rome, puis des flash-back de sa vie lui reviennent puis lui viendra la terrible évidence que le Diable existe, or dans la logique, si on croit au Diable, on croit aussi en Dieu et ce n'est qu'en croyant en Lui que Michael aura le pouvoir de chasser le démon.



- Michael Kovak (Colin O'Donoghue) 
et le Père Xavier (Ciaran Hinds) -


Pourtant, ce film n'a rien d'exceptionnel, et ceux habitués aux classiques films d'exorcisme seront sans doute déçus par Le Rite car il ne fait pas et ne cherche pas l'épouvante ou le spectaculaire mais pour moi, c'est tant mieux, ce n'est pas ce que je voulais ou cherchais dans ce film et l'avantage de ce film c'est qu'il fait davantage dans la plausibilité, sans clichés, c'est réaliste (enfin, si on oublie un peu l'invasion de grenouilles, et le personnage principal qui croit voir l'espace d'un instant un mulet aux yeux rouges dans la neige), plausible... enfin, il faut dire que c'est à l'origine inspiré d'une histoire vraie. Je ne l'ai su qu'en lisant les notes de fin (là où je me suis dit "de quoiiii ? parce qu'en fait, c'est tiré d'une histoire vraie, ce truc ?"). Donc ce film est sans doute moins spectaculaire au niveau des effets spéciaux mais meilleur dans la psychologie... c'est comme... un thriller psychologique, plus qu'un film d'horreur car à part un sursaut, quelques frissons et la tension qui grimpe un peu, c'est loin d'être traumatisant. On a un combat entre la croyance et la logique, le Diable existe-t-il vraiment où est-il uniquement en chacun de nous par les actes odieux que les Hommes peuvent faire ? La source du mal ne viendrait-elle pas plutôt des péchés des hommes plutôt que d'un esprit démoniaque qui existerait et hanterait les hommes ?

Donc, le côté psychologique était intéressant, après tout, Michael n'est qu'un homme, en proie à des doutes, qui a ses incertitudes et qui, même en face du paranormal, cherchera encore des explications rationnelles ; alors même si ce genre de film n'est pas nouveau, la petite nouveauté chez celui-ci peut être le rajout d'un personnage principal plein de doute, qui ne sait pas ce qu'il y a à combattre, à affronter. Bien-sûr, c'est manichéen dans le fond, dans le sens où ne pas croire au Diable ne nous protège pas de lui mais que croire en Dieu peut nous protéger du Diable, qu'on acquiert une force pour chasser le mal, et que la foi est importante... c'est la sempiternelle lutte des serviteurs de Dieu contre le Diable et les forces du mal ! Sinon, les autres acteurs ne sont pas en reste et sont bons dans leur prestation, surtout celle qui joue le personnage d'Angelina, la journaliste ; mention spéciale aussi pour les cours au Vatican sur les démons et les exorcismes !

En conclusion : ce film ne fait pas dans l'originalité, les habitués de ce genre de film peuvent être déçus par le peu d'effets spéciaux et d'épouvante et j'imagine qu'Anthony Hopkins a eut de meilleurs rôles, l'histoire n'est pas nouvelle, ni originale mais on entre dans le vif du sujet, les deux heures se visionnent bien et sans problème, on les voit passer sans s'ennuyer et la prestation d'Anthony Hopkins n'est pas à louper, ni celle de Colin O'Donoghue qui gagne à être connu ; l'histoire est plausible, bien ficelée, le côté psychologique est intéressant, la tension est palpable... après, on aime ou on aime pas, c'est en fonction de ses goûts... et de ce qu'on croit, ou pas. Pour ma part, si ce n'était pas un coup de coeur, ce fut une agréable surprise !



- Le Père Lucas (Anthony Hopkins), Michael Kovak 
(Colin O'Donoghue) et Rosaria (Marta Gastini) -



Extrait/Citation :


"Ne pas croire au Diable ne vous protégera pas du Diable."
- Le Père Lucas (Anthony Hopkins) à Michael Kovak (Colin O'Donoghue)

dimanche 23 décembre 2012

Poulet aux prunes.


Poulet aux prunes,
Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
91min/1h33min.
Sorti en 2011.


Avec : Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani, Eric Caravaca, Jamel Debouzze, Isabella Rossellini...










Synopsis :

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...



Mon avis :

Je connais les oeuvres de Marjane Satrapi depuis mon visionnage de Persépolis, qui m'a amené à lire la bande dessinée d'origine ; depuis, je découvre d'autres oeuvres de l'auteur, si je peux. Jusqu'à présent, tout ce que j'ai lu d'elle était ses deux BD : Persépolis et Poulet aux prunes ; j'étais contente lorsque j'ai entendu parler d'une adaptation au cinéma de cette dernière, même si le fait que ce film délaissait les animations en noir et blanc pour un film avec un décor et des acteurs en chair et en os. Ainsi lorsque ce film a été diffusé la semaine dernière, j'ai tenté le coup d'oeil.

Ce film est presque biographique car il retrace les derniers jours de Nasser Ali Khan, l'oncle de Marjane Satrapi, qui se laisse mourir après que sa femme, dans un excès de colère, ne brise le précieux violon de Nasser, pour qui la musique et son cher violon sont sa vie. Incapable de retrouver un violon qui produise le même son que celui qui a été brisé, Nasser perd toute envie de vivre. Déprimé, il estime que se laisser mourir serait la solution. Et, dans l'attente de la mort, Nasser se remémore ses souvenirs, son passé, son premier amour, sa famille, son don pour la musique...

Ce film n'a certes pas été le mini coup de coeur que j'ai eu avec Persépolis, mais ce fut une agréable découverte et ce, même si Marjane Satrapi a délaissé ici les dessins. Si l'histoire, puisque j'ai lu la BD bien avant de découvrir le film, n'est pas une surprise pour moi, j'ai aimé la redécouvrir avec cette réalisation. L'histoire est toujours aussi belle, émouvante et mélancolique sans être dépressive à souhait, avec une petite touche d'humour que je ne me rappelle pas avoir vu dans la BD (en même temps, ma lecture de la BD remonte à il y a environ dix mois, j'ai du oublier quelques éléments)  et qui est très appréciable. La présence de Jamel Debouzze en marchand était une surprise pour moi, mais j'ai bien aimé son personnage et surtout l'humour qu'il apporte ; les scènes montrant le futur des enfants de Nasser étaient également comique et faisaient assez sitcom américaine.

Ce film grave, ponctué de scènes comiques, est, pour moi, une réflexion sur l'art, l'artiste, sur l'homme et sa vie, sa façon de la concevoir alors qu'il est aux portes de la mort. J'imagine qu'une personne fini toujours par voir la vie, et en particulier la sienne, quand elle est sur le point de mourir ; ici Nasser se remémore son amour perdu, avec qui il aurait du passer sa vie, sa famille avec des enfants avec qui il ne se sent plus très proche qu'avant et une femme qu'il n'a jamais aimé, son frère si brillant, sa mère, le rôle de la musique dans sa vie. J'ai aimé le fait que, dans ce film, l'inspiration du musicien vienne des émotions, surtout celles qui font souffrir. Heureux et amoureux, Nasser produisait de la bonne musique, mais ça s'arrêtait là ; le coeur brisé, sa musique s'en ressent et il produit une mélodie magnifique, sa musique retranscrit son amour perdu et brisé.

Le film est donc agréable à regarder, ça se laisse regarder sans contrainte, mais ce que je retiendrais le plus dans le film, c'est les dernières minutes, mais plus particulièrement, les scènes avec Azraël, l'ange de la mort, qui a ici (comme dans l'oeuvre dont le film s'inspire) une apparence... comment dire... inhabituelle ? originale ? Bref, loin de l'image de la Faucheuse ou celle d'un ange avec les plumes, l'auréole et le reste. Sinon, on retrouve aussi dans ce film des références à la culture iranienne, orientale. Et c'est durant huit jours qu'on suit Nasser, huit jours qui sont huit occasions de nous proposer une réflexion sur la vie, la mort, la famille, l'art... entre humour et drame. Ce film propose une belle philosophie sur le musicien, sur l'artiste en général, souvent incompris, qui vit dans un autre monde lorsqu'il exerce son art. Que dire d'autre à part que j'ai bien aimé ce film poétique et mélancolique ? A part que je ne comprends pas le fait que, dans le film, l'instrument de Nasser est un violon alors que dans la BD, il s'agit d'un tar, je sais que le tar est un instrument assez méconnu mais est-ce une raison... ?

- Nasser Ali Khan (joué par Mathieu Amalric)
et Irâne, son premier amour (jouée par Golshifteh Farahani) - 

mercredi 19 septembre 2012

Melancholia.

Melancholia,
film réalisé par Lars von Trier.
2h10min.
Sorti en 2011.



Avec : Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Alexander Skarsgard, John Hurt, Cameron Spurr...










Synopsis :



A l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre
...
UNE BELLE HISTOIRE SUR LA FIN DU MONDE.

/ ! \ ATTENTION, BILLET REMPLI DE SPOILERS ! NE LISEZ PAS SI VOUS N'AVEZ JAMAIS VU LE FILM ET QUE VOUS SOUHAITERIEZ LE FAIRE UN JOUR / ! \




Mon avis :


J'ai entendu parler de ce film étrange pour la première fois, non pas à l'occasion du Festival de Cannes l'été dernier, mais sur la toile. Je trouvais le titre et la couverture très jolis et attirants, et pourtant, en lisant le synopsis, ça ne me disait rien, je n'étais pas attirée, d'autant plus que j'avais du mal à me faire une idée générale de ce que pouvais bien raconter le film ! Néanmoins, je me suis dis que si, un beau jour, j'avais l'occasion de tomber dessus (à la médiathèque ou dans un vidéo-club), je le visionnerais par simple curiosité ; puis figurait dans ce film Kirsten Dunst, une actrice que j’apprécie beaucoup et que j'ai eu l'occasion de "rencontrer" dans des films que j'aime beaucoup : Jumanji, Entretien avec un vampire, Marie-Antoinette et à la rigueur Spider-Man. Figure aussi dans la casting Charlotte Gainsbourg, mais à l'instar de ma mère, je ne suis pas très familière avec cette actrice, voir ce film était une occasion pour moi de la découvrir, et je dois dire que les deux actrices ont admirablement joué !



Alors, Melancholia, c'est un film qui se divise en deux parties. La première partie se centre sur Justine, tout juste mariée à Michael, et en route vers la demeure de sa soeur, Claire, chez qui est donnée la réception de son mariage. C'est alors qu'elle remarque dans le ciel une étrange étoile rouge. Elle a à peine le temps d'y penser, elle est déjà en retard pour la réception, la famille et les amis attendent ! Il faut dîner, danser, couper le gâteau, écouter les discours des invités... tout un beau mariage bien orchestré qui étouffe une Justine qui peine à s'échapper de ses invités, au grand désarroi de sa soeur aînée, Claire. La seconde partie est, quant à elle, consacrée à Claire, quelques jours après le mariage de Justine. Dans sa grande et belle demeure en pleine nature, Claire ne peut s'empêcher de s'angoisser pour sa soeur, et au sujet de cette étrange et belle planète nommée Melancholia qui se dirige peu à peu vers la Terre. John, son mari, se veut optimiste : scientifique passionné, il assure que Melancholia ne fera que passer près de la Terre et continuer ainsi sa route ; après tout, elle est bien passée près de Vénus et Mercure sans entrer en collision avec elles, pourquoi diable s’inquiéter et écouter les autres scientifiques, porteurs de mauvaises nouvelles, juste bons à inquiéter la population avec leurs messages erronés annonciateurs de malheurs ? En science, il y a toujours une marge d'erreur à considérer, selon John qui prépare joyeusement télescope et autres appareils pour pouvoir observer le merveilleux spectacle qu'offre l’avancée de Melancholia. Mais Claire ne peut s'empêcher de s’inquiéter et redoute avec angoisse le jour du passage de Melancholia...



Ce film se centre sur deux soeurs : Claire et Justine, qui sont à la fois proches (Claire qui s'occupe d'une Justine fragile, qui la défend contre les critiques de son mari, qui l'aime, la protège) mais si lointaines, elles ont deux tempéraments opposés et pourtant, on sait si peu de choses sur elles et leur famille. Justine semble être la soeur la plus fragile, c'est la cadette rongée par un mal profond et obscur, on la sent dépressive, mélancolique tout au long de son mariage. Un mariage si bien orchestré dont elle retarde chaque étape de son propre chef. La première partie laisse vraiment une impression de spleen, de mélancolie, de dépression. Justine a l'air d'être une mariée rayonnante, qui aime son mari, qui sourit à la vie, accueille ses invités, plaisante mais au fur et à mesure que la réception avance, on s'aperçoit du contraire. Les yeux dans le vague, l'allure dépressive, on la sent mal à l'aise, comme si elle n'était pas à sa place, qu'on la forçait dans ce rôle de jeune mariée heureuse et épanouie. Je l'ai senti comme ça. D'ailleurs, l'une des images de l'intro nous montre une Justine en robe de mariée, sublime, mais flottant sur l'eau, tenant toujours son bouquet, semblant se laisser emporter par les flots, avec indifférence. Ca m'a un peu rappelé les nombreux tableaux reprenant la mort par noyade d'Ophélie, dans Hamlet : la jeune Ophélie, son corps flottant sur l'eau, avec des fleurs autour d'elle.



Kirsten Dunst
a joué à merveille son personnage, elle était tout simplement sublime ! J'ai bien ressenti toute la mélancolie, le malaise que pouvait éprouver ce personnage, sans savoir ce qui la perturbait. On savait que quelque chose n'allait pas chez Justine, sans savoir quoi. Elle a tout pour être heureuse pourtant : un beau mari, tendre, gentil et compréhensif (joué par l'acteur qui incarne le beau vampire-viking Eric Northman dans la série tv True Blood, miam !), un beau mariage, il y a tous les éléments réunis pour une belle réception dans un superbe château, une nuit magnifique, et elle a reçue une belle promotion dans l'agence de publicité dans laquelle elle travaille. Et pourtant... dans cette partie, on sent, tout au long de la réception, comme une certaine lourdeur, un certain malaise. Mais enfin, dans cette partie, on apprend à connaître un peu les personnages secondaires : la mère un peu amère, aigrie, qui a eu un mariage raté ; Jack, le patron de Justine, assez calculateur ; le père, un peu du genre coureur, foufou, plaisantin, il m'a un peu fait penser à Monsieur D, un de mes professeurs de la fac, un peu par l'apparence mais aussi pour sa manie de plaisanter, faire le farceur ; Claire, la soeur aînée qui semble être sévère, à cheval sur les règles mais qui tient vraiment à sa soeur ; John, le mari de Claire, le scientifique passionné qui a peu de patience avec la famille de Claire...



Dans la première partie, Claire semble être quelqu'un de plus fort tandis que Justine était la soeur fragile, mais plus on avance dans la seconde partie, plus on a l'impression que finalement, c'est l'inverse ; comme une alternance. Claire est déchirée entre son envie de voir guérir sa soeur et sa peur de voir Melancholia ravager la Terre, ça lui donne pas mal de crises d'angoisse, devant souvent prendre des calmants tandis que Justine reste sereine face à cette atmosphère de fin du monde. D'ailleurs, Claire doit bien être la seule à vraiment bien paniquer devant cette fin de la Terre, elle est très bouleversante, et c'est très compréhensible, car son mari est optimiste et sûr que rien ne leur arrivera, et si Justine et le fils de Claire sont conscient que ça va arriver, ils restent très passifs. Il y a un sacré changement entre les deux soeurs, il y a eu alternance des caractères entre les deux parties : dans la seconde partie, c'est Claire qui ressent le malaise, qui perd pied tandis que Justine est apaisée.


Claire est bien la seule à paniquer, pleurer, angoisser, montrer tout son désarroi, bref, qui est la plus réaliste car, en pleine fin du monde, ce serait pandémonium ! le chaos, la panique totale ! Et, dans ce film qui nous montre la collision inévitable entre la Terre et une autre planète, il n'y a que Claire et sa famille qui sont présents. Claire, son mari, son fils, et sa soeur. Personne d'autre. On est loin de la foule paniquée, des médias publiant mille et uns messages de catastrophe dans les journaux, la politique et la religion ne s'en mêlent pas. La famille est retirée en pleine campagne. Ici, point de chutes de météorites, de feu tombant du ciel, de météo inquiétante juste... des animaux qui, ressentant la fin, paniquent, un peu de neige qui tombe et Melancholia se rapprochant dangereusement. Même la collision se fait sans... feu, c'est comme si Melancholia absorbait la Terre. C'est... agréable, différent. On voit qu'on est vraiment loin des traditionnels films sur la fin du monde/l'apocalypse que peuvent produire les productions américaines !



Je ne sais vraiment que penser exactement de ce film. C'est sans doute l'un des films les plus étranges que j'aie jamais vu, original dans sa conception de la fin du monde, comment elle est abordée. Il n'y a aucune action, le film se déroule de manière lente mais le film joue de cela, c'était fait exprès ; ce n'est certainement pas un coup de coeur mais pas une déception non plus. C'est un film magnifique dans l'ensemble, lourd, assez mélancolique, donc fidèle à son titre. Nous avons une fin et une scène d'intro magnifiques, à couper le souffle ! On est loin des films hollywoodiens sur la fin du monde et c'est un changement agréable ! Une fin sublime, pas violente, qui nous rappelle les scènes de l'introduction. Le film est étrange, angoissant, mais je ne vais pas le nier : c'est beau, c'est intriguant, ce film nous donne des réponses sur les personnages comme il élève des questions (Justine et son étrange maladie, Justine et ce qui semble être, en fin de compte, un mariage arrangé mais pourquoi ? comment ?). Avec une belle soundtrack qui prend aux tripes ! Dans une atmosphère en huis-clos : tout le monde semble ignorant de la situation, au début, la famille est coupée du monde, dans leur beau château (magnifique château ! Il s'agit du château de Tjolöholm, qui se trouve en Suède), isolé en pleine nature.



Sans tomber dans le pathos, ça reste assez bouleversant, choquant ; sans avoir eu de réaction particulière, j'ai quand même été scotchée au film, j'ai ressenti le malaise, comme un sentiment dérangeant tout au long du film tandis que Melancholia s'approche, que les personnages soient eux-même atteints de mélancolie. Les images sont splendides ; comme les personnages, on est hypnotisé par Melancholia, on la contemple avec prudence, émerveillement et angoisse. Ce n'est pas un film qui peut plaire à tout le monde tant c'est particulier. C'est lent, c'est étrange mais original, c'est beau, c'est déroutant, ce film donne (au niveau des personnages) des réponses autant qu'il donne des questions sans réponse. D'autant plus, il ne faut vraiment pas être déprimé pour voir ce film, mieux vaut être en forme sinon on en ressort déprimé ou endormi ! Ca a failli m'arriver, mais tout ce que j'ai eu, c'était la migraine ! Mais finalement, j'ai suffisamment accroché pour terminer ce film, le continuer car j'avais envie de découvrir la suite et fin. Bref, ce film n'est pas un coup de coeur, mais je n'ai pas été déçue. C'est un film étrange et beau à la fois, j'aurais du mal à l'oublier ! Vraiment prenant ! Néanmoins, comme dit précédemment, ce n'est pas un film qui peut plaire à tous...




Justine (Kirsten Dunst) et Claire (Charlotte Gainsbourg) dans le jardin de cette dernière.

Extrait/Citation :


CLAIRE : J'ai peur de cette stupide planète.
JOHN : "Cette stupide planète". Cette magnifique planète, tu veux dire. Au début, elle était noire. Maintenant, elle est bleue. Elle masque Antarès et se cache derrière le soleil. Chérie, ce sera l'expérience la plus étonnante de notre vie ! Elle sera là dans cinq jours et ne nous heurtera pas. Elle n'a pas heurté Mercure, comme prévu. Ni Vénus, comme prévu aussi. Et elle ne heurtera pas la Terre, on le sait. Regarde-moi : fais confiance aux scientifiques.
CLAIRE : Ils disent qu'elle nous heurtera.
JOHN : Non, c'est faux, pas les vrais scientifiques ! Les prophètes de malheurs, pour attirer l'attention ! Les vrais scientifiques sont unanimes. Melancholia passera tout près de nous. Ce sera un spectacle superbe. Je voudrais qu'on le regarde ensemble, au télescope... s'il-te-plaît...
CLAIRE : ... Non, je ne préfère pas
.

samedi 14 juillet 2012

La tête en friche.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdefilms/LaTeteEnFriche.jpg
La tête en friche/My Afternoons with Margueritte,
film de Jean Becker.
1h22min.
Sorti en 2010.



Avec : Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus, Claire Maurier, Maurane, François-Xavier Demaison, Sophie Guillemin...




Emprunt médiathèque.




Synopsis :


Germain, la cinquantaine, presque analphabète, se partage entre sa copine, ses copains de bistrot et son potager. Jusqu'à ce qu'il rencontre au jardin public Margueritte, une vieille dame très cultivée qui le fait entrer dans le monde des livres et des mots. Cette nouvelle amitié va bouleverser son rapport aux autres et à lui-même...


Mon avis :

J'aime beaucoup les livres qui parlent de livres, du monde de la lecture, j'en ai déjà lu, des livres de ce genre (Comme un roman de Daniel Pennac, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Annie Barrows et Mary Ann Shaffer, La voleuse de livres de Markus Zusak, voire même Matilda de Roald Dahl à la rigueur). C'est rare de trouver des films de cette catégorie, mais ça existe, comme La tête en friche par exemple, qui faisait parti de ma wish-list et que j'ai eu l'occasion de visionner après un emprunt à la médiathèque.


C'est l'histoire de Germain Chazes, la cinquantaine, jardinier, quasi-illétré et analphabète, dont sa vie ne ressemble à pas grand chose. Il vit encore chez une mère qui ne porte aucune affection pour lui, et passe son temps avec Annette, une chauffeuse de bus pour qui il ressent une affection profonde, et avec ses copains au bar. Un jour au parc, il rencontre une vieille dame nommée Margueritte (oui, avec deux 't') où les pigeons, auxquels Germain a donné un prénom pour chacun d'entre eux et pourquoi ce nom à ce pigeon-ci, seront le premier sujet de conversation de ces deux personnes que tout sépare. Ils se parlent, tout simplement, s'observent, se sourient... et une amitié naît peu à peu, au fil des conversations, au fil des rencontres. Cette dame douce, calme et prévenante sera pour ce Germain de la campagne élevé à la diable, une amie fidèle, patiente et à l'écoute qui le métamorphosera, sans le savoir, grâce au monde des livres, des histoires et des mots. Peu à peu, Germain va se métamorphoser, s'intéresser aux histoires enfermées dans les livres, aux mots, à la lecture, il va découvrir son monde à elle, il va se cultiver, s'éveiller... c'est le merveilleux récit d'une belle amitié qui leur fera franchir leurs obstacles sans pour autant les séparer de leur milieu social.


Cette métamorphose de Germain se fera, tout au long du film, entre les étapes de sa vie et des flash-back de son enfance où il fut rejeté par sa mère, moqué par ses professeurs et camarades de classes, stigmatisé par son manque de culture ; et encore, une fois adulte, malgré sa gentillesse  sa nouvelle compagne et la fidélité de ses amis, il ne parvient pas à comprendre sa mère et est parfois moqué pour son ignorance par ses amis du café du village, il est toujours "fâché" avec la culture. Sa rencontre avec Margueritte le changera. Elle lui fera découvrir le monde des livres, des phrases, des mots et lui, lui fera découvrir son monde, son potager. Lui s'ouvre à la lecture, à l'imaginaire, à l'affection et au respect de l'autre et elle trouvera une famille de coeur en la présence de Germain. Comme le dit Germain, c'est une rencontre pas ordinaire, entre amour et tendresse ; une rencontre improbable entre deux personnes différentes mais qui se retrouveront liées malgré tout. C'est vraiment là le point fort et tendre du film : une belle et forte amitié entre deux personnes improbables. Les personnages sont attachants et attendrissants et les acteurs sont très à l'aise dans leurs rôles. Malgré son apparence et ses airs bourrus, Gérard Depardieu donne à Germain sa fragilité intérieure, sa sensibilité, sa naïveté et Gisèle Casadesus nous montre un personnage solide, tendre et fiable.

Ce film n'est pourtant pas un coup de coeur, je dirais juste que, pour moi, c'est un film bien gentillet. Tendre, sympathique mais sans plus, pas franchement exceptionnel. Il ne dure pas trop longtemps donc on a pas le temps de s'ennuyer. C'est tout beau, tout gentil, tendre comme tout, bref, bien gentillet mais avouons-le : ça fait du bien de temps en temps dans ce monde de brutes ! C'est reposant, c'est tendre, c'est parfois drôle ! Alors, certes, il ne m'a pas emballé plus que ça mais difficile de rester insensible au duo Depardieu/Casadesus et les personnages qu'ils forment ! Ce film nous fait vivre un moment très agréable, émouvant, léger. Un film avec des gens simples qui vivent une vie normale, quotidienne, sans violence, sans effets spéciaux mais juste de la tendresse, de la poésie, de la chaleur humaine, de l'amitié. Ca fait du bien de vivre ça de temps en temps, une vraie bouffée d'air pur ! Une histoire simple et touchante, sans être bouleversante ; un petit film simple, sans prétention, mais fort. On peut trouver ce qu'il faut, parfois, dans les "petits" films. On peut trouver de belles choses.


Ce film est aussi une belle leçon de vie car il comporte, selon moi, des scènes, certaines paroles, des idées qu'on aimerait retenir dans notre esprit. C'est aussi un bel hommage à la littérature, dont Margueritte ne peut se passer et qui devient pour Germain un échappatoire, un moyen de divertissement, de consolation, d'éducation... il parvient à s'instruire, à se plonger dans des histoires, à en réclâmer même, à s'échapper l'espace d'un moment des moqueries, de sa mère, de son quotidien. Et c'est là que prennent tout leur sens les mots de Montesquieu qui disait 'Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé' ou encore 'Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie.'. On a aussi l'occasion de retrouver quelques titres célèbres de la littérature : La peste, d'Albert Camus, que Margueritte lit à Germain ; La promesse de l'aube, de Romain Gary ; L'enfant de la haute mer, de Jules Supervielle et enfin Le vieux qui lisait des romans d'amour, de Luis Sepulveda... sans oublier le dictionnaire ! Bref, une belle introduction au monde de la littérature, des mots, de l'amitié, de la chaleur humaine.



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Germain (Gérard Depardieu) et Margueritte (Gisèle Casadesus).


Extrait/Citation :

"C'est une rencontre pas ordinaire, entre amour et tendresse, elle n'avait pas d'autre adresse, elle avait un nom de fleur, elle vivait au milieu des mots, les adjectifs tirés par les tifs, des verbes qui poussent comme des herbes, y'en a qui passent en force, elle est passé en douceur de mon écorce à mon coeur. Dans les histoires d'amour, y'a pas toujours que de l'amour, parfois... pff... y'a même pas de "je t'aime", pourtant on s'aime. C'est une rencontre pas ordinaire, je l'ai trouvé par hasard sur un banc de mon square, pas plus grosse qu'une colombe avec ses p'tites plumes ; elle était au milieu des mots, des noms communs comme moi, elle m'a donné un livre, puis deux, des pages qui m'ont éclaté devant les yeux. Meurs pas maintenant, t'as le temps, attends. C'est pas l'heure, ma p'tite fleur, donne-moi encore un peu de toi, donne-moi encore un peu de ta vie, attends. Dans les histoires d'amour, y'a pas toujours que de l'amour, parfois y'a même pas de 'je t'aime', pourtant on s'aime."


Narré par Germain (Gérard Depardieu).

samedi 27 août 2011

True Blood.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/TrueBlood.jpgSérie number nine : True Blood.


C'était obligé que je parle de cette série ! C'est sans doute la série que j'attends patiemment chaque été. Impossible que je ne classe pas cette série, c'est vraiment quelque chose cette série. Et même si ça ne fait que relancer en partie la mode des vampires depuis Twilight, je dois dire que True Blood s'éloigne radicalement des livres de Stephenie Meyer, ça a beau traiter de vampires et cie, ce n'est pas la même chose, loin de là !






Cette série, je l'ai découverte en 2009 je crois, où j'ai dévoré les deux premières saisons en une semaine, pour ensuite attendre la saison trois et jusqu'à aujourd'hui la saison quatre. Cette série reprend la série de bit-lit de Charlaine Harris : La communauté du sud, mais loin d'être un copier-coller des livres, cette série ne fait que reprendre l'idée de base des romans et les personnages. Il y a pas mal de libertés, je dirais même que la série est bien meilleure que les romans dans le sens où les personnages, même secondaires, sont mieux exploités et plus approfondis. Chaque saison pour un tome de La communauté du sud, avec pas mal de libertés, la série reprend l'idée de base.

La série commençant tout d'abord avec les vampires sur le devant de la scène, tout en traitant par la suite de nouvelles créatures surnaturelles qu'on découvre : des ménades, des loups-garous, des fées, des panthères-garous et des sorcières jusqu'à présent, avec toujours des vampires par-ci par-là, comment peut-il en être autrement ? Car Sookie Stackhouse, serveuse et télépathe de son état, tombe amoureuse d'un vampire nommé Bill Compton. D'abord méfiante et quelque peu effrayée, elle s'attache à son vampire d'amour. Les vampires ayant fait leur coming-out il y a peu, surtout grâce à l'invention d'une boisson : le True Blood, se présentant comme étant un substitu de sang pour les vampires qui pourront se nourir sans tuer mais pas tous les vampires se plient à cette régle et les humains eux-même se méfiant des vampires, ne voyant pas d'un très bon oeil l'arrivée de ces morts-vivants, cette impression se faisant plus ressentir dans les saisons une, trois et quatre. Dans le beau cadre de la Nouvelle-Orléans et la ville de Bon Temps que j'aime retrouver avec le bar-restaurant Chez Merlotte par exemple, nous suivons la jeune télépathe Sookie Stackhouse, parfois ses déboires amoureux avec Bill peuvent être agaçants, il faut dire que moi, je préfère de loin le beau vampire-viking Eric Northman, sheriff-vampire et tenant du bar pour vampire Fangtasia. Ce que j'espère, niveau romance, est la mise en place du couple Eric/Sookie, entre eux, il y aura plus d'étincelles que chez le Bill/Sookie. Sookie change sans le savoir Eric, vampire froid qui se fiche des autres et des humains. Il ne fait confiance qu'à son enfant vampire Pam, mais on ressent le changement alors qu'il fréquente de plus en plus Sookie, surtout dans la saison quatre. Par contre, dans la série, ça peut être assez violent dans le sens où certaines scènes peuvent choquer. C'est pas pour les enfants : scènes de sexe ou de combat, des tueries, du sang et des morceaux d'organes qui dégoulinent partout lorsqu'un vampire est tué... mieux vaut ne pas être trop prude et avoir peur de la vue du sang avec True Blood.

En plus de ça, des fins d'épisodes ou même de saison de terminant en véritable cliffhanger (fin à suspence), de quoi jouer avec les nerfs des spectateurs, des scènes croustillantes (Ericsookieericsookieericsookieericsookie), l'atmosphère et les décors de la Nouvelle-Orléans, nous plongeant en plein coeur de l'Amérique, de la Lousiane, divers créatures, un monde intéressant pour ces créatures comme les vampires avec leur hierarchie et leur politique, des enquêtes policières allant souvent vers le paranormal (concernant majoritairement vampires/sorcières/lycantrophes), chaque personnage même secondaire a son histoire, une place dans les épisodes. On s'intéresse à pratiquement tous les personnages. Bref, bref, bref, une très bonne série pour moi, que du bonheur.
 
 

Image tirée de la série avec les personnages d'Eric Northman et Pamela "Pam" Swynford de Beaufort, joués par  Alexander Skarsgard et Kristin Bauer.
 

samedi 30 juillet 2011

Charmed / House M.D.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/Charmed.jpgSérie number eleven : Charmed.
 
Alors, j'ai franchement hésité à la classer parmi mes séries préférées, mais finalement je l'ai fait, il faut dire que j'ai grandi avec cette série. Ce n'est certainement pas la première que j'ai regardé et adoré, mais celle-ci fut mon coup de coeur étant enfant et jeune adolescente, j'en étais fan. En plus du visionnage des épisodes de la série, j'avais quelques produits dérivés comme des livres, divers magazines, un oreiller, une taie d'oreiller, deux jeux de société, un débardeur, un collier et de parlons pas des nombreux posters qui ont pû orner ma chambre à l'époque ni le nombre de fois que j'ai pû écouter la chanson du générique How soon is now ? de Love Spit Love.
 
 
Alors Charmed... kesako ? En gros, ça commençe avec l'arrivée dans le manoir familial de la cadette d'une fratrie de trois soeurs, Phoebe rentre chez elle et en fouillant dans le manoir découvre un vieux grimoire dont elle lit la première formule. Cette formule était une incantation magique qui a réveillé les pouvoirs magiques des trois soeurs : elles deviennent sorcières comme le furent leur mère, grand-mère... Être une sorcière est loin d'être facile pour Prue, Piper et Phoebe, surtout que leurs pouvoirs ne doivent pas être mis au service du gain personnel mais à la lutte contre les démons et autres créature maléfiques attaquant sorcières et être humains... c'est en gros le résumé général même si la série se résume à bien plus, pensez donc avec huit saisons ! Et si à présent, ma préférence s'en est allée vers un autre jeune sorcier anglais à lunettes, j'ai toujours un faible pour la série. Pourtant, elle avait des défauts et avait commençé à perdre de sa superbe après la saison quatre, mais je regardais toujours avec plaisir même si après la saison quatre, Charmed n'était plus tout à fait ce qu'il était. L'ayant revisionné il y a quelques mois, c'est clair qu'après la saison quatre, les saisons étaient bien moins intéressantes que les premières et que tout çe ne tenait plus trop debout, ça se regarde toujours ; je dois dire que la série a gagné un certain regain d'intérêt au boût de la saison six (ou à partir de la fin de la saison 5 jusqu'à la saison 7) avec l'arrivée du personnage de Chris Perry, ce cher être de lumière du futur névrosé et mystérieux qui cache plein de secrets et de surprises. Ce personnage a vraiment sauvé la série, je crois même qu'il est devenu mon préféré de toute la série alors qu'avant, ma préférence allait vers la cadette des soeurs, Phoebe Halliwell, et au couple passionné et interdit qu'elle formait avec le beau démon Cole Turner (joué par Julian McMahon, miaaaaam <3).

Mes saisons préférées doivent être les quatre premières en plus de la sixième car les saisons 5, 7 et 8, c'était un peu exagéré, certes il y avait des choses et idées intéressantes mais ces saisons étaient moins entraînantes que les autres. Mais on a de tout dans cette série : des sorcières, des êtres de lumières (sortes d'anges gardien pour sorcières), des démons, des sirènes, des fées, des nains, une école de sorcellerie, des voyages dans le temps, des transformations, beaucoup de magie, beaucoup de couples dont certains intéressants, des personnages hauts en couleur, de la famille, des fantômes, des sortilèges et potions et j'en passe. Et si j'aimais bien Prue, l'idée d'une soeur cachée était intéressante, je la trouve plutôt bien Paige et l'on voit là l'évolution et le changement chez la famille Halliwell : Piper devient l'aînée, la cadette Phoebe se retrouve la soeur du milieu et doit prendre des responsabilités surtout que c'est Paige la benjamine à présent. Enfin bref, si la série est vieille, je trouve qu'elle vieillit plutôt bien, elle a gardé un certain charme, je ne sais pas si elle peut encore plaire mais ça reste une série sympathique malgrè ses quelques défauts.
 
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http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/DocteurHouse.jpgSérie number ten : Docteur House / House M.D.

J'avoue que je suis pas trop fan des séries hospitalières comme Urgence, Private Practice, Grey's Anatomy... cependant, je me suis beaucoup attachée à Docteur House. Je ne sais plus exactement comment j'ai découvert cette série ou qu'est-ce qui m'a décidé à visionner cette série mais franchement, j'aime ! Et si depuis la dernière saison, mon intérêt s'est quelque peu refroidi, j'aime toujours cette série. Et cette série vaut largement sa place parmi mes séries chéries  puisqu'elle se situe dans un hôpital avec une panoplie de médecins qui traitent de maladies et que pour me faire aimer une série hospitalière, ça relève du miracle.

Mais il faut dire que le docteur Gregory House n'est pas tout à fait comme les autres médecins. Si j'aime énormément le personnage, me faisant un peu rappeller un certain détective anglais (Sherlock Holmes), je ne voudrais certainement pas l'avoir comme médecin. Cynique, sarcastique, parfois froid, insolant avec peu de respect pour ses patients et confrères mais terriblement intelligent. Tel Sherlock Holmes, chaque maladie particulière d'un patient est comme une enquête policière. Recherche des symptômes, fouillage de la maison du patient pour vérifier si quelque chose a pû être à l'origine de la maladie, une maladie comme un criminel qu'il faut combattre, vaincre car ce genre de maladie réelles ou pas sont comme du jamais-vu, de véritables casses-têtes médicaux. House et son équipe ont parfois eu des vertes et des pas mûres. Il y avait vraiment des fois où je me demandais si ces cas médicaux, pour la plupart, étaient réels. Mais sérieusement, chaque cas médical est comme une enquête policière, les médecins de l'équipe de House vont même jusqu'à fouiller la maison du patient pour savoir s'il n'y aurait pas une chose qui aurait déclenché la maladie. Ca fait un peu penser à Sherlock Holmes, d'ailleurs la série s'en inspire un peu. House habite dans une maison portant le numéro 221b, il enquête pour les maladie, est aussi froid et cynique que lui, si ce n'est plus, joue un instrument de musique. House rappelle aussi le nom Holmes, tout comme Wilson celui de Watson et le docteur James Wilson étant le seul véritable ami de House, ça rappelle pas un peu l'amitié Holmes/Watson ? Je suis attachée à cette amitié House/Wilson, même si je trouve qu'on ne voit pas assez Wilson à mon goût, mon cancérologue juif favori.

En plus de Wilson, nous avons le patronne de l'hôpital Lisa Cuddy et les coéquipiers de House, à savoir Foreman, Chase et Cameron puis plus tard Numéro Treize, Taub, et d'autres. Voyant House comme Holmes, je dois dire que j'ai dû mal à le voir amoureux donc, désolée pour les fans mais le House/Cuddy ne m'attire pas plus que ça. Sinon, en plus des cas médicaux étranges, de l'humour, toujours de l'humour, parfois sarcastique, ironique, avec des répliques drôles et moqueuses, des moments drôles (Wilson ayant une faiblesse pour la gente féminine au grand dam de House qui est toujours du style Va-piquer-le-pote-d'un-autre chez une femme qui a le grapin sur Wilson) comme des moments tristes (la fin de la saison quatre avec Wilson et Amber, qu'est-ce que j'ai pû chialer !) et si mon intérêt s'est refroidi après la saison cinq-six, je suis toujours la série, ne serait-ce que pour le docteur Wilson ou les répliques à la House. Mais honnêtement, même si j'aime beaucoup la série, j'espère qu'elle s'arrêtera après la saison huit, déjà qu'un personnage récurant s'en va, elle s'éloigne des premières saisons, mieux vaut arrêter une bonne série tant qu'elle est encore une bonne série, avant que ça commençe à dérailler.

vendredi 29 juillet 2011

Sex and the city / Desperate Housewives.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/SexAndTheCity.jpgSérie number thirteen : Sex and the city.

Sex and the City, c'est ce que je suivais le vendredi soir sur M6 avant de m'acheter les coffrets des six saisons. Ce n'est certes pas du grand art quand je revisionne, mais ça reste l'une des séries que je prends plaisir à revisionner les soirs quand je m'ennuie, c'est très divertissant. C'est un excellent passe-temps, pas de prise de tête, juste du plaisir à l'écran même si maintenant que j'y repense, 30 minutes par épisode ce n'est pas assez. Il faut dire que les séries que je suis depuis un-deux ans durent 40 minutes minimum, 90 minutes maximum pour un épisode alors, sûr que pour moi, 30 minutes c'pas grand chose, mais je ne chipoterai pas là-dessus.

 
Sex and the city est une chronique tenue par la journaliste Carrie Bradshaw dans le New York Time. Elle y tient des chroniques sur le sexe et sur les relations amoureuses, s'inspirant de sa propre expérience mais aussi celles de ses trois meilleures amies vivant elles-aussi à New York : la business woman nymphomane Samantha Jones, femme d'âge mûr vouant une passion au sexe et aux hommes beaux et sexy ; la galleriste d'art fleur bleu pour qui amour rime avec toujours, Charlotte York, jeune romantique rêvant aux mariages parfaits avec enfants et animaux de compagnie ; et enfin l'avocate terre à terre, pessimiste au sujet de la gente masculine, Miranda Hobbes. Ces quatre amies sont belles, brillantes, indépendante et ont tout ce qu'elles veulent, sauf le partenaire idéal, s'il existe. Cupidon semble avoir baissé les bras pour la ville de Manhattan où, dans toute cette jungle new yorkaise, l'amour semble avoir laissé place aux parties de jambes en l'air. Il suffit de voir Miranda pour qui chaque homme est un microbe, un cas désespéré et que l'homme parfait n'existe pas ; et Samantha qui ne voit chez les hommes qu'un moyen de satisfaire ses désirs sexuels. A l'inverse de Charlotte qui recherche son prince charmant, quant à Carrie, elle se contente de relations amoureuses et sexuelles avant de rechercher, plus tard dans la série, au fur et à mesure qu'elle revoit ses priorités en avançant dans sa trentaine, un homme avec qui vivre sa vie.

C'est une série tirée des chroniques de Candace Bushnell, chroniques réunies en un recueil qui a repris le même nom que la série et que j'ai déjà lu, et je dois avouer que ma préférence va à la série, la série ne faisant que reprendre quelques anecdotes et chroniques du roman. Mais cette série est un vrai rafraichissement, n'empêche, qu'est-ce qu'elle devait choquer à l'époque ! Je crois même que ça devait être une des premières séries du genre, à parler du sexe sans tabous. On a des personnages hauts en couleur, avec parfois des tenues assez... euh... trop, quoi, mais c'était les années 1990 ! Mais je pense que certaines choses dans la série auraient pû être plus approfondies et certaines relations amoureuses finissent de façon idiote et puérille, heureusement que les héroïnes gagnent en profondeur et maturité par la suite, à un point où Samantha sera horrifiée de constater qu'elle aussi peut tomber amoureuse, où Miranda ravalera certaines de ses convictions sur les hommes, où Charlotte s'aperçevra que les mariages ne sont pas toujours joyeux et parfaits, et même Carrie qui finira par rechercher quelqu'un avec qui passer sa vie au lieu de toujours sortir et baiser pour le fun.

Le temps de six saisons, nous assistons donc à leurs aventures contemporaines, entre états d'âmes et frasques sexuelles. Dans l'ère de l'innocence perdue, Carrie jette un regard drôle et lucide sur la société new yorkaise, tout en conservant son attachement profond pour la ville, entre elle et New York, c'est une grande histoire d'amour après tout. Et puis, il faut dire que les personnages sont attachants (les hétéros comme les homos, rien qu'Anthony le styliste ou Stanford) et que certaines répliques sont justes géniales, quoi ('Tu es fiançée avec lui et tu n'as pas encore couché avec ? Chérie, quand on achète une voiture, il faut l'essayer avant !' réplique d'ailleurs reprise dans Desperate Housewives, saison trois ;)) même si la fin de la série respire un peu trop le heureux-pour-toujours-et-tout-le-monde-est-casé et que ça manque de matûrité et de profondeur au début, mais ça reste une série excellente que je ne me lasse pas de revoir.

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http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/DesperateHousewives.jpgSérie number twelve : Desperate Housewives.

Franchement, je ne pouvais pas y échapper ! Il y a deux-trois ans, j'aurais sans doute plaçé cette série en première position, mais j'ai eu entre deux un énorme coup de coeur pour d'autres séries télévisées que vous retrouverez plus tard dans un autre article. Mon intérêt et mon attachement pour mes nouvelles séries fétiches ont quelque peu dépassé celui pour Desperate Housewives, mais qu'importe ! J'adore cette série ! Beaucoup ont succombé au charme de la série d'ailleurs, donc je ne fais pas dans l'original. Cette série n'a d'ailleurs rien d'original, elle reprend les recettes d'autres séries dont je ne me rappelle plus le nom à part Sex and the city.
 
 
J'ai commençé à regarder cette série l'année de sa parution en France en 2006, sur la chaîne M6, et j'ai accroché depuis la première saison. Wisteria Lane, banlieuse chic, belle, avec de jolies maison, un quartier calme et paisibles, les gentils voisins, l'herbe toujours verte... presque le Paradis ! Sauf qu'à chaque saison, nous avons forçément un voisin avec un lourd secret qui finira par être révélé peu à peu, surtout à cause de quelques voisines très curieuses : la maladroite mais adorable Susan Mayer, divorçée et maman d'une jeune adolescente sage et studieuse ; Lynette Scavo, ancienne employée modèle d'une grande entreprise qui a choisi de démissionner pour être maman au foyer de... trois petits monstres dont un bébé ; Bree Van de Kampt, la perfectionniste douée en cuisine et pour les tâches ménagères ; Gabrielle Solis, ancien mannequin venue s'installer à Wisteria Lane après son mariage ; Edie Britt, la blonde pulpeuse, croqueuse d'hommes, garce à ses heures perdues. Donc oui, tout est beau, tout est gentil à Wisteria Lane, la ville parfaite avec ses habitants parfaits avec des secrets et/ou une vie privée pas si parfaits que ça.

Des problèmes communs (problèmes de couples/avec les enfants/au boulot/la famille) aux secrets les plus lourds. Des cadavres cachés, un secret honteux ou j'en passe des meilleures. A chaque série, un secret d'un voisin, si possible un mort par-ci par-là d'un personnage plus ou moins important, les personnages principaux qui ont chacun un problème car si tout était rose bonbon, la série serait moins intéressante, le tout dans une banlieue chic. Même recette mais ça fonctionne, je ne m'en lasse pas encore. Chaque personnage est attachant à sa manière, parfois on ne trouve le dénouement de l'histoire qu'à la toute fin, parfois on devine avant mais c'est toujours intéressant avec une panoplie de personnages tout aussi intéressants. Pour ma part, je préfère Lynette Scavo, pauvre maman desespérée mais drôle, cynique et sournoise à ses heures perdues, mais toujours amicale, agréable et sympathique et que pour être maman de trois garçons turbulents et d'un bébé avec un mari toujours au boulot sans tomber dans la déprime totale, il faut être sacrément tenace. Pour les couples, je me penche vers qui-se-ressemble-s'assemble avec Bree et Orson et aussi les-contraires-s'attirent avec la maladroite Susan et le beau plombier Mike Delfino...

Bref, cette série c'est du bonheur, c'est sympathique, drôle ou triste (depuis la saison trois-quatre, c'est obligé : il y a un épisode spécial catastrophe, mais même avant on avait le droit avec des moments tristounets, ne serait-ce qu'avec la mort de certains personnages, la musique aidant beaucoup), j'espère que les producteurs continueront à nous enchanter et à nous surprendre, tant qu'à faire ! Car si la célèbre série peut perdre de sa superbe parfois, que la recette est toujours la même, ça fonctionne et c'est très sympathique !