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mardi 19 février 2013

Le Rite.


Le Rite/The Rite,
Réalisé par Mikael Hafström.
114 min/2h07min
Sorti en 2011.




Avec : Anthony Hopkins, Colin O'Donoghue, Alice Braga, Ciaran Hinds, Toby Jones, Rutger Hauer, Marta Gastini...




Emprunt médiathèque.








Synopsis :

Inspiré de faits réels, Le Rite suit la trajectoire d'un séminariste sceptique, Michael Kovak, qui assiste à contre cour à des cours d'exorcisme au Vatican. A Rome, il rencontre un prêtre peu orthodoxe, le père Lucas, qui lui présente la face sombre de sa foi... 


Mon avis :


S'il y a bien un genre de film que j'évite de regarder, ce sont les films d'horreur. Pas ma tasse de thé, sans compter que je suis facilement effrayée et limite parano le soir dans mon lit, il m'en faut peu pour me faire peur... j'étais déjà un peu traumatisée par certaines scènes de la saison une de Supernatural et par une scène du Bram Stoker's Dracula de Coppola. Mais Le Rite me tentait... peut-être parce que les histoires d'exorcisme et de paranormal m'intéressent et que ce film n'avait pas l'air d'être bien traumatisant. De plus, c'était une occasion de faire plus ample connaissance avec Colin O'Donoghue que j'ai découvert dans la série Once upon a time où il joue Killian Jones, plus connu sous le nom du capitaine Crochet, et en le suivant sur Twitter, cet homme m'a l'air d'être plutôt sympathique et agréable, j'avais envie de le découvrir ailleurs que dans Once upon a time...

Ce film suit la trajectoire de Michael Kovak. Fils d'un croque mort et croque mort lui-même, il se lasse pourtant de cette vie et souhaite changer de vie, de travail ; son nom ne lui permettant néanmoins que l'accès aux métiers de croque mort ou de prêtre, Michael se lance sans grand enthousiasme dans les études religieuses pour entrer dans les ordres et reçoit d'excellents résultats... le seul problème est son manque de foi qui lui fait envisager de lâcher ses études au bout de quatre ans. Son supérieur, le père Matthew, voyant un talent en Michael qui n'attend qu'à être connu et exploité, refuse sa démission et, tentant de le faire changer d'avis, lui suggère de s'envoler pour Rome, direction le Vatican, pour suivre des cours d'exorcisme. A contrecœur et l'esprit sceptique, Michael se pli à cette décision mais ne peut s'empêcher de tout ramener à la science et de laisser parler ses doutes et non sa foi. Remarquant cela, le Père Xavier, au Vatican, décide d'envoyer Michael chez le Père Lucas pendant ses séances d'exorcisme...

Ce film ne révolutionne pas dans le genre, ce n'est pas le premier film d'exorcisme qu'on voit et ce n'est certainement pas le dernier et si Le Rite ne figure pas parmi les films de ce genre qui sont inoubliables ou spectaculaires ou effrayants dans le genre traumatisant, je me suis surprise à aimer ce film. Ce énième film sur les exorcismes et possessions démoniaques est le tout premier que j'ai vu et je suis contente que ce soit celui-là car il ne fait pas et ne recherche pas le spectaculaire ou l'épouvante, et j'ai beaucoup aimé cet aspect. C'est en partie parce que je suis une grosse peureuse, mais aussi parce qu'il évite les clichés des films d'exorcisme classiques (je ne les ai pas vu, comme je l'ai dit Le Rite est le premier que j'ai vu, mais après en avoir tellement entendu parler et vu des extraits...), l'un des Pères le dit lui-même : non, pas de vomi vert, d'individu qui marche sur les murs ou à l'envers, rien de tout cela... même si l'on n'échappe pas à certains symptômes habituels de possession démoniaque (le possédé qui a un comportement étrange, qui est révulsé à la vue d'objets sacrés, qui parle une langue qu'il ne parle et ne maîtrise pas, une tête ou des bras, jambes qui se tordent de façon un peu bizarre).

La réalisation est, je dirais, réaliste, adroite, avec une bonne mise en scène et des acteurs crédibles. On ne remet pas en doute le talent incontesté d'Anthony Hopkins qui est passé maître dans l'art, sa réputation n'est pas à douter, il est parvenu à me donner des frissons, et je l'ai trouvé très convaincant dans son rôle de Père exorciseur. Quant à Colin O'Donoghue, je ne crache pas non plus sur son jeu d'acteur, comme je l'ai dit, c'est un acteur pour lequel je me prend d'affection. Si je l'aime en capitaine Crochet, je l'ai bien aimé dans le rôle de Michael Kovak, jeune homme qui ne recule pas face au danger et, avec ses doutes, son scepticisme, son manque de foi et son esprit scientifique, il est un peu comme nous : même face à des preuves, on se questionne toujours, on remet en cause sa foi, on doute, on préfère utiliser de logique au lieu de penser immédiatement au surnaturel. Il a du mal à y croire au début, son changement se fera petit à petit tout au long du film. C'est progressif, ça ne vient pas d'un coup. Il restera longtemps sceptique avant de se retrouver victime de visions étranges, malsaines... la vision d'un mulet noir aux yeux rouges, des bruits de pas, un rire angoissant. Il ne sait plus ce qu'il lui arrive, ce qu'il vit, ni ce qu'il fait à Rome, puis des flash-back de sa vie lui reviennent puis lui viendra la terrible évidence que le Diable existe, or dans la logique, si on croit au Diable, on croit aussi en Dieu et ce n'est qu'en croyant en Lui que Michael aura le pouvoir de chasser le démon.



- Michael Kovak (Colin O'Donoghue) 
et le Père Xavier (Ciaran Hinds) -


Pourtant, ce film n'a rien d'exceptionnel, et ceux habitués aux classiques films d'exorcisme seront sans doute déçus par Le Rite car il ne fait pas et ne cherche pas l'épouvante ou le spectaculaire mais pour moi, c'est tant mieux, ce n'est pas ce que je voulais ou cherchais dans ce film et l'avantage de ce film c'est qu'il fait davantage dans la plausibilité, sans clichés, c'est réaliste (enfin, si on oublie un peu l'invasion de grenouilles, et le personnage principal qui croit voir l'espace d'un instant un mulet aux yeux rouges dans la neige), plausible... enfin, il faut dire que c'est à l'origine inspiré d'une histoire vraie. Je ne l'ai su qu'en lisant les notes de fin (là où je me suis dit "de quoiiii ? parce qu'en fait, c'est tiré d'une histoire vraie, ce truc ?"). Donc ce film est sans doute moins spectaculaire au niveau des effets spéciaux mais meilleur dans la psychologie... c'est comme... un thriller psychologique, plus qu'un film d'horreur car à part un sursaut, quelques frissons et la tension qui grimpe un peu, c'est loin d'être traumatisant. On a un combat entre la croyance et la logique, le Diable existe-t-il vraiment où est-il uniquement en chacun de nous par les actes odieux que les Hommes peuvent faire ? La source du mal ne viendrait-elle pas plutôt des péchés des hommes plutôt que d'un esprit démoniaque qui existerait et hanterait les hommes ?

Donc, le côté psychologique était intéressant, après tout, Michael n'est qu'un homme, en proie à des doutes, qui a ses incertitudes et qui, même en face du paranormal, cherchera encore des explications rationnelles ; alors même si ce genre de film n'est pas nouveau, la petite nouveauté chez celui-ci peut être le rajout d'un personnage principal plein de doute, qui ne sait pas ce qu'il y a à combattre, à affronter. Bien-sûr, c'est manichéen dans le fond, dans le sens où ne pas croire au Diable ne nous protège pas de lui mais que croire en Dieu peut nous protéger du Diable, qu'on acquiert une force pour chasser le mal, et que la foi est importante... c'est la sempiternelle lutte des serviteurs de Dieu contre le Diable et les forces du mal ! Sinon, les autres acteurs ne sont pas en reste et sont bons dans leur prestation, surtout celle qui joue le personnage d'Angelina, la journaliste ; mention spéciale aussi pour les cours au Vatican sur les démons et les exorcismes !

En conclusion : ce film ne fait pas dans l'originalité, les habitués de ce genre de film peuvent être déçus par le peu d'effets spéciaux et d'épouvante et j'imagine qu'Anthony Hopkins a eut de meilleurs rôles, l'histoire n'est pas nouvelle, ni originale mais on entre dans le vif du sujet, les deux heures se visionnent bien et sans problème, on les voit passer sans s'ennuyer et la prestation d'Anthony Hopkins n'est pas à louper, ni celle de Colin O'Donoghue qui gagne à être connu ; l'histoire est plausible, bien ficelée, le côté psychologique est intéressant, la tension est palpable... après, on aime ou on aime pas, c'est en fonction de ses goûts... et de ce qu'on croit, ou pas. Pour ma part, si ce n'était pas un coup de coeur, ce fut une agréable surprise !



- Le Père Lucas (Anthony Hopkins), Michael Kovak 
(Colin O'Donoghue) et Rosaria (Marta Gastini) -



Extrait/Citation :


"Ne pas croire au Diable ne vous protégera pas du Diable."
- Le Père Lucas (Anthony Hopkins) à Michael Kovak (Colin O'Donoghue)

mardi 28 juin 2011

Sherlock Holmes.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdefilms/sherlockholmes2009.jpgSherlock Holmes,
film de Guy Ritchie.
1h28min.
Sorti en 2009 (USA) et 2010 (Fr).



Avec : Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel Reilly, Mark Strong, Eddie Marsan...



>> Mes chroniques littéraires sur l'oeuvre de Conan Doyle, auteur de Sherlock Holmes.







 

 
http://seance-cinema.cowblog.fr/images/autresimages/MiniLogoDilettantesBlanc.jpg




Synopsis :
 
 

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable... Mais une menace sans précédent plane aujourd'hui sur Londres - et c'est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l'ennui et la mélancolie. Après qu'une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances. La panique s'empare de la ville après l'apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes...

 
Mon avis :
 
 
J'étais super contente lorsque j'ai entendu parler d'un nouveau film sur Sherlock Holmes qui devait sortir au cinéma l'an dernier, mais en même temps, j'étais super sceptique. Contente parce que j'ai connu, lu et adoré les aventures de Sherlock Holmes de Conan Doyle depuis ma lecture du Chien des Baskerville en été 2008, et que ce nouveau film sur Sherlock Holmes allait faire parler du célèbre détective, allait le remettre sur le devant de la scène, dans les médias, et allait peut-être apporter un peu de neuf chez Sherlock Holmes et apporter plus de fans, plus de lecteurs ; et sceptique parce que je n'oublie pas certains films où Sherlock Holmes (ou plutôt le docteur Watson, son ami et associé) était pas fidèle et l'univers de Doyle totalement dénaturé, certains films n'ont pas hésité à présenter le docteur Watson (mon personnage préféré) comme étant un gros toutou idiot et inutile, juste bon à faire n'importe quoi, sortir des reflexions débiles et à admirer Holmes, bref il faisait plus souvent le rôle d'un fair-valoir que de l'ami du détective, et son collègue. Donc, j'avais peur que ce film ne rende pas justice à l'oeuvre de Doyle et qu'il ne soit pas fidèle à Holmes et Watson. Néanmoins je voulais voir ce film...

Alors, mon verdict... je suis assez mitigée en fait, alors je vais essayer de faire un avis concret, je vais essayer de m'expliquer correctement. Sans pour autant être déçue, j'ai passé un moment agréable. Les acteurs, l'humour, l'ambiance, l'intrigue, le décors... c'était bon. Même l'intrigue qui m'a un peu fait penser au Chien des Baskerville ou la nouvelle du Vampire du Sussex : on croit avoir affaire à du surnaturel. Un cas qui semble être du surnaturel/paranormal se révèle être rationnel. Il m'a fallu revoir ce film plusieurs fois pour mieux comprendre l'intrigue qui reste assez complexe pour moi, l'enquête policière, rien que pour revoir ou remarquer des détails ayant pû m'échapper. Je n'ai pas vraiment de choses à reprocher à l'enquête avec de bons méchants, l'ombre du professeur Moriarty qui plane (fidèle à lui-même, préfère ne pas se salir les mains et envoie ses sous-fifres faire le sale boulot à sa place tandis que lui peut observer de loin) ; bon, il reste bien quelques trucs de flous dans tout ça, mais puisqu'un Sherlock Holmes 2 est (normalement) prévu, cela s'explique peut-être, j'imagine que la suite remplira les blancs laissés dans ce premier volet.

Le Londres et l'Angleterre victorienne sont aussi très bien représentés, le décors, le paysage, les coutumes, habits de l'époque, je n'ai pas de reproche à faire, c'était très bien. Le décors, l'ambiance, l'atmosphère de l'époque dans ce film. Les acteurs étaient aussi très bien, et si mon Watson préféré sera toujours celui incarné par David Burke (Granada Sherlock Holmes) ou encore Martin Freeman (BBC Sherlock), Jude Law m'a convaincu. Le Watson qu'il joue est très bien, j'ai vraiment eu l'impression de retrouver le médecin militaire, qui sait se battre et se défendre (avec sa cane-épée :p), qui a ses faiblesses surtout aux jeux et aux paris où il en perd son argent, son physique et ses manières qui font de lui le monsieur de ces dames, même si ici, il est fiançé à Mary Morstan donc il ne peut pas se permettre de séduire d'autres dames. Justement, j'ai un peu du mal à digérer Mary Morstan, elle est loin du personnage de Doyle où elle était présentée comme étant une jeune femme fragile, douce, aimante. Si l'actrice était jolie et convaincante, elle est assez loin, pour moi, de la Mary au visage d'ange et aux manières de sainte, encore là, il a fallu que je m'habitue. Je n'arrive pas à me prononcer sur Irène Adler, déjà que l'idée de LA Femme séduisant et taquinant Holmes, je digère pas (parce que, conformément au canon, j'ai du mal à voir un Holmes amoureux), mais j'ai aimé ses attitudes de garçon-manqué, ça va bien au personnage, elle est plus crédible quand elle se transforme en garçon.

J'admets que Robert Downey Jr est un bon acteur, mais j'avoue que son Holmes m'a plus fait penser à un docteur House des temps victoriens qui aurait fait détective à la place de médecin. Je ne m'attendais pas à voir un Holmes aussi cynique, cinglé et bagarreur, bizarrement fragile avec son petit air de toutou triste, on aurait dit parfois un clown malheureux quand il est parfois avec Watson ou Adler et c'est plus ridicule que dramatique ou émouvant. En tant que personnage particulier, l'acteur aurait performé un bon personnage intéressant, mais ici il s'agit de Sherlock Holmes, le Sherlock Holmes distant, froid, cynique de Conan Doyle. Donc en tant que Holmes, je n'ai pas été convaincue, il ne ressemble pas au Holmes du canon. Il faut savoir que je suis assez exigente, quand on adapte l'oeuvre de quelqu'un, je m'attends à ce que ce soit respecté un maximum, et je n'ai pas eu cette impression avec Holmes ou Mary Morstan. Pourtant, il y a eu quelques mimiques qui m'ont plu, et comment résister au duo Holmes/Watson. Bon, le truc qui m'a un peu gêné était qu'il ressemblait plus à mes yeux au duo House/Wilson de la série tv House M.D qu'au duo Holmes/Watson de Doyle ou de Granada. Mais malgrè ça, j'ai trouvé leur amitié bien rendue, c'est la relation de deux amis qui ont vécu ensemble pendant longtemps et qui ont vu des aventures, il y a cet humour dans cette relation. Ni trop, ni trop peu, cette amitié est bien rendue.

Pour conclure tout ça : c'est un bon film qui se regarde sans ennui. Malgrè quelques blancs, l'histoire est plaisante à suivre, l'enquête bien menée malgrè quelques élèments d'action un peu too much, typique des films américains, des personnages hauts en couleur malgrè la différence avec le canon Doylien (mais pour quiconque n'ayant jamais lu Sherlock Holmes, cela ne posera certainement pas problème ; c'est juste moi, en grande habituée du canon), et un bon duo Holmes/Watson représenté par les acteurs (même si je préfèrerai encore le duo Freeman/Cumberbatch ou encore Brett/Burke ou Hardwickle). Bref, un bon film malgrè les libertés prises par rapport au canon, mais certainement pas un coup de coeur.



http://seance-cinema.cowblog.fr/images/photosdefilms/HolmesWatson.jpg



Le docteur Watson (Jude Law) et Sherlock Holmes (Robert Downey Jr) au 221b Baker Street.




Extrait/Citation :


'Je voulais changer le monde, je me contenterais de mettre fin au vôtre.'
(de je-sais-plus-qui. Help à quiconque ayant (re)vu le film récemment ?)

samedi 13 février 2010

Sleepy Hollow.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdefilms/sleepyhollow.jpg
Sleepy Hollow,
film de Tim Burton.
105 minutes.
Sorti en 1999 (USA) et 2000 (Fr).



Avec : Johnny Depp, Christina Ricci, Christopher Walken, Micheal Gambon, Christopher Lee...

>> Mon billet sur l'oeuvre qui a inspirée le film : Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, par Washington Irving.


Emprunt médiathèque.




 
Synopsis :


En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouvés décapités. Les têtes ont disparu. Térrifiés, les habitants sont persuadés que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu'il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, à peine arrivé, il succombe au charme étrange et vénéneux de la belle Katrina Van Tassel.



Mon avis :
 

Ce n'est pas le premier "Tim Burton" que je vois et bien que je ne connaisse pas toutes les productions "Burtoniennes", je n'ai pas hésité à emprunter ce film à la médiathèque de ma ville, pour le peu de films signé Burton que j'ai vu, j'ai été comblée, et ce film ne fut pas une déception !

Une fable sombre mais fascinante signée Burton, bien que je n'ai pas encore lu la nouvelle d'Irving. Le décor "morbide", presque inquiètant était formidable, la musique de Danny Elfman est toujours un pur délice pour les oreilles. Bon, c'est un film d'horreur qui ne fait pas vraiment peur (remarquez, j'ai vu ce film à 17 ans...) et le sang ressemble plutôt à de la peinture rouge qu'autre chose mais ce sont les seules critiques que je peux faire.

Décors, costumes, maquillages et jeux d'acteur sont réussi. Johnny Depp est vraiment un acteur formidable et j'ai aimé son interprétation de Ichabod Crane, détective curieux qui a tendance à s'évanouir dès qu'il voit le Cavalier sans tête, ce qui apporte un aspect comique au film. Il est sans doute le personnage que j'ai le plus aimé dans ce film. Un anti-héros excentrique et peureux mais qui sait parfois se montrer courageux. Un film envoûtant entre le rêve et l'horreur, Tim Burton sait nous envoyer dans un tourbillon original de policier et de fantastique ou magie et sciences se mélangent dans un esthètique "gothique". Un bon Tim Burton en somme, peut-être pas le meilleur, mais bon quand même.

Petite anecdote : la ville de Sleepy Hollow existe réellement. Elle se trouve à environ 30 minutes de New-York. Pensez-y si vous faites un voyage en Amérique.





http://seance-cinema.cowblog.fr/images/photosdefilms/IchabodCrane.jpg
 
Ichabod Crane (Johnny Depp).



Extrait/Citation(s) :

[Après avoir assisté à une attaque du Cavalier sans tête, Ichabod Crane s'évanouit. Il se reveille chez les Van Tassel qui l'ont hebergé. Baltus Van Tassel, sa fille Katrina, et l'assistant de Crane : le jeune Masbath, viennent à son chevet :]
 
ICHABOD : C'... c'était un cavalier sans tête !
BALTUS VAN TASSEL : Il ne faut pas vous exalter !
ICHABOD : Mais c'était un cavalier sans tête !!
BALTUS VAN TASSEL : Bien-sûr, c'est pourquoi vous êtes ici.
ICHABOD : NON ! Il faut me croire ! C'était un cavalier sans tête. Il était mort !
BALTUS VAN TASSEL : Nous le savons...
ICHABOD : Vous ne le savez pas ! Vous n'étiez pas là ! Tout est vrai ! Tout !
BALTUS VAN TASSEL : Tout est vrai, je vous l'ai dit, nous avons tous essayé de vous le dire.
ICHABOD : (voix aigue) Je... Je l'ai vu. Il est horrible. (s'évanouit)
JEUNE MASBATH : Si je comprends bien, il retourne à New-York...