Affichage des articles dont le libellé est Genre : Drame. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Genre : Drame. Afficher tous les articles

samedi 8 juin 2013

Gankutsuou : Le Comte de Monte Cristo.


Je suis tombée sur cet anime un peu par hasard, en flânant sur DeviantART, sur le profil d'une artiste que je suis et qui a un véritable coup de cœur pour cet anime. Comme je suis toujours curieuse et partante pour découvrir quelque chose de nouveau dans le domaine de l'anime, je me suis lancée... et ai visionné les 24 épisodes de la série sans m'arrêter ! J'aime faire semblant de ne pas avoir d'examen à passer et de révisions à faire :p





Synopsis :  Albert de Morcerf est un jeune vicomte qui visite avec son ami Franz la planète Luna où se déroule un carnaval. Le soir, ils assistent à un opéra dans lequel un mystérieux individu se met en valeur: le Comte de Monte Cristo, un prétendu noble autour duquel beaucoup de rumeurs circulent. Albert a l'occasion plus tard de faire sa rencontre et reçoit une invitation à dîner avec son ami Franz. Le Comte désire se rapprocher d'Albert, à qui il demande ainsi de lui faire connaître les nobles à Paris. Mais que cache cet intérêt si vif et sérieux du Comte pour le jeune Albert ? Une vieille histoire avec ses parents, semblerait-il... 

Mon avis : J'aurais voulu attendre avant de taper mon avis sur cet anime, parce que je viens à peine de le terminer et que mes émotions et mon ressenti s'embrouillent dans ma tête, au point où je ne pourrais certainement pas donner un avis objectif. En ce moment, dans ma tête, c'est un peu comme ça :

(tu comprends pas ? c'est pas grave, c'est du vocabulaire Tumblr)


Je ne sais exactement par où commencer, ce qui est sûr, c'est que cet anime m'a marqué et je le revisionnerai sans doute encore une fois, je ne sais pas encore quand, toujours est-il que c'est un anime à voir et à revoir. Pourtant, au départ, mon intérêt était limité, je nageais dans l'inconnu et les graphismes m'avaient bien dérouté, c'est ce qui frappe en premier lieu et qui sort vraiment de l'ordinaire, qui s'éloigne de ce qui se fait habituellement et qui déboussole au départ mais au final, on finit par s'habituer au graphisme si particulier de la série ainsi que les couleurs. Il est clair que ça sort du lot, c'est beau et étrange à la fois, que ce soit pour les vêtements, les lieux, la nature, les personnages... un mélange de couleurs, de motifs sublimes... je ne sais comment l'expliquer, il faut le voir pour comprendre.

Mais au fait, c'est quoi exactement Gankutsuou ? Gankutsuou est en quelque sorte une adaptation un peu libre et futuriste du célèbre roman d'Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo. Nous sommes dans un futur étrange mais un peu mélangé au passé et à notre présent selon certains lieux, selon certains vêtements, mais dans le futur tout de même, aux alentours de l'an 5 000, la Terre a changé et ses habitants ont colonisé des planètes où, sur certaines, se sont formées des nations avec un peuple, un gouvernement. C'est dans ce décors insolite que se déroule l'histoire du comte de Monte-Cristo, mais de façon assez libérée je suppose, n'ayant pas lu le livre et m'étant juste contentée de recherches, je ne peux qu'imaginer (mais Le comte de Monte Cristo s'est rajouté aux titres des grands classiques que je me dois de découvrir un jour), l'univers est ici bluffant et fascinant et il y aurait pas mal de choses à dire de ce côté-là mais par peur de trop révéler, je ne dirais rien de plus pour cet aspect.

Mon intérêt était limité au départ, je regardais avec un  certain intérêt, ça se regardait avec plaisir, assez pour avoir envie de regarder la suite mais pas assez pour m'empresser de regarder la suite, je me tenais à trois-cinq épisodes par jour, puis au fur et à mesure que je m'imprégnais bien de l'histoire et de l'univers, j'avais peine à attendre et me jetais sur la suite, presque avec désespoir (tiens aujourd'hui, j'étais supposée ne regarder que les épisodes 16 à 20, au final, j'ai regardé jusqu'au dernier épisode !), je me suis laissée emporter par l'histoire et j'ai été captivée. L'histoire est vraiment bien menée et, au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire, celle-ci se voit ajouter plus de drame, de suspense. Sans avoir lu l'oeuvre originale, je peux deviner qu'elle est prenante, violente, déchirante... Gankutsuou l'est déjà bien assez !

Cette histoire de vengeance qui implique un grand nombre de personnages, directement ou indirectement, ces personnages qui sont des nobles, des aristocrates qui vivent dans le luxe et cachent leurs âmes noires et pourries sous le vernis du luxe et de l'argent, qui sont corrompus pour la plupart et qui verront leurs vies, leurs carrières et leurs images sociales s'envoler en éclats. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, ça arrive peu à peu au fur et à mesure que le Comte orchestre leurs destructions, tout en jouant son rôle de nouvel aristocrate beau, noble, cultivé et irréprochable. Dès le départ, le comte fascine, rien d'étonnant à ce qu'Albert de Morcerf, le personnage principal, soit si intrigué, et flatté de se retrouver si proche du comte. Il ignore bien-sûr tout des desseins de ce Comte qu'il considère comme son ami, il est très naïf de ce côté-là, et fait la sourde oreille aux avertissements de ses amis. Car s'il est subjugué et attiré par le Comte, ses amis se méfient de ce Comte dont on ne sait rien et qui semble être sorti de nulle part, qui est mystérieux et quelque peu inquiétant. S'inquiétant pour son meilleur ami, Franz, qui éprouve une grande méfiance à l'égard du comte, entend bien découvrir qui il est vraiment, ainsi que ses projets. Mais Albert reste sourd et aveugle aux avertissements de Franz qui se retrouve souvent, le pauvre, malade d'inquiétude pour lui.


Le comte de Monte Cristo.


La naïveté d'Albert est flagrante et refuse de voir ou d'entendre quoique ce soit qui puisse tâcher la réputation ou la personne du comte, de ce côté-là, il est resté un enfant, naïf et innocent, ne sachant rien du malheur ou des épreuves de la vie. Si sa naïveté et sa candeur peuvent exaspérer, il est intéressant de voir comment le personnage d'Albert évolue au fil de l'histoire, comment il vient à changer, pour le meilleur ou pour le pire, comment il va connaître des échecs, des malheurs, ressentir la douleur, la tristesse, la frustration, l'humiliation mais aussi l'amour, l'amitié, apprendre à être plus désintéressé, la détermination aussi. Ce garçon est un vrai bocal à émotion et il a été intéressant de le voir grandir et évoluer, et il finit par devenir attachant [ le pauvre voit sa vie détruite alors qu'il essaye tant bien que mal à rendre son entourage heureux ]. Ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est son amitié presque fusionnelle avec Franz, eux, c'est l'amitié avec un grand A, c'est une relation que rien ne peut ébranler, c'est de la complicité, c'est du rire, des larmes, des souvenirs d'enfance et Franz est juste adorable lorsqu'il s’inquiète pour Albert [ ;__; Fraaaaaaaaaaaaaannnnz, pourquoi tu es moooort ? Albert, tu n'es qu'un idiot, tu as vraiment été aveugle, Franz t'a toujours aimé et voulu que ton bonheur, il s'inquiétait tellement et toi, tu n'as rien vu ]

La relation entretenue entre Albert et le comte est également intéressante, l'un étant un jeune homme naïf qui a tout à apprendre de la vie et qui cherche à apprendre d'autrui et qui est sincèrement attaché au comte, malgré tout et le Comte qui lui fait part de ses conseils, de ses connaissances, qui lui apporte aide et compagnie malgré son aspect mystérieux et ténébreux. Ce personnage attire dès le début, il cache des secrets qu'on rêve de découvrir et des désirs qu'il rêve d'assouvir mais je n'en dirais pas plus [ je ne crois pas qu'on puisse considérer le comte comme étant le méchant même s'il l'est, certes il a manipulé bien des gens et il a affligé une perte terrible sur ceux dont il se venge mais considérant son vécu, c'est compréhensible. Malgré son insensibilité et cruauté, il a vu sa vie entière écrasée par la faute de ceux qu'il croyait être ses amis ], il a un charme fou, une part de mystère qu'on cherche à découvrir et il reste un protagoniste attachant et débordant d'expérience, on se demande toujours à quel moment il est sincère ou pas mais j'ai aimé la fin entre lui et Albert [ j'aime le fait qu'Albert ait réussi à guérir le comte de l’entité maléfique qui l'habitait et qui l'aidait dans sa vengeance en le prenant par les sentiments, en se contentant d'être lui : Albert est resté sincère, sans aucune once de colère ou d'envie de vengeance et en lui montrant la sincérité de son affection pour le comte en l'étreignant. L'entité, Gankutsuou, n'aimant ou ne comprenant pas ces sentiments purs, n'a eu d'autre choix que de fuir le corps du comte qui est alors redevenu humain ]

En plus de l'univers très prenant et des graphismes originaux, c'est l'histoire qui est fascinante : l'intrigue, la vengeance, le drame, et les questions et phrases philosophiques qui ne manquent pas, Gankutsuou nous introduit peu à peu des réflexions sur la vie, les relations entre personnes, la vengeance, l'injustice. Ajoutons à cela une pincée de surnaturel et une soundtrack absolument magnifique et prenante ! Que ce soit des chansons françaises, des airs de musique classique ou la soundtrack de l'anime en elle-même (essayez d'écouter Kaisho qui est sublime, un orgasme pour les oreilles !), et les autres personnages ne sont pas en reste évidemment, que ce soient les personnages principaux ou secondaires, voire tertiaires, certains ont une histoire, d'autres sont attachants. Rien qu'Eugénie qu'on trouvait froide au début finit par s'ouvrir, par redevenir la personne qu'elle est véritablement, même le comte de Morcerf, [ malgré tout ce qu'il a fait, il finit vraiment par montrer son attachement à sa femme et son fils et a choisi dignement sa fin, rattrapant un peu ses actions.]

Bref, je n'en dirais pas plus, j'ai assez spoilé :p et je n'ai pas envie de gâcher l'anime à ceux qui veulent le découvrir. Pour conclure mon avis, je dirais que : la perfection n'existe pas, mais Gankutsuou s'en rapproche pour ma part, avec un univers séduisant, un graphisme beau et unique, des personnages touchants et attachants (voire méprisables pour certains), une intrigue prenante et violente qui nous amène parfois à la réflexion, bref, tout un mélange d'émotion pour un anime pour moi mémorable. Une magnifique découverte !

(Bien-sûr, cet anime n'est pas une adaptation à 100% fidèle à l'oeuvre originale. Ici, Albert est le personnage principal alors qu'il n'est qu'un personnage mineur dans le roman, et l'anime se penche davantage sur la vengeance du Comte que sa vie avant d'être le Comte de Monte-Cristo qui n'est, elle, que montrée brièvement via quelques flash-back... et la fin est différente de celle du roman, surtout pour le personnage du Comte !)


(de gauche à droite :) Albert et Franz.

dimanche 23 décembre 2012

Poulet aux prunes.


Poulet aux prunes,
Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
91min/1h33min.
Sorti en 2011.


Avec : Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani, Eric Caravaca, Jamel Debouzze, Isabella Rossellini...










Synopsis :

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...



Mon avis :

Je connais les oeuvres de Marjane Satrapi depuis mon visionnage de Persépolis, qui m'a amené à lire la bande dessinée d'origine ; depuis, je découvre d'autres oeuvres de l'auteur, si je peux. Jusqu'à présent, tout ce que j'ai lu d'elle était ses deux BD : Persépolis et Poulet aux prunes ; j'étais contente lorsque j'ai entendu parler d'une adaptation au cinéma de cette dernière, même si le fait que ce film délaissait les animations en noir et blanc pour un film avec un décor et des acteurs en chair et en os. Ainsi lorsque ce film a été diffusé la semaine dernière, j'ai tenté le coup d'oeil.

Ce film est presque biographique car il retrace les derniers jours de Nasser Ali Khan, l'oncle de Marjane Satrapi, qui se laisse mourir après que sa femme, dans un excès de colère, ne brise le précieux violon de Nasser, pour qui la musique et son cher violon sont sa vie. Incapable de retrouver un violon qui produise le même son que celui qui a été brisé, Nasser perd toute envie de vivre. Déprimé, il estime que se laisser mourir serait la solution. Et, dans l'attente de la mort, Nasser se remémore ses souvenirs, son passé, son premier amour, sa famille, son don pour la musique...

Ce film n'a certes pas été le mini coup de coeur que j'ai eu avec Persépolis, mais ce fut une agréable découverte et ce, même si Marjane Satrapi a délaissé ici les dessins. Si l'histoire, puisque j'ai lu la BD bien avant de découvrir le film, n'est pas une surprise pour moi, j'ai aimé la redécouvrir avec cette réalisation. L'histoire est toujours aussi belle, émouvante et mélancolique sans être dépressive à souhait, avec une petite touche d'humour que je ne me rappelle pas avoir vu dans la BD (en même temps, ma lecture de la BD remonte à il y a environ dix mois, j'ai du oublier quelques éléments)  et qui est très appréciable. La présence de Jamel Debouzze en marchand était une surprise pour moi, mais j'ai bien aimé son personnage et surtout l'humour qu'il apporte ; les scènes montrant le futur des enfants de Nasser étaient également comique et faisaient assez sitcom américaine.

Ce film grave, ponctué de scènes comiques, est, pour moi, une réflexion sur l'art, l'artiste, sur l'homme et sa vie, sa façon de la concevoir alors qu'il est aux portes de la mort. J'imagine qu'une personne fini toujours par voir la vie, et en particulier la sienne, quand elle est sur le point de mourir ; ici Nasser se remémore son amour perdu, avec qui il aurait du passer sa vie, sa famille avec des enfants avec qui il ne se sent plus très proche qu'avant et une femme qu'il n'a jamais aimé, son frère si brillant, sa mère, le rôle de la musique dans sa vie. J'ai aimé le fait que, dans ce film, l'inspiration du musicien vienne des émotions, surtout celles qui font souffrir. Heureux et amoureux, Nasser produisait de la bonne musique, mais ça s'arrêtait là ; le coeur brisé, sa musique s'en ressent et il produit une mélodie magnifique, sa musique retranscrit son amour perdu et brisé.

Le film est donc agréable à regarder, ça se laisse regarder sans contrainte, mais ce que je retiendrais le plus dans le film, c'est les dernières minutes, mais plus particulièrement, les scènes avec Azraël, l'ange de la mort, qui a ici (comme dans l'oeuvre dont le film s'inspire) une apparence... comment dire... inhabituelle ? originale ? Bref, loin de l'image de la Faucheuse ou celle d'un ange avec les plumes, l'auréole et le reste. Sinon, on retrouve aussi dans ce film des références à la culture iranienne, orientale. Et c'est durant huit jours qu'on suit Nasser, huit jours qui sont huit occasions de nous proposer une réflexion sur la vie, la mort, la famille, l'art... entre humour et drame. Ce film propose une belle philosophie sur le musicien, sur l'artiste en général, souvent incompris, qui vit dans un autre monde lorsqu'il exerce son art. Que dire d'autre à part que j'ai bien aimé ce film poétique et mélancolique ? A part que je ne comprends pas le fait que, dans le film, l'instrument de Nasser est un violon alors que dans la BD, il s'agit d'un tar, je sais que le tar est un instrument assez méconnu mais est-ce une raison... ?

- Nasser Ali Khan (joué par Mathieu Amalric)
et Irâne, son premier amour (jouée par Golshifteh Farahani) - 

mercredi 19 septembre 2012

Melancholia.

Melancholia,
film réalisé par Lars von Trier.
2h10min.
Sorti en 2011.



Avec : Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Alexander Skarsgard, John Hurt, Cameron Spurr...










Synopsis :



A l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre
...
UNE BELLE HISTOIRE SUR LA FIN DU MONDE.

/ ! \ ATTENTION, BILLET REMPLI DE SPOILERS ! NE LISEZ PAS SI VOUS N'AVEZ JAMAIS VU LE FILM ET QUE VOUS SOUHAITERIEZ LE FAIRE UN JOUR / ! \




Mon avis :


J'ai entendu parler de ce film étrange pour la première fois, non pas à l'occasion du Festival de Cannes l'été dernier, mais sur la toile. Je trouvais le titre et la couverture très jolis et attirants, et pourtant, en lisant le synopsis, ça ne me disait rien, je n'étais pas attirée, d'autant plus que j'avais du mal à me faire une idée générale de ce que pouvais bien raconter le film ! Néanmoins, je me suis dis que si, un beau jour, j'avais l'occasion de tomber dessus (à la médiathèque ou dans un vidéo-club), je le visionnerais par simple curiosité ; puis figurait dans ce film Kirsten Dunst, une actrice que j’apprécie beaucoup et que j'ai eu l'occasion de "rencontrer" dans des films que j'aime beaucoup : Jumanji, Entretien avec un vampire, Marie-Antoinette et à la rigueur Spider-Man. Figure aussi dans la casting Charlotte Gainsbourg, mais à l'instar de ma mère, je ne suis pas très familière avec cette actrice, voir ce film était une occasion pour moi de la découvrir, et je dois dire que les deux actrices ont admirablement joué !



Alors, Melancholia, c'est un film qui se divise en deux parties. La première partie se centre sur Justine, tout juste mariée à Michael, et en route vers la demeure de sa soeur, Claire, chez qui est donnée la réception de son mariage. C'est alors qu'elle remarque dans le ciel une étrange étoile rouge. Elle a à peine le temps d'y penser, elle est déjà en retard pour la réception, la famille et les amis attendent ! Il faut dîner, danser, couper le gâteau, écouter les discours des invités... tout un beau mariage bien orchestré qui étouffe une Justine qui peine à s'échapper de ses invités, au grand désarroi de sa soeur aînée, Claire. La seconde partie est, quant à elle, consacrée à Claire, quelques jours après le mariage de Justine. Dans sa grande et belle demeure en pleine nature, Claire ne peut s'empêcher de s'angoisser pour sa soeur, et au sujet de cette étrange et belle planète nommée Melancholia qui se dirige peu à peu vers la Terre. John, son mari, se veut optimiste : scientifique passionné, il assure que Melancholia ne fera que passer près de la Terre et continuer ainsi sa route ; après tout, elle est bien passée près de Vénus et Mercure sans entrer en collision avec elles, pourquoi diable s’inquiéter et écouter les autres scientifiques, porteurs de mauvaises nouvelles, juste bons à inquiéter la population avec leurs messages erronés annonciateurs de malheurs ? En science, il y a toujours une marge d'erreur à considérer, selon John qui prépare joyeusement télescope et autres appareils pour pouvoir observer le merveilleux spectacle qu'offre l’avancée de Melancholia. Mais Claire ne peut s'empêcher de s’inquiéter et redoute avec angoisse le jour du passage de Melancholia...



Ce film se centre sur deux soeurs : Claire et Justine, qui sont à la fois proches (Claire qui s'occupe d'une Justine fragile, qui la défend contre les critiques de son mari, qui l'aime, la protège) mais si lointaines, elles ont deux tempéraments opposés et pourtant, on sait si peu de choses sur elles et leur famille. Justine semble être la soeur la plus fragile, c'est la cadette rongée par un mal profond et obscur, on la sent dépressive, mélancolique tout au long de son mariage. Un mariage si bien orchestré dont elle retarde chaque étape de son propre chef. La première partie laisse vraiment une impression de spleen, de mélancolie, de dépression. Justine a l'air d'être une mariée rayonnante, qui aime son mari, qui sourit à la vie, accueille ses invités, plaisante mais au fur et à mesure que la réception avance, on s'aperçoit du contraire. Les yeux dans le vague, l'allure dépressive, on la sent mal à l'aise, comme si elle n'était pas à sa place, qu'on la forçait dans ce rôle de jeune mariée heureuse et épanouie. Je l'ai senti comme ça. D'ailleurs, l'une des images de l'intro nous montre une Justine en robe de mariée, sublime, mais flottant sur l'eau, tenant toujours son bouquet, semblant se laisser emporter par les flots, avec indifférence. Ca m'a un peu rappelé les nombreux tableaux reprenant la mort par noyade d'Ophélie, dans Hamlet : la jeune Ophélie, son corps flottant sur l'eau, avec des fleurs autour d'elle.



Kirsten Dunst
a joué à merveille son personnage, elle était tout simplement sublime ! J'ai bien ressenti toute la mélancolie, le malaise que pouvait éprouver ce personnage, sans savoir ce qui la perturbait. On savait que quelque chose n'allait pas chez Justine, sans savoir quoi. Elle a tout pour être heureuse pourtant : un beau mari, tendre, gentil et compréhensif (joué par l'acteur qui incarne le beau vampire-viking Eric Northman dans la série tv True Blood, miam !), un beau mariage, il y a tous les éléments réunis pour une belle réception dans un superbe château, une nuit magnifique, et elle a reçue une belle promotion dans l'agence de publicité dans laquelle elle travaille. Et pourtant... dans cette partie, on sent, tout au long de la réception, comme une certaine lourdeur, un certain malaise. Mais enfin, dans cette partie, on apprend à connaître un peu les personnages secondaires : la mère un peu amère, aigrie, qui a eu un mariage raté ; Jack, le patron de Justine, assez calculateur ; le père, un peu du genre coureur, foufou, plaisantin, il m'a un peu fait penser à Monsieur D, un de mes professeurs de la fac, un peu par l'apparence mais aussi pour sa manie de plaisanter, faire le farceur ; Claire, la soeur aînée qui semble être sévère, à cheval sur les règles mais qui tient vraiment à sa soeur ; John, le mari de Claire, le scientifique passionné qui a peu de patience avec la famille de Claire...



Dans la première partie, Claire semble être quelqu'un de plus fort tandis que Justine était la soeur fragile, mais plus on avance dans la seconde partie, plus on a l'impression que finalement, c'est l'inverse ; comme une alternance. Claire est déchirée entre son envie de voir guérir sa soeur et sa peur de voir Melancholia ravager la Terre, ça lui donne pas mal de crises d'angoisse, devant souvent prendre des calmants tandis que Justine reste sereine face à cette atmosphère de fin du monde. D'ailleurs, Claire doit bien être la seule à vraiment bien paniquer devant cette fin de la Terre, elle est très bouleversante, et c'est très compréhensible, car son mari est optimiste et sûr que rien ne leur arrivera, et si Justine et le fils de Claire sont conscient que ça va arriver, ils restent très passifs. Il y a un sacré changement entre les deux soeurs, il y a eu alternance des caractères entre les deux parties : dans la seconde partie, c'est Claire qui ressent le malaise, qui perd pied tandis que Justine est apaisée.


Claire est bien la seule à paniquer, pleurer, angoisser, montrer tout son désarroi, bref, qui est la plus réaliste car, en pleine fin du monde, ce serait pandémonium ! le chaos, la panique totale ! Et, dans ce film qui nous montre la collision inévitable entre la Terre et une autre planète, il n'y a que Claire et sa famille qui sont présents. Claire, son mari, son fils, et sa soeur. Personne d'autre. On est loin de la foule paniquée, des médias publiant mille et uns messages de catastrophe dans les journaux, la politique et la religion ne s'en mêlent pas. La famille est retirée en pleine campagne. Ici, point de chutes de météorites, de feu tombant du ciel, de météo inquiétante juste... des animaux qui, ressentant la fin, paniquent, un peu de neige qui tombe et Melancholia se rapprochant dangereusement. Même la collision se fait sans... feu, c'est comme si Melancholia absorbait la Terre. C'est... agréable, différent. On voit qu'on est vraiment loin des traditionnels films sur la fin du monde/l'apocalypse que peuvent produire les productions américaines !



Je ne sais vraiment que penser exactement de ce film. C'est sans doute l'un des films les plus étranges que j'aie jamais vu, original dans sa conception de la fin du monde, comment elle est abordée. Il n'y a aucune action, le film se déroule de manière lente mais le film joue de cela, c'était fait exprès ; ce n'est certainement pas un coup de coeur mais pas une déception non plus. C'est un film magnifique dans l'ensemble, lourd, assez mélancolique, donc fidèle à son titre. Nous avons une fin et une scène d'intro magnifiques, à couper le souffle ! On est loin des films hollywoodiens sur la fin du monde et c'est un changement agréable ! Une fin sublime, pas violente, qui nous rappelle les scènes de l'introduction. Le film est étrange, angoissant, mais je ne vais pas le nier : c'est beau, c'est intriguant, ce film nous donne des réponses sur les personnages comme il élève des questions (Justine et son étrange maladie, Justine et ce qui semble être, en fin de compte, un mariage arrangé mais pourquoi ? comment ?). Avec une belle soundtrack qui prend aux tripes ! Dans une atmosphère en huis-clos : tout le monde semble ignorant de la situation, au début, la famille est coupée du monde, dans leur beau château (magnifique château ! Il s'agit du château de Tjolöholm, qui se trouve en Suède), isolé en pleine nature.



Sans tomber dans le pathos, ça reste assez bouleversant, choquant ; sans avoir eu de réaction particulière, j'ai quand même été scotchée au film, j'ai ressenti le malaise, comme un sentiment dérangeant tout au long du film tandis que Melancholia s'approche, que les personnages soient eux-même atteints de mélancolie. Les images sont splendides ; comme les personnages, on est hypnotisé par Melancholia, on la contemple avec prudence, émerveillement et angoisse. Ce n'est pas un film qui peut plaire à tout le monde tant c'est particulier. C'est lent, c'est étrange mais original, c'est beau, c'est déroutant, ce film donne (au niveau des personnages) des réponses autant qu'il donne des questions sans réponse. D'autant plus, il ne faut vraiment pas être déprimé pour voir ce film, mieux vaut être en forme sinon on en ressort déprimé ou endormi ! Ca a failli m'arriver, mais tout ce que j'ai eu, c'était la migraine ! Mais finalement, j'ai suffisamment accroché pour terminer ce film, le continuer car j'avais envie de découvrir la suite et fin. Bref, ce film n'est pas un coup de coeur, mais je n'ai pas été déçue. C'est un film étrange et beau à la fois, j'aurais du mal à l'oublier ! Vraiment prenant ! Néanmoins, comme dit précédemment, ce n'est pas un film qui peut plaire à tous...




Justine (Kirsten Dunst) et Claire (Charlotte Gainsbourg) dans le jardin de cette dernière.

Extrait/Citation :


CLAIRE : J'ai peur de cette stupide planète.
JOHN : "Cette stupide planète". Cette magnifique planète, tu veux dire. Au début, elle était noire. Maintenant, elle est bleue. Elle masque Antarès et se cache derrière le soleil. Chérie, ce sera l'expérience la plus étonnante de notre vie ! Elle sera là dans cinq jours et ne nous heurtera pas. Elle n'a pas heurté Mercure, comme prévu. Ni Vénus, comme prévu aussi. Et elle ne heurtera pas la Terre, on le sait. Regarde-moi : fais confiance aux scientifiques.
CLAIRE : Ils disent qu'elle nous heurtera.
JOHN : Non, c'est faux, pas les vrais scientifiques ! Les prophètes de malheurs, pour attirer l'attention ! Les vrais scientifiques sont unanimes. Melancholia passera tout près de nous. Ce sera un spectacle superbe. Je voudrais qu'on le regarde ensemble, au télescope... s'il-te-plaît...
CLAIRE : ... Non, je ne préfère pas
.

lundi 14 mai 2012

Black Swan.


Black Swan,
de Darren Aronofski.
1h43min.
Sorti en 2010 (US) / 2011 (Fr)


Avec : Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Winona Ryder, Benjamin Millepied...






/ ! \ Attention, billet rempli de spoilers, dont certains non-cachés, ne lisez pas ce billet si vous voulez découvrir le film, vous risqueriez de tomber sur des spoilers ;) / ! \







Synopsis :

Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...




Mon avis :



Ce film faisait parti de ma wish-list depuis bien des mois, mais j'hésitais toujours à me l'acheter en DVD, j'avais peur que finalement ça ne me plairait pas assez, malgré tous les bons échos (quand on entend autant d'avis plus qu'élogieux sur un film, on s'attend à un chef d'oeuvre, on a des attentes et au final, on ressort souvent déçu), et je n'avais pas envie de claquer une vingtaine d'euros pour un film que je n'étais pas sûre d'adorer. Mais j'ai eu ma chance lorsqu'une chaîne câblée le diffusait, j'ai sauté sur l'occasion pour enfin le visionner. Alors, verdict ?


D'abord, concernant ce film, je n'ai pas trouvé un seul résumé qui soit pareil, ainsi ai-je pris celui de
SerieBox qui, pourtant, ne reflète pas tout le film. Je vais donc en faire mon propre résumé. C'est l'histoire de Nina Sayers, une jeune danseuse timide, discrète mais douée, qui consacre une grande partie de sa vie à la danse. Son désir le plus cher serait de décrocher un rôle important dans un spectacle de danse, ainsi elle met tout son coeur, toute son âme, toute sa volonté et son acharnement à s'entraîner pour obtenir le beau rôle dans le nouveau spectacle de Thomas Leroy qui a décidé d'adapter le très célèbre ballet russe de Tchaïkovski, Le lac des cygnes. Si Thomas pense que Nina pourrait jouer le rôle du cygne blanc : Odette à la perfection, elle n'a, en revanche, aucune assurance ni aucune sensualité pour incarner sa jumelle maléfique, Odile, le cygne noir. Or, lorsqu'on joue le cygne blanc, on doit aussi jouer le cygne noir. Voulant persuader Thomas qu'elle peut incarner les deux, d'avoir cette dualité pour jouer Odile et Odette, Nina se jette corps et âme dans la danse, voulant à tout prix atteindre la perfection. Mais entre Thomas qui lui met la pression, une mère abusive et la possibilité d'une rivale, la soif de perfection de Nina pourrait bien avoir raison d'elle...


Après toutes ces éloges sur le film, je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel, j'avais des attentes, et si ce film n'était pas le coup de coeur auquel je m'attendais, je ne dirais pas avoir été déçue, ce film a été comme une mini-claque, ce n'est pas un film qui s'oublie facilement. Pourtant, je ne suis ni familière ni intéressée par le domaine de la danse et des ballets, mais j'ai beaucoup aimé ce film. Toutes ces scènes de danse (que ce soit le spectacle ou les répétitions), sont magnifiques, remarquables, réalistes. Le choc des images, du son, de la musique, l'accélérations des plans, des mouvements... à couper le souffle ! Une très belle reprise, aussi, du spectacle du Lac des cygnes qui est une très belle histoire dramatique. L'histoire est basée sur une légende allemande, je crois. Le Lac des Cygnes, c'est l'histoire d'un prince qui, pendant la chasse, croise des magnifiques cygnes blancs qui se transforment, la nuit, en jeunes filles. Ces jeunes demoiselles sont victimes d'un sortilège d'un sorcier qui les fait se transformer en cygnes le jour pour ne redevenir femmes que la nuit. L'une de ces jeunes filles, Odette, retient l'attention du prince qui en tombe amoureux ; celle-ci lui confie que le sortilège peut être brisé par une déclaration d'amour éternel d'un jeune homme. Justement, un bal se prépare durant lequel le Prince est supposé choisir une prétendante, il pourrait donc choisir Odette et lui proclamer son amour. Le soir même du bal, le prince danse avec son aimée et lui déclare son amour éternel. Mais le sorcier lui avait tendu un piège : étant au courant du projet du prince, il décide d'y envoyer sa fille, Odile, déguisée en Odette, pour tromper le couple. Odette, en cygne, a assisté à la scène et s'est enfuie, malheureuse. Le prince la poursuit, voulant rattraper son erreur et lui réaffirme son amour ; selon les versions, Odette meurt dans ses bras et le prince la rejoint dans la mort, dans l'autre, le prince parvient à tuer le sorcier, brisant ainsi le sortilège, et épouse Odette.


Une très belle histoire pour un ballet qui se veut exceptionnel. Mais l'univers de la danse, s'il fait parfois rêver, est aussi un univers souvent impitoyable. Si la danse est tout l'univers de Nina, elle n'en sortira pas indemne. C'est une nature fragile, timide, qui vit chez une mère surprotectrice qui vit à travers sa fille qui réussit là où la mère a échoué, et qui est poussée à bout par Thomas, son chorégraphe qui la pousse à être une Odile parfaite : si elle peut incarner sans grande difficulté le cygne blanc, la douce et fragile Odette, sa nature timide l'empêche d'incarner Odile, la femme fatale, la séductrice. Et sa volonté de vouloir incarner les deux, sa soif de perfection lui causeront bien des torts [ automutilation, lente descente aux enfers, pour enfin s'abandonner dans les tréfonds de la folie : souvent victime de visions, d'hallucinations qui causeront sa perte puisqu'elle en meurt à la fin ]. En même temps, ces torts sont aussi des références, je pense, au spectacle du lac des cygnes. Nina étant le cygne blanc et Lily, sa rivale, le cygne noir. Nina est douce, fragile et Lily est une séductrice, et Nina, pour conserver son rôle, tentera de faire ressorti son côté le plus sombre pour incarner le cygne noir. Elle devra lâcher prise dans sa danse, changer son comportement... dans un sens, Nina est aussi sa propre ennemie puisqu'elle parviendra à jouer le cygne noir, mais cela ne sera pas sans conséquences. Elle va passer entre des phases effrayantes : entre la folie et le génie, sur la scène comme dans la vie. Elle s'oubliera complètement pour devenir une grande danseuse. A vouloir être une grande danseuse, Nina a été plongée dans ce monde froid, dur et impitoyable entre tensions, attentes, travail intense et rivalités.


L'intrigue était bien ficelée, je me suis souvent demandée si certaines scènes étaient réelles ou si c'étaient des hallucinations. C'était angoissant, prenant, avec de la tension et du suspense ! Nous avons aussi de bons acteurs, j'aime beaucoup Natalie Portman en tant qu'actrice mais ici, elle a été à couper le souffle, même si je sais qu'elle n'a pas tournée toutes les scènes de danse (chapeau, pour ses doublures ! tant au niveau de la ressemblance avec l'actrice qu'avec les scènes de danse !), Vincent Cassel a été très bien aussi, il a bien joué son personnage. La musique joue un rôle très important, la soundtrack et la musique reprise du ballet russe dont je retiendrais surtout la musique du final et A Black Swan (for Nina), c'est toute la force du film ! J'ai beaucoup aimé aussi les nombreuses références au Lac des Cygnes dans la vie personnelle de Nina, et au cygne en général [ Nina qui se transforme pratiquement en cygne, dans ses hallucinations ; Nina séduite par le cygne noir, Lily ] Bref, sans être un coup de coeur, j'ai passé un excellent moment avec ce film bien sombre, prenant, intense, particulier. Tout simplement magnifique et bien interprété !





 Nina (Natalie Portman) dans son interprétation d'Odile, le cygne noir.



Extrait/Citation :


"Perfection isn't just about control ; it's also about letting go."
- Thomas Leroy (Vincent Cassel) à Nina Sayers (Natalie Portman).

vendredi 29 juillet 2011

Sex and the city / Desperate Housewives.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/SexAndTheCity.jpgSérie number thirteen : Sex and the city.

Sex and the City, c'est ce que je suivais le vendredi soir sur M6 avant de m'acheter les coffrets des six saisons. Ce n'est certes pas du grand art quand je revisionne, mais ça reste l'une des séries que je prends plaisir à revisionner les soirs quand je m'ennuie, c'est très divertissant. C'est un excellent passe-temps, pas de prise de tête, juste du plaisir à l'écran même si maintenant que j'y repense, 30 minutes par épisode ce n'est pas assez. Il faut dire que les séries que je suis depuis un-deux ans durent 40 minutes minimum, 90 minutes maximum pour un épisode alors, sûr que pour moi, 30 minutes c'pas grand chose, mais je ne chipoterai pas là-dessus.

 
Sex and the city est une chronique tenue par la journaliste Carrie Bradshaw dans le New York Time. Elle y tient des chroniques sur le sexe et sur les relations amoureuses, s'inspirant de sa propre expérience mais aussi celles de ses trois meilleures amies vivant elles-aussi à New York : la business woman nymphomane Samantha Jones, femme d'âge mûr vouant une passion au sexe et aux hommes beaux et sexy ; la galleriste d'art fleur bleu pour qui amour rime avec toujours, Charlotte York, jeune romantique rêvant aux mariages parfaits avec enfants et animaux de compagnie ; et enfin l'avocate terre à terre, pessimiste au sujet de la gente masculine, Miranda Hobbes. Ces quatre amies sont belles, brillantes, indépendante et ont tout ce qu'elles veulent, sauf le partenaire idéal, s'il existe. Cupidon semble avoir baissé les bras pour la ville de Manhattan où, dans toute cette jungle new yorkaise, l'amour semble avoir laissé place aux parties de jambes en l'air. Il suffit de voir Miranda pour qui chaque homme est un microbe, un cas désespéré et que l'homme parfait n'existe pas ; et Samantha qui ne voit chez les hommes qu'un moyen de satisfaire ses désirs sexuels. A l'inverse de Charlotte qui recherche son prince charmant, quant à Carrie, elle se contente de relations amoureuses et sexuelles avant de rechercher, plus tard dans la série, au fur et à mesure qu'elle revoit ses priorités en avançant dans sa trentaine, un homme avec qui vivre sa vie.

C'est une série tirée des chroniques de Candace Bushnell, chroniques réunies en un recueil qui a repris le même nom que la série et que j'ai déjà lu, et je dois avouer que ma préférence va à la série, la série ne faisant que reprendre quelques anecdotes et chroniques du roman. Mais cette série est un vrai rafraichissement, n'empêche, qu'est-ce qu'elle devait choquer à l'époque ! Je crois même que ça devait être une des premières séries du genre, à parler du sexe sans tabous. On a des personnages hauts en couleur, avec parfois des tenues assez... euh... trop, quoi, mais c'était les années 1990 ! Mais je pense que certaines choses dans la série auraient pû être plus approfondies et certaines relations amoureuses finissent de façon idiote et puérille, heureusement que les héroïnes gagnent en profondeur et maturité par la suite, à un point où Samantha sera horrifiée de constater qu'elle aussi peut tomber amoureuse, où Miranda ravalera certaines de ses convictions sur les hommes, où Charlotte s'aperçevra que les mariages ne sont pas toujours joyeux et parfaits, et même Carrie qui finira par rechercher quelqu'un avec qui passer sa vie au lieu de toujours sortir et baiser pour le fun.

Le temps de six saisons, nous assistons donc à leurs aventures contemporaines, entre états d'âmes et frasques sexuelles. Dans l'ère de l'innocence perdue, Carrie jette un regard drôle et lucide sur la société new yorkaise, tout en conservant son attachement profond pour la ville, entre elle et New York, c'est une grande histoire d'amour après tout. Et puis, il faut dire que les personnages sont attachants (les hétéros comme les homos, rien qu'Anthony le styliste ou Stanford) et que certaines répliques sont justes géniales, quoi ('Tu es fiançée avec lui et tu n'as pas encore couché avec ? Chérie, quand on achète une voiture, il faut l'essayer avant !' réplique d'ailleurs reprise dans Desperate Housewives, saison trois ;)) même si la fin de la série respire un peu trop le heureux-pour-toujours-et-tout-le-monde-est-casé et que ça manque de matûrité et de profondeur au début, mais ça reste une série excellente que je ne me lasse pas de revoir.

----------------------------------------------------------------------------------
http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdeseriestv/DesperateHousewives.jpgSérie number twelve : Desperate Housewives.

Franchement, je ne pouvais pas y échapper ! Il y a deux-trois ans, j'aurais sans doute plaçé cette série en première position, mais j'ai eu entre deux un énorme coup de coeur pour d'autres séries télévisées que vous retrouverez plus tard dans un autre article. Mon intérêt et mon attachement pour mes nouvelles séries fétiches ont quelque peu dépassé celui pour Desperate Housewives, mais qu'importe ! J'adore cette série ! Beaucoup ont succombé au charme de la série d'ailleurs, donc je ne fais pas dans l'original. Cette série n'a d'ailleurs rien d'original, elle reprend les recettes d'autres séries dont je ne me rappelle plus le nom à part Sex and the city.
 
 
J'ai commençé à regarder cette série l'année de sa parution en France en 2006, sur la chaîne M6, et j'ai accroché depuis la première saison. Wisteria Lane, banlieuse chic, belle, avec de jolies maison, un quartier calme et paisibles, les gentils voisins, l'herbe toujours verte... presque le Paradis ! Sauf qu'à chaque saison, nous avons forçément un voisin avec un lourd secret qui finira par être révélé peu à peu, surtout à cause de quelques voisines très curieuses : la maladroite mais adorable Susan Mayer, divorçée et maman d'une jeune adolescente sage et studieuse ; Lynette Scavo, ancienne employée modèle d'une grande entreprise qui a choisi de démissionner pour être maman au foyer de... trois petits monstres dont un bébé ; Bree Van de Kampt, la perfectionniste douée en cuisine et pour les tâches ménagères ; Gabrielle Solis, ancien mannequin venue s'installer à Wisteria Lane après son mariage ; Edie Britt, la blonde pulpeuse, croqueuse d'hommes, garce à ses heures perdues. Donc oui, tout est beau, tout est gentil à Wisteria Lane, la ville parfaite avec ses habitants parfaits avec des secrets et/ou une vie privée pas si parfaits que ça.

Des problèmes communs (problèmes de couples/avec les enfants/au boulot/la famille) aux secrets les plus lourds. Des cadavres cachés, un secret honteux ou j'en passe des meilleures. A chaque série, un secret d'un voisin, si possible un mort par-ci par-là d'un personnage plus ou moins important, les personnages principaux qui ont chacun un problème car si tout était rose bonbon, la série serait moins intéressante, le tout dans une banlieue chic. Même recette mais ça fonctionne, je ne m'en lasse pas encore. Chaque personnage est attachant à sa manière, parfois on ne trouve le dénouement de l'histoire qu'à la toute fin, parfois on devine avant mais c'est toujours intéressant avec une panoplie de personnages tout aussi intéressants. Pour ma part, je préfère Lynette Scavo, pauvre maman desespérée mais drôle, cynique et sournoise à ses heures perdues, mais toujours amicale, agréable et sympathique et que pour être maman de trois garçons turbulents et d'un bébé avec un mari toujours au boulot sans tomber dans la déprime totale, il faut être sacrément tenace. Pour les couples, je me penche vers qui-se-ressemble-s'assemble avec Bree et Orson et aussi les-contraires-s'attirent avec la maladroite Susan et le beau plombier Mike Delfino...

Bref, cette série c'est du bonheur, c'est sympathique, drôle ou triste (depuis la saison trois-quatre, c'est obligé : il y a un épisode spécial catastrophe, mais même avant on avait le droit avec des moments tristounets, ne serait-ce qu'avec la mort de certains personnages, la musique aidant beaucoup), j'espère que les producteurs continueront à nous enchanter et à nous surprendre, tant qu'à faire ! Car si la célèbre série peut perdre de sa superbe parfois, que la recette est toujours la même, ça fonctionne et c'est très sympathique !

samedi 19 février 2011

La Rafle.

http://seance-cinema.cowblog.fr/images/affichesdefilms/LaRafle.jpg La Rafle,
film de Roselyne Bosch.
115 minutes.
Sorti en 2010.



Avec : Jean Reno, Mélanie Laurent, Gad Elmaleh, Hugo Leverdez...











 
Synopsis :



1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine? Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui), leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule ?

Du Vélodrome d'Hiver, où 13 000 juifs raflés sont entassés, au camp de Beaune la Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, « La Rafle » suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés. Toutes les personnes du film ont existé. Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942
.


Mon avis :

Je voulais voir ce film l'an dernier, mais étant la seule à aimer l'Histoire et à m'intéresser aux tristement célèbres deux guerres mondiales, je n'ai eu personne avec qui voir ce film et je n'étais pas tentée de le voir seule, mais ce film étant passé hier soir, j'ai sauté sur l'occasion. Ce film reprend l'épisode de la rafle du Vel d'Hiv ou Velodrome d'Hiver qui s'est produit en Juillet 1942 et qui, pour nous, se résumait à quelques lignes dans le cahier d'Histoire au collège (ou lycée selon les cas). Avant de voir ce film, je ne savais que peu de choses sur cet épisode, il faut dire que si je m'intéresse beaucoup à la seconde guerre mondiale, lire ou voir des témoignages sur les rafles, les camps de concentrations et les horreurs infligées aux Juifs me rebute car ça me rend malade à chaque fois, même si d'un côté, c'est important de savoir, de se rappeller...

Si ce film était moins 'pire' que ce que j'imaginais, moins pire par rapport à certains films sur le sujet que j'avais déjà vu, c'était quand même bouleversant. Les acteurs se sont bien imprégnés dans leur rôle. Emouvant, tendre et terrible, c'est une bonne reproduction de ce drame humain et historique. Bon, j'avoue que dans ce genre de contexte, je m'attendais à plus d'émotion et de drames que ça, pas que je voulais qu'il y ait toutes les cinq minutes un drame si atroce qu'il fallait en sortir les mouchoirs, mais disons que c'était moins terrible et moins émouvant que je ne croyais. Je m'attendais à être bien plus émue que ça, c'est sûr que si ce film est bon avec une bonne brochette d'acteurs, ce n'est pas aussi triste et prenant que Le Pianiste, Le vieux fusil (je ne m'en remettrais jamais pour ce film-là) ou encore La liste de Schindler. Mais n'allez pas croire que j'ai detesté, j'ai versé ma petite larme à un moment donné, je ne suis pas insensible. Ce film, après tout, retrace bien le drame du Vel d'Hiv, nous suivons un certains nombres de personnages - juifs ou non-juifs - comme les jeunes enfants, l'infirmière que joue Mélanie Laurent, le médecin que joue Jean Reno, ou encore le père de famille juif joué par Gad Elmaleh, nous avons de bons acteurs qui entrent très bien dans leur rôle.

Mais plus que ces personnages, nous avons des figures historiques, et je crois que ma petite soeur m'a regardé bizarrement lorsque j'ai grogné à la vue d'un Adolf Hitler dans son nid d'allemands, entouré de ses proches et d'officiers nazis, ou encore le maréchal Pétain et ses conseillers comme Pierre Laval. Avec eux, nous coutoyons un autre aspect du film : froid, calculateur, l'indifférence, la cruauté ou la lâcheté auprès des collaborateurs. Donc, sans trop de pathos, le film retrace ces faits historiques, afin de ne pas oublier le Vel d'Hiv, ce qui s'est passé, les conséquences, et le reste de cette page honteuse de notre Histoire. Donc, peut-être pas si émouvant que ça, mais ça reste émouvant et triste, il y a des scènes difficiles à voir (j'ai eu la gorge nouée lorsque, à la fin, des notes en fond noir nous expliquent que parmi les victimes, aucun enfant n'est revenu et qu'il y a eu peu de survivants chez les adultes), et la scène de fin où l'on recherche les survivants est émouvante sans exagération. Je me suis attachée à cette panoplie de personnages : les infirmières, les médecins, les enfants et familles juifs, en particuliers les enfants si adorables et attachants ; je me suis revoltée face aux collaborateurs, la scène de la rafle, les conditions des Juifs.

Donc, je dirais pour conclure que c'est un bon film dans l'ensemble, moins émouvant que ce que je m'attendais au départ, mais ça se regarde avec attention, les personnages sont convaincants, et ça retrace bien ce fait historique. Ne serait-ce que pour le devoir de mémoire, il faut visionner ce film, car c'est une page certes honteuse de notre Histoire mais qu'il ne faut pas oublier. J'ai l'impression d'être dure ou insensible mais peut-être est-ce parce que j'ai vu pire comme films dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale, je préfère me justifier car en me relisant, j'ai l'impression d'être une fille sans coeur tout ça parce que j'ai été moins émue que d'autres, mais j'ai été émue, j'ai pleuré, j'au ressenti de la colère envers les responsables de cette rafle, je me suis attachée aux personnage, c'était un bon film, vraiment, et je le conseille à tous, plus particulièrement aux passionnés d'Histoire car je sais qu'il y en a
:)


http://seance-cinema.cowblog.fr/images/photosdefilms/Rafle.jpg
Trois des enfants dans un camps de transit.